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Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe : bilan positif
Journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe : bilan positif
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24 juin 2013
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Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe : bilan positif

Journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe : bilan positif

L’Agence de la Biomédecine organise chaque année la Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe ; et de reconnaissance aux donneurs. A cette occasion, elle a invité, le 22 juin dernier, les Français à se mobiliser massivement en faisant connaître à leurs proches, leur position sur le don d’organes afin qu’ils puissent en faire part aux équipes médicales en cas de décès.

Le don d’organes est un geste de solidarité qui sauve des vies chaque année. Pour la première fois en 2012, le seuil des 5000 greffes a pu être franchi avec 5023 greffes d’organes réalisées. Malgré cette mobilisation croissante, la France connaît toujours une situation de pénurie : 10 623 personnes restaient inscrites sur la liste nationale d’attente de greffes, auxquelles se sont ajoutées 7034 personnes inscrites au cours de l’année 2012. La mobilisation de tous reste donc indispensable.

La greffe d’organes est un acte médical de la dernière chance. Elle est envisagée quand l’état du malade se dégrade et que seul le remplacement du ou des organes défaillants peut permettre son amélioration. Dans plus de 90% des cas, le greffon provient d’un donneur décédé. Un seul donneur permet souvent de greffer plusieurs malades.

Nombre de maladies graves peuvent conduire à une greffe : insuffisance rénale terminale, malformation ou maladie cardiaque, maladie du foie, mucoviscidose, certains cancers… Du nouveau-né à la personne de plus de 70 ans, tous les âges sont concernés. La technique de greffe est de mieux en mieux maîtrisée, ses résultats ne cessent de s’améliorer.

Dans notre pays, le don d’organes est sous le régime du consentement présumé et si les Français, en grande majorité, se déclarent favorable au don d’organes, ils sont bien moins nombreux à faire connaître leur position à leurs proches. Chacun de nous est un donneur potentiel. Néanmoins, lorsque l’on refuse de donner ses organes, la loi permet de s’inscrire sur le registre national des refus, par contre il n’existe pas de liste pour signifier que l’on y est favorable. Le problème se pose donc lorsque le sujet n’a jamais été abordé par la personne défunte avec sa famille. Lorsque le prélèvement d’organe est envisagé, le désarroi conduit généralement les proches à refuser le don. On comprend ainsi l’importance de faire part à sa famille de sa position vis-à-vis du don d’organes, car ce sont eux qui portent à la connaissance des équipes médicales la décision du défunt.

« Vous avez fait votre choix. Dites-le simplement à vos proches. Maintenant » : n’oublions pas que cette journée nationale est aussi l’occasion de se souvenir que le don est possible grâce à la générosité des donneurs et de leurs proches.

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