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Rosacée, quels déclencheurs ?
Rosacée, quels déclencheurs ?
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24 octobre 2012
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Jean-Yves Dionne, 44 articles (Expert-conseil)

Jean-Yves Dionne

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Rosacée, quels déclencheurs ?

Rosacée, quels déclencheurs ?

La rosacée, aussi appelée couperose ou télangiectasie, est une maladie de la peau qui se caractérise par des rougeurs et de l’inflammation au visage, sur le nez, les joues, le front et le menton. Parfois, la rosacée s’étend aux yeux et entraîne des blépharites (inflammation des paupières). Le terme acné rosacée est souvent utilisé, mais n’est pas correct puisque la rosacée ne cause pas les mêmes lésions que l’acné. Son mécanisme est tout autre.

La rosacée se développe habituellement chez des personnes au teint pâle et vivant dans des climats froids aux variations de températures considérables. Deux phénomènes physiologiques sont impliqués : une anomalie vasculaire (fragilité et dilatation des capillaires, par exemple) et une inflammation des tissus cutanés probablement secondaire à une sensibilité aux facteurs externes (variation de température, ultraviolet). 

Ces phénomènes affectent l’immunité de la peau et conduisent à des modifications de la flore cutanée. Il s’ensuit une dilatation des vaisseaux superficiels de la peau qu’on nomme couperose ou télangiectasie. Dans certains cas, particulièrement chez l’homme, la rosacée se développe en rhinophyma : un gros nez bulbeux et rouge et dont la peau est plus épaisse, d’apparence cireuse, et comporte de nombreuses glandes sébacées dilatées. Nommé à tort « nez de l’ivrogne » ou « brandy nose », le rhinophyma peut très bien apparaître chez des individus n’ayant jamais consommé d’alcool.(1,2)
 

Aggravants et déclencheurs

Aliments

Même si on n’a pas encore trouvé de cause directe à la rosacée, on sait que plusieurs aliments entraînent une aggravation des symptômes. Ces aliments varient d’une personne à l’autre, mais en voici les plus fréquents :(3)
  • Les boissons/aliments très chauds (°C)
  • Les aliments épicés
  • Les aliments gras
  • L’alcool
  • Le café
  • Le thé noir
  • Le chocolat
  • Le vinaigre
  • Les épices fortes, assaisonnements, sauces et marinades pimentées (chaudes)
  • Les piments forts – tous types (même le poivre noir peut avoir un effet)
  • Les tomates
  • Les agrumes
  • Les bananes
  • Les prunes rouges
  • Les raisins secs
  • Les figues
  • Les fromages forts ou vieillis
  • Les sucres
  • Les aliments raffinés (pain blanc, pâtes blanches)
  • Le foie
  • La sauce de soja
  • Les extraits de levure
  • L’aubergine
  • L’avocat
  • Les épinards
  • Les fèves de Lima, haricots blancs, pois
  • Le yogourt
  • La crème
  • La vanille
  • Le homard
  • Les crevettes
  • Les édulcorants artificiels
  • Les agents de conservation
  • Les colorants alimentaires
  • Le glutamate monosodique (MSG, E621).
  • L’aspartame et autres édulcorants artificiels

 

Produits naturels ?

Quelques cas d’aggravations de la rosacée ont été rapportés suite à la consommation de vitamines B6 et B12 à haute dose.(4-6) Aucune hypothèse n’a cependant été avancée pour expliquer le lien entre des mégadoses de vitamines B et la rosacée. Par contre, si vous souffrez de rosacée et prenez des suppléments de vitamines B, il peut être intéressant de faire un essai (cesser les suppléments de vitamines B) pour vérifier cette éventualité.
De même, on rapporte un cas d’une personne ayant subit une aggravation suite à l’usage d’un supplément de cannelle.(7)
Autres aggravants
 
Toutes les situations qui entraînent une augmentation de la chaleur cutanée (activité physique intense, température élevée) et causent ainsi une vasodilatation et des rougeurs, peuvent aggraver la rosacée et exacerber les symptômes. Plusieurs cosmétiques peuvent également irriter la peau déjà fragile : des solvants (acétone, alcool), des agents de pénétration (propylène glycol), des kératolytiques/antirides (acides alpha-hydroxy), des surfactants (laurylsulfate de sodium), des biocides (libérateurs de formaldéhyde, acide sorbique), des écrans solaires (acide paraaminobenzoïque, cinnamates, benzophénones), des produits aromatisants (menthol, alcool benzylique, camphre), etc.(8)
 
Dans le prochain billet, il sera question des facteurs (intestinaux, microbiens et immunitaires) qui, selon les études, contribuent au développement de la rosacée.
Jean-Yves Dionne, Pharmacien, expert conseil en produits de santé naturels www.jydionne.com Franchement Santé

SOURCES

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