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Rapport choc sur la pollution en Chine
Rapport choc sur la pollution en Chine
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23 septembre 2015
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Timothée, 1 article (Rédacteur)

Timothée

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Rapport choc sur la pollution en Chine

Rapport choc sur la pollution en Chine

Un rapport publié par un groupe de chercheurs de l’université de Berkeley aux USA alarme sur les conséquences meurtrières de la pollution de l’air en Chine. L’étude conclut en effet que le niveau de mortalité attribué aux particules connues sous le nom de PM2.5s est de 1,6 million par an, soit 4000 morts en moyenne par jour, ou encore près de 1 décès sur 5 en Chine.


Richard Muller, le directeur scientifique du groupe Berkeley Earth, et le co-auteur Robert Rohde, ont analysé des données horaires pendant 4 mois en provenance de 1500 stations en Chine. Ils ont ensuite utilisé un modèle de l’Organisation Mondiale de la Santé pour calculer les conséquences sanitaires des taux de pollution relevés.

« La dernière fois que j’étais à Pékin, chaque heure passée réduisait mon espérance de vie de 20 minutes » explique Muller,« c’est comme si chaque homme, femme et enfant fumait 1,5 cigarette par heure. » Les conséquences directes sont des niveaux anormalement élevés de crises cardiaques, cancers du poumon, asthme, etc.

En outre, le rapport relève que le gros de la pollution - qui est particulièrement visible dans les grandes agglomérations comme celle de Pékin – provient de centrales thermiques à charbon situées dans des zones industrielles à plus de 300 km de distance. Il n’est donc pas suffisant de prendre des mesures pour réduire la pollution due à la circulation urbaine, voire même de fermer les centrales à proximité des villes, c’est tout le modèle d’approvisionnement en énergie de la Chine que le gouvernement doit changer en profondeur si il veut parvenir à réduire significativement la pollution (et par là-même participer à la lutte contre le réchauffement climatique).

Même si le pays a commencé à réduire un peu sa dépendance aux centrales thermiques ces dernières années, le charbon compte toujours pour 64% de son mix énergétique. Pour se défaire de cette dépendance, la puissance économique émergente prévoit un effort ambitieux dans les énergies renouvelables et l’énergie nucléaire. L’objectif affiché par l’administration est une part de 20% du mix énergétique pour les énergies renouvelables et nucléaire d’ici à 2030, ce qui reste peu en comparaison avec la France où la production d’EDF est à plus de 95% décarbonnée, mais représente un doublement de la part actuelle des énergies décarbonnées en Chine.

 

Est-ce un effort suffisant pour limiter l’exposition aux particules toxiques et remédier à l’urgence sanitaire ? Surement pas, et le rapport du groupe de Berkeley peut en ce sens permettre de tirer le signal d’alarme, d’autant plus que les dirigeants chinois ne veulent pas que leur pays devienne un symbole de la pollution. 


 

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