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Quelques idées reçues sur la vaccination H1N1
Quelques idées reçues sur la vaccination H1N1
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26 novembre 2009 | 1 commentaires
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Yannick Comenge, 3 articles (Rédacteur)

Yannick Comenge

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Quelques idées reçues sur la vaccination H1N1

Quelques idées reçues sur la vaccination H1N1

Il faut souvent essayer de prendre de la hauteur par rapport à une vie médiatique qui zappe beaucoup d’information parfois importante pour comprendre le monde. La grippe A vient de montrer combien l’expertise en France pouvait être fragile et au-delà de cela, il faut décortiquer les données récentes concernant la vaccination de masse préconisée par le gouvernement français et abandonnée par d’autres. L’actualité dans le domaine est riche et malheureusement des allergies lourdes viennent dêtre répertoriées au Canada.

Dans le cortège d’informations qui viennent de Roselyne Bachelot et des experts qui l’entourent, certaines données sont « oubliées ». Il faut savoir parfois revenir à la source et remettre à plat tout le discours très abondant qu’on nous donne à penser.

Ainsi, entre le 17 et le 24 novembre, l’Action Sanofi-Aventis est monté d’environ 50 euros à 56 euros… sous l’impulsion de journaux télévisés prônant la peur, la rendant omniprésente. D’abord la « mutation norvégienne » est venue s’inviter dans nos repas quotidiens, les morts de quelques agonisants ont été compilées très vite dans les semaines jouxtant la campagne de vaccination. Dans cette ambiance fébrile pourtant d’autres informations sont passées inaperçues. Ainsi, 30 millions de grippés aux USA pour moins de 4000 morts, la plupart ont trépassé d’aggravation de leur état plutôt que d’avoir été fauchés par la terrible grippette. En France, on ne compte que les chiffres qui sont intéressants. On parlera d’une hausse de 50% de décès… on passait ainsi de 12 à 18 morts… chiffres émouvant sachant qu’un gamin meurt de paludisme toutes les quinze ou vingt secondes. Exit bien évidemment l’information d’une professionnelle de santé qui a perdu son enfant dans les 48heures suivant la vaccination. C’est effectivement une « simple fausse note » et on écoutera les propos du Directeur Général de l’Afssaps qui pour tout réconfort pour cette femme donnera une statistique de 3000 fausses couches par an… Mais on sait que l’Afssaps (agence de santé française) n’est jamais responsable au niveau civil et pénal de ses décisions. C’est plutôt l’EMEA ((agence de santé européenne) qui au loin, au sein de l’Europe aura un jour peut-être des responsabilités vis-à-vis des patients dont la vie aura été troublée par un adjuvant ou une réaction induite par le vaccin (Maladie auto-immune, myalgies, maladies chroniques…). Par contre, les experts vont s’émouvoir de 90 rougeurs liées à l’injection avec le nouveau concept de transparence qui a été inventé récemment.

Dans cet inventaire à la Prévert des tribulations pandémiques, il faut noter que Bachelot annonçait la « grande réussite » de sa campagne de vaccination. Une fois de plus sa communication est assez peu innovante. Ainsi, on a peu parlé du fiasco de son lancement vaccinal à l’APHP, elle enrageait de n’avoir aucun volontaire pour une vaccination contre la grippette. Moins de 20 volontaires sur 2500 personnes sur le seul site de lancement de la campagne d’injection.

Par la suite on a voulu montrer un scénario préparé. Des gymnases vides avec des chaines d’infirmiers totalement esseulés. Puis avec la peur instillée partout, on a vu quelques égarés venir se faire vacciner. Là, quelques journalistes ont cru bon de prendre des clichés alarmistes. Des vidéos sur des champs courts pour donner l’impression d’un nombre effarant de volontaires. Mais quand on reprend les chiffres, le problème est là… 70000 vaccinés officiels… peu de chose par rapport au 6.000.000 de français attendus. Certes on peut considérer l’efficacité d’une campagne de presse lourde avec France-Télévision qui a signé un partenariat avec Brice Hortefeux et Roselyne Bachelot pour participer et conforter les décisions du gouvernement concernant la grippe A. En coulisse, les équipes de journalistes avouent ne pas avoir l’intention d’aller offrir quelques instants à la piqure dont on parle tant. Idem pour des chercheurs. La palme sera réservée à un chef d’unité de l’Institut Pasteur qui début novembre en présence d’une équipe de journaliste disait qu’on en faisait trop et qu’il se faisait seulement vacciner pour la grippe saisonnière comme chaque année…

Mais, Roselyne Bachelot vient de lancer l’invective. Elle dit dans le Journal du Dimanche que la vaccination démarre largement et surtout qu’elle a mis en pièce les opposants et catastrophistes. J’avoue que cela parait très peu construit. Hormis quelques gens qui croient en un « génocide mondial » organisé et qui sont ultra-minoritaires, il faut rappeler que le corps médical dans son ensemble et pas seulement les infirmiers comme on le laisse croire a refusé les modalités de vaccination. 50% dans les sondages n’en veulent pas. C’est plutôt une victoire de la santé publique qui remet en question l’expertise et surtout les compromissions complexes des professeurs et scientifiques qui sont rétribués toujours indirectement par des postes supplémentaires dans leur laboratoire, par des distinctions honorifiques et des médailles qui ouvrent des portes. Oui ce milieu a ses codes et se fait fléchir par des arguments moins financiers que glorieux. Je ne parlerai pas de l’ordre des Médecins qui aboyait férocement contre la position des professionnels. En effet, il fut décrédibilisé par le seul fait qu’il était dirigé par un ancien conseiller municipal de Neuilly… rien de tel pour une garantie d’objectivité.

Donc comme Roselyne Bachelot veut « tailler en pièce » les sceptiques, les opposants, les esprits critiques, je crois qu’il faut seulement attendre et faire le bilan de cette vaccination. Rappelons que la Pologne a refusé de se lancer là-dedans, voyant que l’Ukraine n’avait eu que 200 morts sur toute sa population. D’autres pays ont vu qu’il suffisait de réduire les contacts sociaux pour éviter la grippette. Le bon sens est peut-être plus économique, Roselyne Bachelot a préféré la voie d’une campagne démesurée et qui sera inutile dans le cas d’une mutation très large du virus.  La ministre expose des gens bien portants à des réactions indésirables et mêmes lourdes. Elle veut sauver des mourants et des agonisants avec une ardoise de 1.5 milliards d’euros qui seront injectés dans la poche de l’industrie pharmaceutique et d’actionnaires profitant de l’aubaine. Mais, juste pour revenir vers la réalité, au Canada, il vient d’être fait état de problèmes graves et sérieux d’allergie au vaccin fait par GSK (Glaxo).

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g2qCtS...

http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archives/2009/11/2...

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Mots-clés :
Vaccination Grippe A
Commentaires
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par SPREZZA (IP:xxx.xx3.67.23) le 4 décembre 2009 a 17H36
SPREZZA (Visiteur)

Un peu facile de faire du catastrophisme. Est-ce que le fait que des millions d’enfants meurent de faim dans le monde vous fait changer vos habitudes alimentaires ?

La procédure de mise au point du vaccin a été accélérée par le caractère de rapidité de propagation du virus. Il s’agit d’une pandémie. Il eu été inutile que ce vaccin nous parvienne après l’épidémie sur notre territoire.

Le problème des adjuvants est le seul qui puisse,à mon sens, faire débat.

Il faut laisser chacun libre de son choix. D’ailleurs, la vaccination n’est pas obligatoire.

Ce qui me préoccupe le plus est le pouvoir des médias. C’est à ce niveau que nous pouvons être manipulés.

La vaccination a certes un coût, mais il faudra tenir compte, à l’heure des bilans, des économies de santé réalisées (honoraires de consultations, médicaments, journées d’arrêt de travail économisées …)

Vaste sujet de réflexion !