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Quelqu’un que vous aimez souffre de troubles « Borderline » : Vers qui se tourner ?
Quelqu'un que vous aimez souffre de troubles « Borderline » : Vers qui se tourner ?
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15 février 2011 | 5 commentaires
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Tichote, 28 articles (Rédacteur)

Tichote

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Quelqu’un que vous aimez souffre de troubles « Borderline » : Vers qui se tourner ?

Quelqu'un que vous aimez souffre de troubles « Borderline » : Vers qui se tourner ?

Le syndrome borderline est un trouble de la personnalité caractérisé par une instabilité émotionnelle prononcée. Cette définition est volontairement approximative tant le développement des troubles peut être différent pour chaque sujet. Cette affection peut couvrir de multiples facettes qui se développeront plus ou moins.

Témoignage d’un borderline : « Pour ma part, j’ai le sentiment d’être un élastique. Je tends vers la lumière, je me charge en tension, je me projette et je rencontre soit un mur, soit le vide.... »

image

J’ai longuement parlé, sur CareVox entre autre, des critères permettant le diagnostic d’un borderline. Le discours officiel nous vient de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

 Le sujet doit présenter au moins trois des points suivants :

  • Tendance nette à agir de façon imprévue, sans se soucier des conséquences
  • Tendance aux conflits ou aux accès de violence, associés à une incapacité de contrôler ces comportements explosifs, en particulier lorsque les actes impulsifs sont critiqués ou empêchés
  • Humeurs inconstantes et imprévisibles
  • Perturbation de l’image de soi, des objectifs ainsi que des préférences personnelles (y compris les préférences sexuelles)
  • Tendance à s’engager dans des relations intenses mais souvent instables, généralement suivies de crises émotionnelles ; efforts exagérés pour éviter d’être quitté ; menaces de suicide répétées ou automutilation
  • Sentiment persistant de vide

L’état d’avancement des recherches sur les causes de cette maladie permet de parler d’interaction entre plusieurs facteurs.

A l'image de ses symptômes, les causes du trouble borderline sont multiples. Si des causes biologiques, chimiques (dérèglement de la production de sérotonine) et des prédispositions génétiques sont manifestes, la maladie se déclare d'avantage chez des personnes ayant subies des abus, des carences affectives ou des séparations difficiles dans leur enfance.

Pour faire comprendre cette thèse, je dirais ce que l’on entend parfois ; on peut avoir des prédispositions au développement d’un cancer et ne jamais le déclarer car l’interaction avec d’autres causalités ne se réalise pas.

Le pourcentage de facteurs innés, appelé aussi « niveau d'hérédité » à la base du trouble de la personnalité limite, serait de 68% et est à peu près semblable à celui du trouble bipolaire. Ce qu'on croit être héréditaire n'est pas le trouble comme tel, mais les prédispositions biogénétiques, c'est-à-dire le tempérament. En d'autres mots, le trouble de la personnalité limite ne se développe que chez les enfants nés avec un ou plus des trois tempéraments indiqués : le dérèglement de l'affect, l'impulsivité et l'attachement perturbé.

Le syndrome borderline se développerait essentiellement chez des personnes ayant subi des mauvais traitements, de la négligence affective ou des séparations difficiles dans l'enfance.

Admettre sa maladie c’est déjà avancer vers l’acceptation d’une thérapie.

Comment venir en aide à des personnes qui ne sont pas conscientes du fait qu'elles sont malades ? C’est pourquoi il faut informer sans affoler !

Cette maladie n’est pas une fatalité, cette maladie n’est pas incurable même s’il faut admettre une prise en charge longue, difficile, qui aura ses hauts et ses bas comme pour tout traitement de longue haleine.

En parcourant le web, j’ai trouvé cette association l’AForPEL. J’ai eu le sentiment d’avoir enfin trouvé une aide adaptée à cette étrange maladie aux multiples facettes.

Quelqu’un que vous aimez souffre de troubles « Borderline » : Vers qui se tourner ?

http://www.aforpel.org/

Message important :

« En 2011, nous ouvrirons l’Aforpel à nos patients et à leurs proches. Pour ce faire, nous allons organiser dès le mois de janvier sur Paris, des rencontres qui leur permettront de mieux appréhender le trouble borderline et les symptômes qui l’accompagnent. Nous allons également mettre en place sur Paris une « hotline » borderline. Il ne s’agit pas d’un service de thérapie à distance mais plutôt s’un accueil téléphonique destiné à orienter vers un thérapeute agréé, les patients qui nous appellent pour une prise en charge. »

Un annuaire des thérapeutes apparait sur ce lien : http://www.aforpel.org/therap.html

Des actions directes tant auprès des malades que des proches sont proposées sous la forme suivante :

Ateliers thérapeutiques pour les patients

Les personnes qui souffrent du trouble de la personnalité Borderline éprouvent souvent un sentiment d’isolement, d’incommunicabilité, de solitude au sein de leur environnement familial ou professionnel. Cette situation très difficile à supporter peut entraîner des comportements parfois dramatiques.
En leur permettant de confronter ou de partager des ressentis, des expériences et des vécus différents ou identiques avec d’autres personnes souffrant du même trouble, les participants redécouvrent au travers de ces ateliers le moyen de rétablir, de développer ou de renforcer leurs besoin de communiquer.

Groupe de parole pour les proches

Confrontés au quotidien au comportement d’un enfant, d’un conjoint, d’un parent ou d’un collaborateur Borderline, les proches éprouvent souvent un dramatique sentiment d’impuissance.

Le simple fait de pouvoir partager avec d’autres proches “leur envie de tout laisser tomber” permet de faire baisser l’angoisse. Les réponses, les explications fournies par les psychothérapeutes spécialisés qui animent ces ateliers permettent de rationaliser les situations vécues aussi inattendues qu’incompréhensibles. Les proches apprennent ainsi à adopter les attitudes, les mots adaptés, découvrent les gestes et les actes, qui contribueront à rétablir un climat harmonique avec l’autre.

J’ai lu attentivement les Psychoscopies proposées.

Ces cas concrets présentés ici montrent la difficulté des thérapeutes face à despersonnalités complexes et difficiles à cerner.

Ils ont à être très créatifs pour trouver la position juste, la parole juste et l’acte juste envers ses êtres hypersensibles, vulnérables, impulsifs et donc toujours inattendus. La moindre erreur et tout est à refaire.

« Trop chaleureux peut s’avérer, avec certains, une erreur. Trop froid s’avère avec tous une erreur. Trop souple peut s’avérer une erreur, trop rigide avec tous les Borderline est aussi une erreur. Idem si nous sommes trop présent ou trop lointain. »

« La psychothérapie des personnalités borderline est donc un art subtil et délicat qui demande beaucoup de tact et d’intelligence. J’adapte mon travail en fonction de la personne et de son mode de fonctionnement car tous les borderline de ne ressemblent pas. »

J’ai remarqué aussi l’importance de l’enfance du patient et comment la découverte d’éléments de souffrance introvertis devient lorsque cette souffrance est évoquée, verbalisée un passage important vers la connaissance et même la reconnaissance de soi.


Pour l’instant, les actions de l’AForPEL ; formations, groupes de paroles sont proposées essentiellement sur Paris. Or il serait tellement souhaitable que cette initiative soit reprise par les adhérents AForPel de province pour qu’elle puisse toucher le plus grand nombre de patients et de familles en détresse.

A vous de juger votre implication dans cet incroyable challenge qui pourrait changer la vie d’un grand nombre de personnes en souffrance !

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Commentaires
3 votes
par alberto (IP:xxx.xx0.58.143) le 15 février 2011 a 16H00
alberto (Visiteur)

Bonjour,

J’ai été bien intéressé par votre article.

Mais pouvez vous, SVP, m’indiquer ce qui permet de séparer clairement "borderline" et hyperactivité ? Merci

Bien à vous.

0 vote
par sevoirautrement (IP:xxx.xx6.89.125) le 16 février 2011 a 08H11
sevoirautrement (Visiteur)

Bonjour, quelqu’un qui présente un état borderline a toujours peur d’être abandonné. Un enfant hyperactif n’arrive pas, ou a des difficultés, pour se concentrer et à avoir des idées linéaires, ainsi que des activités qui demandent du temps d’exécution. Souvent, l’état hyperactif disparait de lui-même quand l’enfant grandit, souvent durant l’adolescence. L’enfant hyperactif n’a pas du tout l’impression de souffrir de son état. L’état d’instabilité d’une personne borderline se fait jour quand la personne atteint un age presque adulte, et se poursuit durant toute la vie, si rien n’est mis en place pour soulager cette souffrance émotionnelle. Ce qui peut vous aider à faire la différence, c’est le fait que la personne souffre ou non, et surtout, tout dépend de l’age de la personne. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec un professionnel de la psychothérapie si vous vous inquiétez pour un proche, ou vous même.

0 vote
par alberto (IP:xxx.xx0.55.174) le 16 février 2011 a 09H14
alberto (Visiteur)

Bien compris

Merci.

0 vote
par Newlife (IP:xxx.xx2.153.192) le 31 août 2014 a 17H25
Newlife (Visiteur)

J’aimerai signaler une dés-infornation à propos de l’hyperactivité ou TDA. Celle-ci ne disparaît pas après l’adolescence mais se modifie et prend un forme bien plus pernicieuse. J’ai 32 ans et diagnostiqué TDA/h de type mixte depuis peu par un spécialiste de ce trouble. Si je n’ai pas été diagnostiqué plus tôt c’est justement à cause que l’on pensait uniquement hyperactivit=enfant qui ne tient pas en place, c’est totalement faux autant pour la sur ou sous-activité que pour l’âge. Ceci est relativement nouveau des années se sont écoulé depuis cet article.

Ce diagnostic change ma vie, je prends enfin le contrôle et induit de réels changements positif et avec la psychothérapie je fait d’immense pas en avant, autre fausse idfee reçue, le diagnostic TDA ou TDA/H n’oblige en AUCUN cas la prise de médicaments type "Ritalin". Cependant je pense que seul un spécialiste du trouble du déficit de l’attention est à même de posé le diagnostic.

Personnellement je trouve aussi la définition borderline assez vaste, je pense que bcp peuvent se retrouver la dedans notamment les hyperactifs (terme trop réducteur à mon goût, je préfère largement trouble déficit de l’attention avec ou sans huperactivité).

Après je suis loin d’avoir la connaissance nécessaire pour parler, je ne peux que conseiller de prendre un avis de professionnel

3 votes
(IP:xxx.xx6.34.98) le 16 février 2011 a 11H13
 (Visiteur)

Ces troubles "borderline" ne trouvent-ils pas origine tout simplement dans des dissociations structurelles de la personnalité ?

Je trouve que le terme de "trouble borderline" est bien trop vague. La dissociation permet justement d’unifier le concept tout en expliquant la pluralité des problèmes rencontres et la spécificité des symptômes de telle ou telle personne.

La dissociation se traite très bien en thérapie de façon personnalisée.

J’ai l’impression que cet article est surtout une publicité pour une association, et que la définition vague du concept permet a chacun de se sentir concerné.

Je trouve que cet article pourrait sans problème relever de la charlatanerie pour ne pas dire du sectarisme. Méfiance au sujet de cette association, donc...