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Quand les égouts permettent de cartographier la consommation de drogues
Quand les égouts permettent de cartographier la consommation de drogues
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24 septembre 2013
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La rédaction CareVox, 541 articles (Comité de rédaction)

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Quand les égouts permettent de cartographier la consommation de drogues

Quand les égouts permettent de cartographier la consommation de drogues

Une équipe de chercheurs du CNRS a réalisé une étude, avec analyses à l’appui, sur la présence de traces de drogues dans les eaux usées de 25 villes de France. Résultat : Si Montpellier remporte la palme pour la consommation d’ecstasy, Lille est championne incontestée pour la consommation de cocaïne et de cannabis… à l’échelle du continent tout entier. Martine Aubry, maire de Lille, s’est dite « scandalisée ».

Des scientifiques de l’Université de Paris Sud, en publiant ce mois-ci les conclusions d’une étude basées sur les prélèvements de drogues réalisés dans les collecteurs d’eaux usées, viennent de rendre officielle une géographie française des drogues. Yves Levi, un des auteurs des travaux, a d’emblée précisé que la tâche n’était pas si difficile que ça : « La drogue se dégrade dans le corps mais ne disparaît pas totalement quand elle est évacuée ». Les résultats, rapportés pour une moyenne de consommation de 1000 habitants, ont de quoi inquiéter.
 
Lille a non seulement le record de France mais également d’Europe pour la consommation de cocaïne : La consommation moyenne pour ce produit s’y élève à 1409 mg par jour et pour 1000 habitants ! Même constat pour la consommation de cannabis : Lille se hisse au premier rang de France et d’Europe pour la fumette de joints. Dans cette ville nordiste, et comme l’a attesté une autre étude réalisée en 2012, on y consomme d’ailleurs cinq fois plus de cannabis qu’à Amsterdam (l'étude démontre également que la consommation moyenne de cannabis en France dépasse celle des Pays-Bas, où les lois à ce sujet sont paradoxalement plus tolérantes).

Dans le sud de l’hexagone, les villes d’Avignon, de Perpignan et de Montpellier enregistrent une consommation importante de cocaïne, mais ce sont les "drogues récréatives" qui y tiennent le haut du pavé. Montpellier se distingue ainsi avec une consommation d’ecstasy cinq fois supérieure à la moyenne française. Enfin, les traces d’opiacés, comme l’héroïne, sont particulièrement élevées dans le Nord-Est en comparaison avec le reste du territoire. La consommation de MDMA et d’amphétamines est quant à elle importante dans le Sud.

La rédaction CareVox
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