Accueil du site
> Santé & Maladies > Les Actus
Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Quand les chômeurs font des infarctus
Quand les chômeurs font des infarctus
catégorie
note des lecteurs
date et réactions
21 novembre 2012
Auteur de l'article
Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
476
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

Quand les chômeurs font des infarctus

Quand les chômeurs font des infarctus

Selon une étude menée par la Duke University, à Durham aux Etats-Unis, perdre son emploi entre 50 et 60 ans accroît le risque de faire un infarctus dans les mêmes proportions que le tabac ou le diabète. L’étude, publiée le 19 novembre dernier dans la revue Archives of International Medecine, met en lumière l’existence d’une relation dose-effet entre le nombre de pertes d’emploi dans une carrière et les infarctus.

En ces temps d’envolée du chômage, l’étude est cruellement d’actualité. Des chercheurs rattachés à la Duke University, à Durham aux Etats-Unis, sont arrivés à la conclusion qu’une perte d’emploi survenue au delà de l’âge de 50 ans augmente les risques d’infarctus. Les travaux, publiés dans la revue Archives of International Medecine, ont été effectués de 1992 à 2010 sur 13 000 personnes âgées de 51 à 73 ans. Et les observations sont édifiantes : Le risque d’infarctus s’est accru de 25% dans la première année qui suit une perte d’emploi involontaire. Et le risque grimpe à mesure que les licenciements se succèdent. Pour les experts, c’est le stress qui expliquerait ce phénomène. Pas très étonnant étant donné que le stress augmente les risques cardiaques, et que le stress au travail entraînerait 3 500 infarctus chaque année dans l’hexagone.

Concrètement, il y a eu 1000 cas d’infarctus chez les 13 000 personnes étudiées. Des critères multiples ont été pris en compte : tabac, obésité, manque d’activité physique, hypertension, diabète… et le chômage, au même titre, fut un facteur aggravant incontestable. Mais des zones d’ombre subsistent. Comme l’indique le Docteur Linda George de la Duke University, « Se retrouver au chômage peut être très stressant. Mais personne n’a encore pu déterminer avec précision comment le stress qui en découle accroît le risque cardiovasculaire. C’est un domaine de recherche qu’il faut dès à présent explorer ». Une chose est sûre. Comme le précisent les chercheurs, « les chômeurs peuvent limiter les risques d’infarctus en restant actifs physiquement et en s’engageant mentalement. Car c’est la clé pour se maintenir en forme ».

Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
Mots-clés :
Risques Stress Infarctus