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Prévention contre le moustique tigre
Prévention contre le moustique tigre
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26 mai 2014

Prévention contre le moustique tigre

Prévention contre le moustique tigre

Trois grands axes : la détection précoce de la présence de ces moustiques vecteurs, une surveillance des cas humains de maladies qu'ils véhiculent (dengue, chikungunya…) et une sensibilisation des personnes résidant dans les zones où ces moustiques sont présents et actifs. 

En piquant une personne ou un animal infecté, le moustique ingère les parasites, virus ou bactéries contenus dans le sang. Après un délai d’incubation de quelques jours, l’insecte contaminé peut transmettre l’agent pathogène à une personne saine à l’occasion d’une autre piqûre.
Dans un contexte de changement climatique et de mondialisation des échanges, les maladies vectorielles ont tendance à apparaître dans des secteurs géographiques épargnés jusqu’alors, ou, comme le paludisme, à réapparaître dans des secteurs où elles avaient disparu.
Chaque année, des voyageurs infectés revenant de pays où sévissent ces maladies (Océan Indien, Antilles, Guyane et Asie du Sud-est en particulier), « introduisent » ces virus en métropole. En 2012, on a ainsi dénombré en France métropolitaine 48 cas confirmés, tous importés, dont 42 cas de dengue et 6 cas de chikungunya.
 
Les principales maladies vectorielles transmises par les moustiques : 

- Le chikungunya 
- La dengue 
- La fièvre du Nil occidental 
- La fièvre jaune 
- Le paludisme
 

Le moustique, vecteur de maladies

Le moustique Aedes albopictus (« moustique tigre ») peut véhiculer des virus comme celui du chikungunya et de la dengue. Il est notamment présent dans les départements français de l’Océan indien où il a provoqué une très importante épidémie de chikungunya en 2006. Sa première installation en métropole a été constatée en 2004 à Menton. Cinq départements de la région PACA ont été classés en vigilance rouge pour ce qui concerne la prolifération du moustique tigre, désormais présents dans 18 départements du sud de la France, selon le site spécialisé vigilance-moustiques.com.

Très agressifs, ces moustiques piquent surtout dans la journée, avec un pic le matin tôt et au crépuscule. Le moustique tigre est noir et blanc (pas de jaune), les pattes sont noires et blanches, les ailes ne sont pas tachetées de points sombres. Le « moustique tigre » est petit, il mesure moins de 1 cm.
 
Si vous pensez avoir observé un moustique tigre dans votre commune, vous pouvez le signaler sur le portail dédié et contribuer ainsi à la surveillance de son implantation : http://www.signalement-moustique.fr/
 
Dans les départements d’Outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane), le vecteur à l’origine des principales épidémies de dengue et de fièvre jaune est le moustique Aedes aegypti.
Certaines espèces de moustiques autochtones peuvent également être vectrices du virus West Nile (plusieurs cas d’infections humaine et équine ont été signalés en Camargue et dans le Var en 2003-2004), ou de parasites responsables du paludisme.
L’Anophèle était le vecteur du paludisme en France Métropolitaine et en Corse. A ce jour il n’y a plus de transmission locale du paludisme en France, excepté à Mayotte et en Guyane.
 

La chaîne de contamination

 
Une personne infectée dans une zone où la maladie est présente (endémique) se fait piquer à son retour par un moustique vecteur, alors qu’elle se trouve dans la phase de la maladie au cours de laquelle le virus est présent dans son sang (phase virémique, jusqu’à 7 jours après le début des signes).
 
Le moustique infecté peut, quelques jours après, piquer d’autres personnes qui seront à leur tour infectées par ce virus, entraînant l’apparition des premiers cas autochtones pouvant être à l’origine d’une épidémie.
 
Si vous ressentez les symptômes suivants sur place ou au retour de voyage : fièvre brutale, douleurs musculaires ou articulaires, maux de tête, consultez rapidement un médecin en mentionnant votre séjour aux Antilles. Poursuivez les mesures de protection pour éviter de vous faire piquer, et ainsi empêcher la transmission de la maladie à votre entourage.
 
La lutte contre les moustiques potentiellement vecteurs de ces maladies et leurs larves constitue l’un des principaux moyens d’éviter la transmission des virus.
Dans les départements colonisés par le moustique vecteur, un arrêté préfectoral définit chaque année les zones de lutte contre les moustiques, et les actions à mener. En dehors des opérations de démoustication réalisées autour des habitations des malades et autour des établissements de santé et, il n’y a pas d’action systématique de désinsectisation hors contexte épidémique.
 

Agir à son niveau pour prévenir la transmission des virus

 
Les autorités publiques ne peuvent, en effet, lutter seules : la mobilisation des populations est essentielle. Chacun, en modifiant son comportement et en adoptant des gestes simples et peu contraignants, peut participer à la lutte contre la prolifération des moustiques et aider à prévenir l’introduction de la dengue ou du chikungunya en métropole.
 
En particulier, il est très important de supprimer les eaux stagnantes qui permettent la reproduction du moustique, à l’intérieur et surtout autour de son domicile : enlever les soucoupes des pots de fleurs ou les remplir de sable, changer l’eau des vases plusieurs fois par semaine, vérifier le bon écoulement des gouttières, mettre à l’abri de la pluie ou supprimer les pneus usagés et tout autre objet pouvant se remplir d’eau, etc. Ces gestes sont indispensables pour limiter la prolifération des moustiques, sources de nuisances et de maladies.
 
Afin d’éviter les piqûres, il existe également des moyens de protection individuels, comme porter des vêtements longs et amples, utiliser des répulsifs, installer des moustiquaires de berceau,… Aucune mesure n’est efficace à 100% ; c’est la somme de mesures individuelles et collectives qui permet diminuer la transmission.
 
Les particuliers peuvent également signaler l’implantation d’un moustique vecteur autour de leur domicile dans un secteur géographique jusqu’à présent indemne.
 
Si vous pensez avoir observé un moustique tigre dans votre commune, vous pouvez le signaler sur le portail dédié et contribuer ainsi à la surveillance de son implantation : http://www.signalement-moustique.fr/
 

Si vous identifiez ou capturez un moustique tigre

 
Le moustique tigre est noir et blanc (pas de jaune), les pattes sont noires et blanches, les ailes ne sont pas tachetées de points sombres. Le « moustique tigre » est petit, il mesure moins de 1 cm.
 
Si vous avez bien capturé puis identifié un moustique tigre en bon état et souhaitez en informer les autorités sanitaires pour aider à identifier de nouvelles zones d’implantation du moustique tigre, une procédure d’identification et de signalement a été mise en place. Seul un spécialiste peut confirmer l’identification d’un spécimen.
 
Deux options possibles : 
- photographier le moustique tigre et transmettre la photo par courriel à l’organisme public de démoustication chargé de la surveillance entomologique dans votre région. 
- ou placer le moustique mort dans une petite boîte ou dans une petite enveloppe en veillant à ce qu’il ne soit pas trop écrasé en l’enveloppant par exemple dans du coton ou dans un mouchoir en papier et l’envoyer sous enveloppe timbrée à l’adresse de l’organisme public de démoustication chargé de la surveillance entomologique dans votre région
 
- EID Méditerranée : alboeid@eid-med.org 
- EID Atlantique : contact@eidatlantique.eu 
- EID RHONE-ALPES : contact@eid-rhonealpes.com
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