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Première mondiale : induction de puberté chez une jeune patiente drépanocytaire
Première mondiale : induction de puberté chez une jeune patiente drépanocytaire
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17 février 2012
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Première mondiale : induction de puberté chez une jeune patiente drépanocytaire

Première mondiale : induction de puberté chez une jeune patiente drépanocytaire

Des cliniciens de l’AP-HP, de l’UPMC, du centre hospitalier intercommunal de Créteil et du CHU de Limoges ont réalisé une première mondiale qui a permis à une jeune patiente drépanocytaire d’avoir une puberté sans traitement hormonal alors qu’elle avait subi un traitement toxique pour ses ovaires.

Le Pr Catherine Poirot et le Dr Marie Prades de l’unité de Biologie de la Reproduction du Groupe Hospitalier Universitaire La Pitié Salpêtrière - Charles Foix (AP-HP), plus important centre français de préservation de la fertilité féminine, en lien avec les Drs Françoise Bernaudin et Fabi Abirached du Centre Hospitalier intercommunal de Créteil et du Dr Pascal Piver du CHU de Limoges, ont proposé à une patiente drépanocytaire âgée de 13 ans, une autogreffe de cortex ovarien, qui avait bénéficié d’une cryoconservation d’ovaire avant traitement stérilisant.

Depuis une quinzaine d’années, il est proposé aux patientes devant subir des traitements très toxiques pour leurs ovaires de préserver leur fertilité en conservant par congélation leur cortex ovarien (périphérie de l’ovaire). Les patientes pubères et pré-pubères, devant subir de tels traitements, sont atteintes de nombreuses pathologies, en général cancéreuses mais aussi de pathologies non cancéreuses comme, par exemple, la drépanocytose. Ces traitements ont pour conséquence une insuffisance ovarienne définitive ou du moins très prolongée ne permettant pas dans la plupart des cas la puberté spontanée et également responsable d’infertilité à l’âge adulte.

L’intervention chirurgicale réalisée par le Dr Piver et le Dr Abirached a consisté à placer sous la peau de petits fragments de cortex ovarien par un patch d’anesthésiant local.

Grâce à cette autogreffe et au bout de quelques mois, la patiente a vu apparaître les signes classiques de la puberté sans l’aide d’un traitement hormonal.

Comme nous l’indique le Pr Catherine Poirot, « ce résultat est porteur d’espoir car ce cas prouve, pour la première fois, qu’un tissu ovarien prélevé avant la puberté, alors qu’il est immature, est fonctionnel après autogreffe. En conséquence, nous avons toutes les raisons de penser que les prélèvements d’ovaire effectués pour les petites filles avant traitement gonadotoxique pourront leur restaurer, à l’age adulte, une fertilité ».

Clémence Rémy
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Mots-clés :
Hôpital Ovaire Puberté