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Pourquoi une journée mondiale Alzheimer le 21 septembre
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21 septembre 2011
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Le Webzine de l'AP-HP, 323 articles (AP-HP)

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Pourquoi une journée mondiale Alzheimer le 21 septembre

Pourquoi une journée mondiale Alzheimer le 21 septembre

Le point sur le sujet avec le Dr Olivier DRUNAT, chef du service de gériatrie à orientation psychiatrique de l’hôpital Bretonneau (Hôpitaux Universitaires Paris Nord Val de Seine - AP-HP).

La maladie démentielle intéresse directement près de 25 millions de personnes dans le monde avec un nouveau cas toutes les sept secondes. En France, les estimations annoncent près d’un million de malades Alzheimer et environ 150 000 nouveaux cas chaque année. Près d’un français sur deux serait touché directement ou par le biais de sa famille.

Seulement un malade sur deux est diagnostiqué. Les troubles sont banalisés. L’incidence augmentant avec l’âge, la perte de mémoire est trop souvent assimilée à un processus de vieillissement. Un patient sur dix bénéficie d’un traitement spécifique.

C’est une maladie grave. L’évolution est lentement progressive. A partir des premiers symptômes, la durée moyenne de survie est de neuf années. Le risque de décès est doublé à cinq ans.

Si la progression clinique de la maladie est bien connue, l’origine de la pathologie demeure inconnue. Des recherches fondamentales sont nécessaires pour s’attaquer à la racine du mal et espérer une véritable prévention voire une guérison. Le défi thérapeutique est colossal en terme d’investissement mais aussi pour assurer une large accessibilité aux traitements.

Sans traitement médicamenteux curatif, la place est donnée aux interventions psycho-sociales. Ce domaine devient un vaste champ de recherche méthodologique croisant les approches médicales, psychologiques, sociales, architecturales et même managériales.

La majorité des patients Alzheimer vivent à domicile. Leurs proches sont mis à rude contribution. C’est en moyenne soixante heures d’aides par semaine et un coût annuel estimé à 20 000 euros.

Les plans Alzheimer français ont permis la constitution de réseau de consultations spécialisées, d’hôpitaux de jour, d’unités Cognitivo-Comportementales (UCC en soins de suites et réadaptation) et d’Unité d’Hébergement Renforcé (UHR dans les soins de longue durée). Dans le domaine médico-social, ce fut le développement des Accueils de Jour, de Services de Soins à Domicile Spécialisés, de l’Accueil temporaire ou encore des Pôles d’Activités et de Soins Adaptés. A l’interface du social et du médical, la création des Maisons pour l’Autonomie et l’Intégration des Malades Alzheimer (MAIA) offre l’opportunité d’une coordination et d’un guichet unique.

Enfin, la journée mondiale de mobilisation autour de la maladie d’Alzheimer est l’occasion de réfléchir collectivement à la place du handicap. Il est très important de considérer ces personnes malades comme des personnes à part entière. Elles sont et seront toujours capables de quelque chose, et doivent rester des citoyens. Sans cesse, elles nous rappellent notre patrimoine commun d’humanité.

Dr Olivier Drunat
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événement Alzheimer