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Pourquoi tant de diabétiques au chômage ?
Pourquoi tant de diabétiques au chômage ?
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14 novembre 2012 | 2 commentaires
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Pourquoi tant de diabétiques au chômage ?

Pourquoi tant de diabétiques au chômage ?

La Journée mondiale du diabète se déroule en ce 14 novembre. Elle a pour objectif de mieux faire connaître cette maladie auprès du grand public. Et pour cause : 347 millions de personnes seraient touchées par le diabète dans le monde. En France, où le nombre de diabétiques est monté à 2,9 millions en 2010, les syndicats et les associations mettent en lumière les difficultés éprouvées par ces malades à trouver un emploi. Et ce bien que les traitements ne soient pas incompatibles.

Près de trois millions de Français souffrent de diabète. Et la tendance à la hausse est continue. Selon l’Institut de veille sanitaire (Invs), le taux de prévalence du diabète dans l’hexagone était de 2,6%. Il est passé à 3,95% en 2006, puis à 4,4% en 2009. De plus, entre 500 000 et 900 000 Français vivraient sans savoir qu’ils sont atteints par cette maladie. La Journée mondiale du diabète, qui bat le pavé en ce 14 novembre, a donc toute son importance. Il s’agit en premier lieu d’informer sur la nature du diabète, qui occasionne quatre millions de décès par an (principalement dans les pays pauvres). Il s’agit d’une maladie chronique renforçant les risques d’hypertension ou d’AVC. Elle survient lorsque le pancréas ne produit pas assez d’insuline (et nous parlons dans ce cas de diabète de type 1) ou que l’organisme ne met pas correctement à profit l’insuline qu’il produit (et nous avons alors à faire au diabète de type 2).
 
Les victimes n’ont d’autres choix que de suivre un régime alimentaire spécifique voire de pratiquer régulièrement une activité physique. Mais dans le contexte économique actuel, particulièrement morose, il convient de souligner que les diabétiques sont plus frappés que les autres par la pénurie d’emploi... même si les traitements actuels leur permettent de travailler dans des conditions normales. Les chances des intéressés sur le marché du travail sont si faibles (plus de 20% en seraient écartés) que l’Association française des diabétiques s’en est ému. Les motifs invoqués par les employeurs sont principalement les contraintes du traitement, les risques d’hypoglycémie et de malaise des diabétiques.

Mais les associations le rappellent de leur côté : travail et diabète sont compatibles. pourquoi-docteur.nouvelobs.com s’est d’ailleurs étendu sur la question : « L’idéal pour les diabétiques est de pouvoir disposer d’horaires réguliers de travail, en particulier en ce qui concerne les pauses repas, surtout si l’on est soigné avec l’insuline ». Il serait toujours possible d’adapter son traitement à son rythme professionnel. Et le site conseille d’informer au moins un de ses collègues, une personne de confiance, sur sa maladie. « Elle pourra ainsi prendre des initiatives, par exemple en cas d’hypoglycémie sur le lieu de travail. Il est aussi recommandé d’avoir avec soi de l’insuline en quantité suffisante, le matériel d’autosurveillance glycémique, ainsi que des sucres rapides et du glucagon en cas d’hypoglycémie ».

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Mots-clés :
Travail Diabète
Commentaires
1 vote
(IP:xxx.xx6.62.178) le 14 novembre 2012 a 17H10
 (Visiteur)

Bonjour,

Etant diabétique depuis une quinzaine d’années (certes de type I, ce qui n’est pas le sujet de votre article et qui ne l’est d’ailleurs que rarement dans l’actualité) , je suis sidéré d’apprendre que les personnes diabétiques ont plus de mal à trouver du travail ou à le garder.

Il y a des métiers à risque (travaux sous chaleur, travaux dans milieux confinés (en centrale nucléaire notamment)) mais de manière générale la seule contrainte est d’avoir dans son tiroir ou dans sa poche un peu de sucre. Et pour information, il n’y a rien qui oblige un diabétique de le déclarer à son employeur (à part l’honneteté...), seul le médecin du travail doit être au courant.

Je pense que le diabéte de type II est beaucoup moins contraignant que celui de type I, et ce dernier ne m’empêche pas de vivre et travailler comme n’importe qui !

1 vote
(IP:xxx.xx6.62.178) le 14 novembre 2012 a 17H15
 (Visiteur)

" Les victimes n’ont d’autres choix que de suivre un régime alimentaire spécifique voire de pratiquer régulièrement une activité physique. "

Je ne considère pas une personne atteinte de diabète ou autre maladie comme une victime. Et puis, une alimentation équilibré ainsi qu’une activité physique ne font de mal à personne....