Pourquoi devient-on obèse en France ?

La vie nous réserve parfois bien des surprises. En matière de surpoids et d’obésité, les événements sont parfois impliqués. C’est ce que montre un étude publiée ces jours-ci et présentée par le Bulletin épidémiologique hebdomadaire publié par l’Institut de Veille sanitaire.
Cette étude réalisée à partir de la première vague de la cohorte Santé, inégalités et ruptures sociales (SIRS) cherche à estimer l’association entre certains événements de vie, familiaux et biographiques vécus pendant l’enfance, l’adolescence ou à l’âge adulte et l’existence d’un surpoids chez l’adulte.
La cohorte SIRS est constituée de 3000 adultes francophones de l’agglomération parisienne interrogés en face à face à leur domicile. Après redressement et calage sur les données du recensement, cet échantillon devient représentatif de la population de référence. Des modèles de régression logistique avec comme variable d’intérêt le surpoids (Indice de masse corporelle déclaratif =25 kg/m2) ont été estimés indépendamment chez les hommes et chez les femmes.
Le jour de l’enquête, 36,4% des personnes déclaraient un surpoids. Les hommes étaient plus souvent dans cette situation et les femmes étaient plus souvent obèses. Les facteurs associés à un risque plus élevé de surpoids chez les femmes sont : la nationalité africaine ou maghrébine des parents, le fait d’avoir des enfants, le fait d’avoir vécu une enfance malheureuse suivie d’une adolescence heureuse.
Chez les hommes, ces facteurs de risque de surpoids sont : le fait d’avoir des enfants, le fait de vivre ou d’avoir vécu avec un ou une partenaire atteint(e) d’une maladie grave. À l’inverse, sont associés à un moindre risque de surpoids chez les femmes : avoir connu une séparation ou un divorce, avoir vécu une enfance heureuse suivie d’une adolescence malheureuse. Chez les hommes, avoir connu le décès d’un conjoint et avoir eu une grave maladie avant l’âge de 18 ans, sont associés à de moindres risques de surpoids. Ces résultats suggèrent que certains événements biographiques peuvent être associés au profil pondéral et ce, différemment selon le sexe. Il est nécessaire de qualifier le sens chronologique de ces associations et de mieux les prendre en compte dans la prévention du surpoids et de l’obésité à travers des études complémentaires.
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Vous avez oublié de nous dire la religion des Maghrébins ou africains. Ca pourrait être un facteur de risque, non ? comme la maternité ?, comme l’enfance malheureuse ou ... heureuse


