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Polémique autour du gène de la violence
Polémique autour du gène de la violence
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4 novembre 2014
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Camille, 453 articles (Rédacteur)

Camille

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Polémique autour du gène de la violence

Polémique autour du gène de la violence


Des chercheurs suédois affirme avoir découverts des « gènes de la violence », qui pourraient être présents sur les auteurs dans un crime sur dix en Finlande.

Lors de leurs recherches, les chercheurs ont comparé les génomes de près de 800 Finlandais, emprisonnés pour des crimes violents et des délits sans violence, à ceux de la population générale.

Ils ont découvert que deux gènes, MAOA et CDH13 ont un lien étroit avec la violence. En effet, le MAOA commande la production de la monoamine-oxydase, une enzyme intervenant dans l'élimination de neurotransmetteurs comme la dopamine. Or, il a été montré que les personnes ayant des taux élevés de dopamine auraient davantage tendance à avoir des conduites dites « à risque ».

De son côté, le gène CDH13 est impliqué dans des troubles du contrôle de l'impulsivité.

Le champ de recherche des scientifiques a pris également en compte des facteurs sociaux et environnementaux notamment l'addiction à l'alcool, la personnalité antisociale ou la maltraitance dans l'enfance. Cependant ces caractères qui ne modifient pas les résultats de l'étude, donc pour les chercheurs, il existe bien une composante génétique à la violence, indépendante du contexte social.

Néanmoins, pour la communauté scientifique, ces conclusions sont hâtives. D'ailleurs, le professeur de neurosciences à l’Université d’Oxford, Jan Schnupp, rappelle que ces gènes, tout particulièrement le gène Maoa muté, sont extrêmement répandus, ainsi parler de « gènes de la violence » serait « une énorme exagération ».

Une affirmation également soutenue par les auteurs de l'étude qui reconnaissent eux-mêmes que les deux versions des gènes mutés sont « plutôt courantes », puisqu'un individu sur cinq en serait porteur. De ce fait, être porteur de ces gènes mutés n’a pas comme conséquence directe de transformer l’individu en délinquant ou en personne violente. A l'inverse, des individus non porteurs de ces versions des gènes sont présents dans le groupe ultra-violent de l'étude.

Enfin, ce modèle fait seulement apparaître de multiples facteurs génétiques dont chacun a « un petit effet prédisposant ».

SOURCES

  • Pourquoidocteur.fr

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Mots-clés :
Génétique Violence