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Panaris de la pulpe : faisons le point
Panaris de la pulpe : faisons le point
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5 octobre 2011
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thoracotomie, 14 articles (Médecin généraliste)

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Panaris de la pulpe : faisons le point

Panaris de la pulpe : faisons le point

Les panaris sont les infections localisées au niveau des doigts, un peu comme des abcès bien qu’ils ne possèdent pas de coque externe, ce qui explique leur facilité de diffusion à toutes les structures du doigt. Ce sont de véritables cellulites au sens infectieux du terme, rien à voir avec les anomalies esthétiques.

Les panaris font suite généralement à une plaie, parfois minime, un micro-traumatisme qui se répète, et qui laisse une zone propice à l’entrée de microbes. Ce sont généralement des staphylocoques, ou streptocoques (parfois des germes plus rares dans certaines professions à risque). L’infection à Pasteurella fréquente dans les morsures donne une atteinte plus diffuse qu’un panaris bien localisé.

Ce micro-traumatisme peut avoir été mal ou pas désinfecté du tout au moment de sa survenue et oublié par la suite. Il faut néanmoins une piqûre relativement profonde pour aller infecter le doigt la peau et non pas juste sous l’épiderme.
Alors que les panaris près de l’ongle sont très souvent superficiels, ceux qui atteignent la pulpe et les faces des doigts, sont donc sous-cutanés et risquent de s’étendre aux tendons fléchisseurs et extenseurs, à leur gaine synoviale voire aux articulations synoviales interphalangiennes.

L’évolution ultime d’un panaris qui ne serait pas traité, sera donc d’être un phlegmon ou une petite arthite.

Il y a un certain temps de développement, avec une maturation de l’infection dans son évolution naturelle. Aussi au tout début, les signes inflammatoires sont discrets et c’est surtout une douleur ressentie dans le doigt par le patient.
Secondairement, le doigt deviendra chaud, rouge, tuméfié, inutilisable. Le souvenir d’une plaie négligée ou des mains abîmées aiguillent évidemment le diagnostic.

Il n’y a pas besoin d’examen complémentaire pour le diagnostic de panaris.

Le risque est une destruction des structures du doigt, mais une évolution avec une fièvre ou une septicémie.

Le traitement des formes débutantes utilise des bains du doigt avec une solution désinfectante, de façon répétée, des médicaments contre la douleur, et un antibiotique. Il est à noter que cet antibiotique ne réussit généralement pas à lui seul à guérir le panaris, mais qu’il réduit les chances de diffusion aux autres structures du doigt.

Il faut toujours revoir son médecin avant 2 jours pour évaluer l’évolution et très souvent le panaris est mûr pour être opéré.

La chirurgie des panaris est souvent vu comme de la petite chirurgie ce qui n’est pas le cas, et ils devraient tous être opérés dans des conditions strictes : bloc opératoire, anesthésie loco-régionale voire générale et un pansement bien surveillé.
Ceci notamment parce que les traitements trop timides font courir le risque d’une récidive ou d’évolution à bas bruit vers une ostéo-arthrite beaucoup plus complexe à traiter.

Opéré tôt dans de bonnes conditions, un panaris guérit bien et sans séquelles.

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Mots-clés :
Infections Panaris Doigt