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Obésité sévère : 10 ans d’espérance de vie en moins ?
Obésité sévère : 10 ans d'espérance de vie en moins ?
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30 mars 2009
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La rédaction CareVox, 598 articles (Comité de rédaction)

La rédaction CareVox

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Obésité sévère : 10 ans d’espérance de vie en moins ?

Obésité sévère : 10 ans d'espérance de vie en moins ?

Une nouvelle étude qui calcule le nombre d’années d’espérance de vie perdues en raison de l’obésité, révèle qu’un jeune homme souffrant d’obésité sévère avec un IMC (indice de masse corporelle) supérieur à 40 (obésité massive ) et un rapport taille-hanche (RTH) supérieur à 0,74, perd environ 10 ans d’espérance de vie (cette perte peut aller jusqu’à 20 ans) par rapport à un homme dont les mesures sont optimales.(1)

Obésité sévère : 10 ans d'espérance de vie en moins ?Les principales conclusions de l’étude sont les suivantes :
  • L’obésité, dans les cas extrêmes, peut avoir un impact important sur l’espérance de vie, tout particulièrement chez les hommes :

Une femme de 30 ans avec un IMC de 45 ou un RTH supérieur à 0,8, peut perdre jusqu’à 13 ans d’espérance de vie (soit une diminution de 23 % de l’espérance de vie par rapport à une femme dont les mesures sont optimales). Toutefois, un homme peut perdre jusqu’à 20,8 ans d’espérance de vie (soit une diminution de 42 %)².
  • Même les personnes modérément obèses peuvent perdre quelques années de leur vie :

Un homme de 30 ans avec un IMC de 34 peut perdre quatre ans d’espérance de vie. Une femme du même âge avec le même IMC peut subir une perte de deux ans.
  • Les données impliquent qu’il peut être possible d’inverser la tendance :

Les hommes et femmes obèses peuvent augmenter leur espérance de vie en réduisant leur IMC ou leur RTH. Par exemple, un homme de 30 ans pourrait augmenter son espérance de vie de 2,3 ans avec un poids de 97 kg au lieu de 107 kg. Toutefois, cela suppose que les individus recouvrent leur espérance de vie juste en perdant du poids.
  • Le rapport taille-hanche est une méthode plus efficace que l’IMC pour mesurer l’impact de l’obésité sur l’espérance de vie :

En effet l’étude a démontré que le RTH est un meilleur indice du risque de mortalité. Le rapport taille-hanche doit donc être préféré à l’IMC, par exemple lors de la conduite de recherches susceptibles d’influencer les politiques gouvernementales en matière de santé publique.
 
Le schéma 1 illustre la perte d’espérance de vie (en années, YLL) pour les hommes non fumeurs âgés de 30, 50 et 70 ans à différents niveaux d’IMC par rapport au niveau d’IMC optimal. Schéma 1 : Hommes non fumeurs, perte d'espérance de vie (en années) par rapport à un IMC de 24
 
Le schéma 2 illustre le graphique correspondant pour l’index RTH3. Schéma 2 : Hommes non fumeurs, perte d'espérance de vie (en années) par âge par rapport à un RTH de 0,50
 
Selon le Docteur Ben Rickayzen, co-auteur de l’étude et directeur du Département de Sciences Actuarielles et Assurance de Cass Business School :
« Cette étude aborde un sujet important pour la planification des politiques sociales, de santé et d’assurance au Royaume-Uni. Elle conforte également la politique gouvernementale récente, ainsi que les opérations de sensibilisation relatives à la nutrition.
Selon un récent rapport du Ministère de la santé, environ 24 % de la population anglaise souffre d’obésité. Si les tendances actuelles se poursuivent, l’obésité va certainement devenir un facteur de mortalité de plus en plus important. Les progrès médicaux atténueront certainement cette influence, mais cela aura un coût pour la société. L’obésité, qui est un phénomène relativement récent, peut être évitée.
 
Cependant, si elle continue à se développer, il est probable que le traitement des maladies liées à l’obésité entraînera la perte de ressources de santé déjà limitées, en augmentant la propagation de maladies telles que le diabète et les maladies cardiaques.

À ce jour, la majorité des recherches sur les effets de l’obésité sur la mortalité ont été conduites sur des échantillons de la population américaine. Néanmoins, il existe un manque de recherche sur l’obésité avec des données spécifiques au Royaume-Uni. Le but de cet article est de rétablir quelque peu l’équilibre en prenant en compte les effets de l’obésité sur l’espérance de vie au Royaume-Uni. »
 
Remarque : La recherche « A study into the detrimental effects of obesity on life expectancy » (Étude des effets négatifs de l’obésité sur l’espérance de vie), publiée par la Profession Actuarielle et la Cass Business School (Londres) en mars 2009, utilise des calculs actuariels d’indice de masse corporelle (poids en kilogrammes divisé par le carré de la taille en mètres) et des mesures de rapport taille-hanche (RTH) pour mesurer l’impact du surpoids sur la mortalité. Il s’agit de la première étude de ce type à utiliser des données britanniques pour quantifier le nombre d’années d’espérance de vie perdues par un individu souffrant d’obésité.
La rédaction CareVox

POST-SCRIPTUM

  • 1 Les illustrations de ce communiqué de presse sont basées sur des individus non-fumeurs 2 Les chiffres illustrant les cas extrêmes d’obésité doivent être traités avec prudence, car ils sont basés sur un petit échantillon. 3 Les schémas 1 et 2 montrent que les individus possédant un IMC ou un RTH très bas perdent des années d’espérance de vie. Cependant, ce phénomène s’explique par le fait que ces personnes souffrent souvent de maladies mortelles telles que le cancer. Les chercheurs se sont donc focalisés sur les IMC et RTH élevés (côté droit des schémas).

SOURCES

  • Communiqué de presse Agence Noir sur Blanc L’article complet peut être téléchargé sur www.actuaries.org.uk
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