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Numérique : un nouvel espoir dans le dépistage du cancer du sein
Numérique : un nouvel espoir dans le dépistage du cancer du sein
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7 décembre 2009 | 5 commentaires
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Catherine Cerisey , 45 articles (Rédacteur)

Catherine Cerisey

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Numérique : un nouvel espoir dans le dépistage du cancer du sein

Numérique : un nouvel espoir dans le dépistage du cancer du sein

La mammographie numérique a fait son entrée dans les cabinets de radiologie voici quelques temps déjà. On imagine qu’elle est infiniment plus précise que sa grande soeur la mammographie analogique. Pourtant c’est cette dernière qui est utilisé dans le dépistage systématique proposé en France pour les femmes de 50 à 74 ans.

Une étude a été réalisée outre Atlantique sur près de 50 000 femmes toutes asymptomatiques qui ont, chacune, subit une mammographie numérique et une mammographie traditionnelle. Au total 335 cancers ont été diagnostiqués mais après analyse, la précision diagnostique des deux méthodes a été équivalente. Par contre le numérique semble beaucoup plus précis chez les femmes préménopausées et/ou qui présentent des seins hétérogènes et denses.

Enfin les avantages sont aussi d’ordre organisationnels : transmission des résultats, stockage des images et accès aux logiciels d’aide à la détection. Si les mammographies numériques ne remplacent pas les mammographies traditionnelles, c’est bien entendu une histoire de coût puisqu’un appareil numérique coûte de 1,5 à 4 fois plus cher qu’un appareil analogique. Notons que ce prix élevé n’a pas arrêté certains de nos voisins européens comme les Pays-Bas qui ont équipé l’intégralité des cabinets de radiologie du pays.

Mais l’informatique offre de nouvelles perspectives encore plus intéressantes. En effet, à court terme, son utilisation permettrait de centraliser les informations en provenance des différents examens pratiqués (échographie, mammographie et IRM) et aboutir à un diagnostic conjoint. Chaque examen a ses limites : l’IRM, par exemple détecte 20% de tumeurs en plus mais de ce fait, détecte aussi des lésions qui vont s’avérer bénignes, inquiéter inutilement la femme concernée voire procéder à une intervention inutile. A contrario, l’IRM ne détecte pas les microcalcifications parfaitement visibles à la mammographie. L’idéal serait donc d’associer ces trois examens afin d’obtenir le diagnostic le plus affiné possible.

Nouveauté intéressante encore le nouveau scanner à ultrasons qui va bientôt pouvoir remplacer l’echographie en donnant une image en 3D beaucoup plus fiable. Il sera beaucoup moins cher que l’IRM, indolore et complètement inoffensif car il n’émet pas de radiations comme la mammographie.

Alors oui au numérique en attendant la simple prise de sang qui remplacera peut être l’imagerie dans le dépistage du cancer du sein à l’instar du dosage PSA pour le cancer de la prostate.

Catherine Cerisey
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Mots-clés :
Cancer Sein Dépistage
Commentaires
0 vote
par Anne-Marie (IP:xxx.xx2.103.91) le 7 décembre 2009 a 16H26
Anne-Marie (Visiteur)

"Maladies, diagnostics et dollars..." :

http://www.formindep.org/Apparence-...

Encore un dépistage qui se fait sur fond de peur généralisée, pour le plus grand profit de certains.

0 vote
par halman (IP:xxx.xx6.202.188) le 8 décembre 2009 a 10H51
halman (Visiteur)

Anne Marie, bien des gens meurent du cancer parce que pas dépistés.

Merci de ne pas cracher dans la soupe de ceux qui sauvent des vies.

0 vote
par l_arbre (IP:xxx.xx8.230.204) le 7 décembre 2009 a 18H38
l_arbre (Visiteur)

pour le cancer du sein comme pour les autres cancers ;çà ne peut arriver qu’aux autres , à part les gynécologues les médecins ne font pas assez d’information . Pour les méthodes de dépistage le "fric " est le moteur de la sélection des appareils et méthodes ,puis quand cela —tombe— sur des femmes vieillisantes cela est moins médiatisé (valable pour tous les maux ;il est interdit de décider de sa fin de vie , mais pas d’être malade .la maladie fait marcher le commerce ! .C’est bien dommage une vie est une vie ,sans couleur ,origines, age !.Laissez les naître et laissez les souffrir :beau modéle de société , qui va en s’agravant !

0 vote
par Medphys (IP:xxx.xx7.140.102) le 8 décembre 2009 a 12H46
Medphys (Visiteur)

Cet article souffre de bien des approximations, comme c’est souvent le cas lorsque l’on veut défendre un point de vue. La Haute Autorité de Santé s’est prononcée dans l’un de ses rapports paru en octobre 2006 sur l’extension de la mammographie numérique au dépistage de masse organisé du cancer du sein. Je vous conseille sa lecture (il est en libre téléchargement), ou du document de synthèse qui l’accompagne. Vous constaterez que les choses ne sont pas si simples. Nul ne doute que l’intégralité des examens d’imagerie médicale seront à plus ou moins long terme réalisés au moyen de capteurs numériques, mais le bénéfice pour la mammographie a été pour l’instant très en-deça de ce que l’on pouvait espérer initialement (pour preuve l’étude DMIST aux USA). Les progrès technologiques permanents dans ce domaine feront sans doute évoluer ce constat dans les années à venir, mais le numérique pose à la fois des problèmes spécifiques au monde informatique, et aussi un risque de dérapage en matière d’exposition de la population à des doses excessives, et doit donc être particulièrement contrôlé, ce qui est désormais le cas depuis la parution de la Décision de l’AFSSAPS concernant ce type d’installation.

0 vote
par catherine (IP:xxx.xx9.78.109) le 8 décembre 2009 a 17H35
Catherine Cerisey , 45 articles (Rédacteur)

Si vous relisez mon article, vous constaterez que je ne remets pas en cause la similitude de résultats des mammographies analogiques et numériques pour les femmes de plus de 50 ans mais déplore simplement le fait que l’usage de ces dernières ne soient pas systémisé dans le dépistage organisé. La double lecture en effet, ne bénéficie pas pour l’instant de ces nouvelles technologies comme le précise la HAS dans son rapport de 2006. D’autre part, il y a ce qui est décidé et ce qui est fait concrètement sur le terrain. Le controle qualité des appareils est long at aujourd’hui des femmes trop nombreuses encore ne bénéficient pas de ces avancées. Enfin,si je prends partie c’est effectivement pour toutes ces femmes de moins de 50 ans qui ne sont pas concernées par ce depistage et qui ne peuvent pas beneficier de mammographie numerique alors là même qu’elle a prouvé son intérêt pour le dépistage des cancers dans les seins denses donc jeunes.

j’espère que ces précisions éclaireront mes dires et notre echange . Bien à vous