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Migraine
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18 mai 2015
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Bien-être et santé

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Migraine

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Simple mal de tête ou crise de migraine ? Le premier cède aux antalgiques, la seconde requiert un traitement personnalisé

www.bienetre-et-sante.fr

Environ sept millions de Français sont migraineux mais beaucoup l’ignorent et consomment des antalgiques pour des maux de tête répétitifs, parfois depuis des années. Il est donc essentiel de distinguer mal de tête et migraine, cette dernière nécessitant un traitement spécifique.

LES SYMPTÔMES

Les « vraies » crises de migraine se manifestent par une céphalée pénible qui, sans traitement, dure entre 4 et 72 heures.

- Douleur intense

La douleur est souvent très intense et s’aggrave à l’effort, obligeant à arrêter son activité. Elle est généralement unilatérale et pulsatile, c’est-à-dire qu’elle suit les battements du cœur.

- Signes associés

La douleur est fréquemment accompagnée de nausées ou encore de vomissements et d’une sensibilité particulière au bruit (phonophobie) et à la lumière (photophobie).

- Aura

Chez un quart des migraineux, la crise est précédée de signes annonciateurs transitoires très particuliers que l’on désigne par le terme « aura » : troubles visuels (points lumineux ou trous dans le champ de vision), fourmillements, engourdissement…

 

LES SIGNES D’ALERTE

Une consultation s’impose (si votre médecin est indisponible, appelez le 15 ou le 112) en cas de mal de tête : intense et d’apparition brutale ; permanent et sur lequel se greffent des crises ;

s’accompagnant d’une raideur de la nuque, de troubles de la marche ou de l’élocution, ou de douleurs oculaires intenses ; survenant chez un sujet âgé ou une femme enceinte (crainte d’une poussée hypertensive…) ; ne cédant pas aux antalgiques ou aux anti-inflammatoires non stéroïdiens.

 

LES TRAITEMENTS

Les traitements permettent de diminuer la fréquence, l’intensité et la durée des crises de migraine, sans les faire complètement disparaître.

- Traitement de la crise

Plus le traitement est pris tôt, plus il est efficace. La connaissance des facteurs déclenchants (stress, alcool, bruit, parfum...) permet de débuter un traitement de manière précoce, idéalement dans l’heure qui suit le début de la crise.

On peut prendre du paracétamol ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène, kétoprofène…). Lorsque les crises sont intenses ou qu’elles ne sont pas soulagées par les antalgiques, le médecin peut prescrire un médicament de la famille des triptans. Il s’agit de puissants vasoconstricteurs qui agissent principalement sur les vaisseaux crâniens.

- Traitement de fond préventif

Si les crises sont très fréquentes (au moins deux par mois), mal soulagées par un traitement de crise ou encore si les médicaments antalgiques sont pris plus de six à huit jours par mois, un traite- ment de fond (bêtabloquant, antidépresseur…) peut alors être prescrit.

 

CHRISTINE FALLET

BON À SAVOIR

Des « céphalées par abus médicamenteux » peuvent se déclencher chez les migraineux qui consomment des antalgiques plusieurs jours par semaine. Un sevrage, sous contrôle médical, est nécessaire pour mettre un terme à ce cercle vicieux.

MESURES HYGIÉNODIÉTÉTIQUES

 Évitez l’automédication abusive d’antalgiques, ainsi que les facteurs déclenchants des crises : stress, troubles du sommeil, bruit, odeurs, certains aliments…

Ayez toujours à portée de main le ou les médicaments de la crise.

En cas de crise, appliquez une compresse froide sur la nuque, allongez-vous dans une pièce calme et sombre, essayez de dormir.

 

 

Cet article est extrait en exclusivité du magazine Bien-être & Santé - Tous droits réservés

SOURCES

  • www.bienetre-et-sante.fr
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