Marisol Touraine face à l’épreuve de l’amiante

Après le passage de relais, l’avenue Duquesne
retrouve les dossiers chauds en cours, et le "scandale de l’amiante",
en particulier, n’est pas prêt de s’estomper. La nouvelle ministre de la
Santé a ainsi été interpellée le 22 mai dernier par des victimes et des
sénateurs écologistes, inquiets face à la demande du Fonds
d’indemnisation des victimes de l’amiante (Fiva) de percevoir le remboursement d’une partie des indemnités versées.
Et le dénouement sera évoqué aujourd’hui : C’est actuellement que doit se tenir une nouvelle audience de la cour d’appel de Douai au sujet de l’indemnisation des malades exposés à l’amiante. Dans ce bras de fer, l’attitude de Marisol Touraine sera suivie avec intérêt par les différentes parties.
La cour d’appel de Douai s’était appuyée sur des motifs d’ordre administratif pour statuer, il y a quelques mois, sur un nécessaire remboursement d’une partie importante des prestations qui avaient été versées par le Fiva à plusieurs personnes victimes de l’amiante. Et c’est aujourd’hui, 24 mai, qu’un nouveau jugement doit être rendu dans cette affaire. 37 nouveaux malades pourraient se voir condamner. C’est sans attendre, et craignant une décision similaire à la première qui a été prononcée, que des victimes de l’amiante, épaulées par des associations de défense et des sénateurs écologistes, ont interpellé Marisol Touraine, ministre de la Santé, pour qu’elle puisse traiter ce dossier dans les meilleurs délais.
Pierre Pluta, responsable de l’Association nationale des victimes de l’amiante (Anva) n’a pas attendu davantage pour saisir sa plume : « Nous avons envoyé une lettre à madame Touraine pour lui demander d’agir auprès du Fiva ». L’amiante, qui présente une réelle nocivité pour la santé, reste très présent dans les constructions aux quatre coins de l’hexagone. D’après les autorités sanitaires, cette fibre cancérigène menace près de 900 000 travailleurs du fait de leur exposition, et devrait entraîner plus de 100 000 décès à l’horizon 2025.
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