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Mais pourquoi on joue chez l’orthophoniste ?
Mais pourquoi on joue chez l'orthophoniste ?
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13 décembre 2010
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Redac'Ortho, 7 articles (Orthophoniste)

Redac’Ortho

Orthophoniste
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Mais pourquoi on joue chez l’orthophoniste ?

Mais pourquoi on joue chez l'orthophoniste ?

« Mon fils dit qu’il ne fait que jouer chez l’orthophoniste, si c’est pour çà, autant qu’il reste à la maison, je préférerais qu’elle fasse les devoirs, au moins on n’aurait plus rien à faire en rentrant ».

Oui, chic, chic, chic, grande idée que voilà ! La caisse de sécurité sociale rembourserait l’aide aux devoirs !! Et le soutien scolaire, je le cote comment sur ma feuille de soins ? et pour le devoir de maths, c’est en régime général ou local ma p’tit’dam’ ?

Si les orthophonistes jouent toute la journée ce n’est pas seulement parce qu’elles aiment cela. C’est parce qu’elles utilisent les jeux comme prétexte à la mise en place de stratégies de compensation au trouble identifié lors du bilan orthophonique.
A l’issue de ce bilan, l’orthophoniste met en place un projet thérapeutique avec des axes de rééducation et les compétences à travailler.
Exemples :

o Lors de la dictée du bilan, on va noter que l’enfant confond des sons , et bien lors des séances, nous allons utiliser des jeux qui travaillent ces confusions et lui offrir des béquilles pour contourner les difficultés. Le but étant bien évidemment qu’il s’approprie ces stratégies afin de les transposer dans son milieu scolaire et familial.

o Jouer pendant 15/20 séances, à la toupie, au toboggan à balles, à faire rouler des voitures, à préparer la table pour une dizaine de bonshommes en plastique est un acte rééducatif remboursé.

o Faire écouter des sons, plus ou moins forts, un baton de pluie, des cymbales, des maracas, taper des séquences sur un tambour est aussi une pratique orthophonique.

o Travailler assis sur un tapis, allongé sur le sol, à une petite table ou un bureau est assez courant.

o Dessiner, lire des histoires, faire tourner des pages est une action quotidienne.

Alors, lu comme cela, cela peut paraitre étrange, surtout aux oreilles du parent qui vous entend de la salle d’attente. Qu’entend-il ce parent qui feuillette un magazine ?
Il entend des bruits de balles qui roulent, ponctué d’un sonore « à toi, à moi », et quand il entre dans la pièce pour rechercher son enfant, il va enjamber des assiettes en plastique, des animaux, des livres… et s’entendre répondre à l’habituelle question : « alors, il a progressé ? » un non moins inhabituel « çà s’est très bien passé ». Alors, évidemment si on ne prend pas le temps d’expliquer aux parents les raisons de nos choix thérapeutiques, ils sont en droit de trouver que « si cest pour jouer, autant rester à la maison ». En revanche, quand l’orthophoniste, à l’issue du bilan et au cours de la prise en charge explique en quoi empiler, trier, assembler, faire rouler est important au moment de la vie de l’enfant alors les parents continuent à amener leur enfant et comprennent ce que signifie le récurrent « la séance s’est bien passée ».
N’hésitez par à demander à l’orthophoniste des éclaircissements dès que vous en avez besoin.
Alors, oui on est loin de la leçon à apprendre et de la dictée à réviser, tout simplement car ce n’est pas notre métier.
 

Redac'ortho
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Mots-clés :
Orthophonie