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Lutte contre le chikungunya en Guyane
Lutte contre le chikungunya en Guyane
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29 septembre 2014
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Camille, 453 articles (Rédacteur)

Camille

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Lutte contre le chikungunya en Guyane

Lutte contre le chikungunya en Guyane

 

Dans le cadre de la lutte contre le chikungunya, les ministères de la Santé et de l’Ecologie ont récemment autorisé l’utilisation d’un nouveau insecticide, le malathion, jusque-là interdit dans l’Union Européenne (UE). En effet, pour éradiquer les moustiques tigres, vecteurs du virus chikungunya qui frappe l'Outre-mer, un arrêté interministériel, publié le 13 août au Journal officiel, autorise par dérogation l'utilisation du malathion, en Guyane.

Cet insecticide interdit depuis août 2008 dans l'Union européenne, est très toxique pour l'homme et les écosystèmes. Il est très persistant dans le sol, dangereux pour les organismes aquatiques, les abeilles et les oiseaux, et provoque également des allergies cutanées, selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Ainsi, l’agence a saisi la Direction générale de la santé (DGS) sur l'efficacité et les risques d'utilisation du malathion par comme moyen complémentaire de lutte contre les moustiques tigres adultes, vecteurs du chikungunya qui a déjà touché près de 1 700 personnes en Guyane dont plus de la moitié à Cayenne.

Toutefois, cette autorisation délivrée à la demande du préfet de la région de Guyane sera seulement utilisé durant une période de 6 mois, conformément à un article du règlement européen biocide de 2012.

Pour les autorités sanitaires guyanaises, le malathion autorisé par l'Organisation mondiale de Santé (OMS), est déjà utilisé dans de nombreux pays de façon responsable. De plus, il a déjà été utilisé en 2009 pour lutter contre l’épidémie de dengue.

Dans la pratique, les pulvérisations du malathion devraient démarrer en septembre, à partir de véhicules de type 4x4, tractant l'appareil de pulvérisation ou à pied par atomiseurs à dos aux abords des cours d'eau, des cultures vivrières et des captages d'eau de surface. Elles se dérouleront uniquement le soir pour limiter leurs impacts sur les habitants. De plus, cela correspond aux périodes où le moustique est actif.

Opposé à cette pulvérisation certains scientifiques s’insurgent et affirment que « le problème est que les pulvérisations se font depuis la route, sur 5 à 10 mètres. Elles ne suffisent pas à tuer le moustique mais constituent des doses homéopathiques qui favorisent la résistance. »

Pour mémoire, en métropole, de l'Institut de veille sanitaire (InVS) a signalé le 18 aout dernier que 250 cas de chikungunya ont été importé depuis le 1er mai notamment dans les régions de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Corse, Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes, Aquitaine et Midi-Pyrénées.

 

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Mots-clés :
Moustiques Chikungunya