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Lit défait : santé préservée
Lit défait : santé préservée
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28 janvier 2010
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Lit défait : santé préservée

Lit défait : santé préservée

Des scientifiques britanniques en sont convaincus : ne pas faire son lit le matin est bon pour la santé.

Le monde de la recherche outre Manche est en ébullition : un lit défait n’est certes pas le summum de l’esthétisme, mais il repousserait les mites de poussière de maison dont la présence peut provoquer des crises d’asthme et autres allergies chez l’Homme. Une étude menée par l’Université de Kingston a mis en évidence le fait que ces petits nuisibles ne peuvent survivre dans les conditions chaudes et sèches crées par un lit défait. En moyenne, un lit pourrait héberger jusqu’à 1,5 million de mites. Ces organismes, de moins d’un millimètre de long, se nourrissent de peau humaine et déclenchent chez l’Homme des allergies, facilement attrapées pendant le sommeil.

Les créatures, attirées par l’environnement chaud et humide d’un lit occupé, sont moins enclines à occuper l’espace lorsque l’humidité disparaît trop rapidement. Pour mener à bien leur étude, les chercheurs de l’Université de Kingston ont développé un modèle informatique visant à déterminer de quelle manière des changements opérés dans un domicile peuvent faire diminuer la présence d’acariens dans les lits. Dans ce contexte, le Docteur Stephen Pretlove a indiqué que « ces nuisibles ne peuvent survivre qu’en captant l’humidité ambiante à l’aide de petites glandes à l’extérieur de leur corps. Un lit restant défait pendant la journée se vide de l’humidité de son matelas : en conséquence les mites se déshydratent et meurent ».

Les scientifiques vont donc sous peu réaliser l’expérience d’introduire des mites dans le lit de 36 domiciles répartis sur l’ensemble du Royaume-Uni. L’outil informatique développé pour l’occasion va analyser dans quelle mesure la routine quotidienne des habitants pourrait affecter les populations de nuisibles. Les installations telles que le chauffage, la ventilation et l’isolation vont également être adaptées afin d’observer la manière dont les mites y font face. L’enjeu ? Selon le Docteur Pretlove, les résultats de l’étude pourraient réduire considérablement l’enveloppe financière dédiée au traitement des maladies provoquées par les mites chaque année au Royaume-Uni. « Nos conclusions pourraient aider les ingénieurs en bâtiment à affiner leur conception des logements sains. Les professionnels de santé, quant à eux, pourraient identifier avec davantage de précision les environnements les exposés à la menace de nuisibles ».

Le Docteur Matt Hallsworth, oeuvrant à la société de bienfaisance Asthma UK, et le professeur Andrew Wardlaw, de la British Society for Allergy, ont indiqué à ce propos que « l’allergène de mite de poussière de maison peut déclarer des crises assez aiguës chez les personnes souffrant d’asthme et d’allergie. Malheureusement à ce jour il est assez difficile à combattre. Il serait intéressant de réduire leur présence grâce à l’adoption de nouveaux comportements dans les maisons ».

Source : Sky News, Click 4 Beds, The Wall Street Journal, BBC News
 

La rédaction CareVox
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