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Leucémie plus fréquente chez les riverains des centrales nucléaires
Leucémie plus fréquente chez les riverains des centrales nucléaires
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12 janvier 2012 | 5 commentaires
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Leucémie plus fréquente chez les riverains des centrales nucléaires

Leucémie plus fréquente chez les riverains des centrales nucléaires

Une étude publiée dans l’International Journal of Cancer met en évidence un excès de cas de leucémie chez les enfants de moins de 15 ans vivant à proximité des 19 centrales nucléaires. Des études antérieures « sont allées dans le même sens » selon le biologiste Pierre Bardey.

Des études similaires, effectuée en Allemagne et au Royaume-Uni, avaient apporté les mêmes résultats, corroborant par ailleurs les résultats des travaux du professeur Jean-François Viel au centre de La Hague. Mais de l’aveu même des chercheurs, il s’agit dans le cas présent d’une véritable surprise. L’étude, portant sur les 2 753 cas de leucémies de l’enfant diagnostiqués en France entre 2002 et 2007, révèle 14 cas de leucémie d’enfants de moins de 15 ans habitant dans un rayon de cinq kilomètres autour de l’une des 19 centrales nucléaires que compte l’hexagone. Statistiquement, au vu des cas constatés sur l’ensemble de cette population durant l’étude, le chiffre attendu aurait du être 7,4.

La maladie est donc deux fois plus fréquente chez les enfants vivant près des centrales. Le Docteur Jacqueline Clavel, responsable d’épidémiologie environnementale des cancers à l’Inserm, a réagi en qualité de co-auteur des travaux : « Il s’agit d’un véritable signal. Nous devons trouver la cause de ces cas plus nombreux de leucémie, car la radioactivité n’est pas en jeu. Cette plus forte fréquence de la maladie n’est pas non plus attribuable à la présence de lignes à haute tension se trouvant à moins de 600 mètres des habitations. Il faudra vraisemblablement mener des études à plus grande échelle, couvrant l’ensemble de la population européenne, pour en savoir plus ».

En attendant, les chercheurs évoquent dans leurs travaux certaines hypothèses possibles, telle « l’exposition a des agents physiques, par exemple des radiations naturelles ou artificielles qui ne sont pas pris en compte dans les modèles ». Si Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Ecologie, a demandé un « suivi épidémiologique » autour des centrales, l’Autorité de sûreté nucléaire a pour sa part mis en place un groupe de travail pluraliste, sous la responsabilité de la pédiatre Danièle Sommelet, pour tenter d’en savoir plus.
 

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Commentaires
3 votes
par tiloo87 (IP:xxx.xx2.110.203) le 13 janvier 2012 a 11H21
tiloo87 (Visiteur)

Leucémie deux fois plus fréquentes autour des centrales nucléaires...mais la radioactivité n’est pas en cause, ni les centrales nucléaires, ni les lignes à haute tension, bien sur : c’est une coïncidence, et on fera tout pour vous le prouver...

1 vote
(IP:xxx.xx9.20.23) le 14 janvier 2012 a 10H12
 (Visiteur)

Ca me rapelle un certain nuage radioactif qui s’est arrèté pile à la frontière française, qu’elle chançe ! surtout pas vous inquiéter (humour) Cordialement ..

2 votes
par SAINT ETIENNE Claude (IP:xxx.xx5.163.139) le 13 janvier 2012 a 18H52
SAINT ETIENNE Claude (Visiteur)

A une époque ou le sédentarisme n’est plus de mise, ou l’on sait que chaque centrale rejette entre autres saloperies, 3 gr de tritium et la Hague 50 à elle seule, le tout disséminé bien loin, sur les 698 000 km2 du territoire Français et non pas seulement dans la limite des 5 km au pied de chaque centrale(comme si à 30 bornes d’une raffinerie on ne sent pas les odeurs quand le vent est porteur). c’est vraiment nous prendre pour des billes que de passer sous silence par une méthode aussi subliminale que dévoyée, celle du doigt mis sur les pieds de centrales, écartant ainsi la réalité, soit : 2753 cas : 5 ans = 550 cas de leucémie en France et par an... Connaissant depuis fort longtemps les résultats d’enquêtes présentées par les Indiens, les Américains et les Japonnais, je me demande si, ici en France, on ne masque pas par là, l’augmentation générale des dites leucémies étendues dans tout le territoire quoiqu’en dise les lobbyistes . Nous à la Hague, est-ce que nous n’empoisonnons pas tout le territoire Français ? Voilà la question que devrait se poser monsieur Jean-François Viel du centre de La Hague employé hautement rémunéré du lobby

1 vote
par Imhotep (IP:xxx.xx4.42.113) le 13 janvier 2012 a 20H58
Imhotep (Visiteur)

Cet article est une tartuferie d’autant que l’article initial dit que l’on n’a pas de corrélation. Cet article, ici (http://sciences.blogs.liberation.fr...), ne prend pas tout de l’article initial qui parle de 24 leucémies en 17 ans sur 8 109 en France soit un pourcentage de 0,29 %. Il y a 19 centrales nucléaires. Cela représente une surface d’étude de 19 fois 78 km2 (rayon de 5 km) soit environ 1 495 km2 sur une surface totale en France de 550 000 km2. Si on prend 0,29 % de la surface du territoire de la France on arrive à 1 595 km2. Donc cela donne la même concentration. Tirer des conclusions sur 24 cas en 17 ans, sans connaître les antécédents familiaux, sans connaître les cas est une hérésie scientifique et médicale. 24 cas statistiquement en 17 ans ce n’est rien du tout. A peine plus d’un cas par an en moyenne. De plus la radioactivité de ces centrales est environ 1 000 fois inférieure à certaines régions du centre de la Bretagne par exemple. Il ne faut pas avoir peur du ridicule pour utiliser ces 24 cas et il faut ne pas avoir peur de la malhonnêteté quand on n’utilise non seulement qu’une partie de l’étude et qu’en plus on en transforme les conclusions.

Voici la conclusion en anglais (ce n’est pas beau de mentir ou de ne pas lire l’article, juste de rapporter des arguments truqués qui vont dans le sens de ce que l’on veut prouver) : Overall, the results suggest a possible excess risk of AL in the close vicinity of French NPPs in 2002-2007. The increased incidence observed at less than 5 km from the NPPs in the Geocap study only partially supports the recent German findings since the increase was limited to recent years and was not specific to the youngest children. The absence of any potential excess risk over 2002-2007 that may be due to unknown factors related to the association with DBGZ may indicate that the association observed with distance <5 km over 2002-2007 is not explained by NPP gaseous discharges. Overall, the results suggest a potential excess risk over 2002-2007 that may be due to unknown factors related to the proximity of NPPs. Among the potential factors are population mixing and exposures to physical agents, including natural or man-made exposures to radiation not modeled by the DBGZ.</p>

1 vote
par ffi (IP:xxx.xx9.88.3) le 14 janvier 2012 a 02H14
ffi (Visiteur)

A mon avis cela a plus à voir avec les énormes transfo.