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Les troubles du sommeil augmenteraient les risques de diabète
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30 janvier 2012
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Les troubles du sommeil augmenteraient les risques de diabète

Les troubles du sommeil augmenteraient les risques de diabète

Selon une équipe de chercheurs franco-britannique, les troubles du sommeil augmenteraient le risque de devenir diabétique. Les scientifiques ont en effet découvert qu’un gène déterminant dans le réglage de notre horloge biologique joue également un rôle clé dans le développement de diabète de type 2. Les travaux ont été publiés dans la revue Nature Genetics.

Actuellement, près de 300 millions de personnes dans le monde, dont environ trois millions en France, sont victimes d’un diabète de type 2. Ce fléau, qui a également pour nom le « diabète insulinorésistant » ou « diabète de l’âge mûr », est une maladie métabolique touchant la glycorégulation provoquant à terme un diabète sucré. Le causes du diabète sont connues. Pour la plupart d’entre nous, normalement, l’insuline permet de réguler le taux de glycémie lorsque l’organisme est confronté à un apport de sucre. Mais en cas de trop forte sollicitation, la production ne suit plus. Et c’est ainsi que le patient est obligé de s’injecter de l’insuline par intraveineuse. Depuis deux ans, le diabète est devenue la première affectation de longue durée (ALD), dépassant le cancer. Et le diabète de type 2 concerne en premier lieu les personnes en surpoids.

Deux équipes de chercheurs, des deux côtés de la Manche, ont fusionné leurs compétences pour en savoir davantage sur cette maladie : Une cellule de l’Institut Pasteur et du CNRS, et les scientifiques de l’Imperial College de Londres, regroupés autour du professeur Philippe Froguel, du Laboratoire Génomique et maladies métaboliques de Lille. Reprenant des travaux liant les risques de développer un diabète aux troubles du sommeil -mais qui n’avaient cependant pas pu expliquer pourquoi un mauvais sommeil augmentaient les risques de diabète- les chercheurs ont étudié 7 600 personnes diabétiques. Chez ces derniers, ils se sont intéressés tout particulièrement au récepteur d’une hormone appelée mélatonine, qui est produite par une petite glande du cerveau, l’épiphyse, quand la lumière décroît.

La mélatonine, également appelée « l’hormone de la nuit », a pour mission de veiller sur l’horloge biologique, qu’elle synchronise, avant que la nuit ne tombe. Et c’est en procédant au séquençage génétique que les chercheurs ont identifié 40 mutations rares dont 14 qui bloquent l’activité du récepteur. Et le professeur Froguel indique que « les porteurs de ces mutations qui les rendent insensibles à la mélatonine présentent un risque de développer le diabète de près de sept fois plus élevé que les autres ». L’intéressé espère, tout comme l’ensemble de son équipe, que les travaux menés puissent déboucher sur de nouveaux traitements du diabète. Ce dernier estime enfin que « plutôt que d’employer la mélatonine dont on se sert contre le décalage horaire, on pourrait tester des médicaments qui activent les récepteurs défaillants ».
 

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