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Les nouveaux types de toxicomanes en France
Les nouveaux types de toxicomanes en France
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16 décembre 2013 | 2 commentaires
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Hélène, 4 articles (Rédacteur)

Hélène

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Les nouveaux types de toxicomanes en France

Les nouveaux types de toxicomanes en France

Depuis une dizaine d’années, on assiste à une augmentation de la consommation de drogues, douces et dures. La demande ne se contente pas d’augmenter, elle évolue. Les modes de consommation de drogues ne sont plus les mêmes qu’en 1970 et pourtant, la politique française n’a depuis pas changé.

L’usage de produits illicites augmente significativement en France. Une situation alarmante qui pose un vrai problème de santé publique. D’autant que cette augmentation n’est pas le seul phénomène dangereux observé. Ces dix dernières années, les consommateurs de drogues se sont multipliés et leur consommation a beaucoup changé. Les populations jeunes sont de plus en plus attirées par le cannabis et la cocaïne. Des produits devenus banals dans la société. En parallèle, les toxicomanes du pays ne se contentent plus d’une seule drogue. Ils deviennent de véritables « polytoxicomanes  » et multiplient leurs addictions

 

Le cannabis et cocaïne, des produits banalisés 

 
Selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies(OFDT), en 2011, 12,4 millions de personnes en France avaient déjà expérimenté le cannabis. Parmi elles, 1,4 million déclaraient être des usagers réguliers de cannabis et 3,9 millions en avaient consommé dans l’année en cours. Étiqueté dans la catégorie « drogues douces  », l’usage de cannabis semble cependant s’être stabilisé ces dernières années. Un équilibre qui n’est pas sans danger. La consommation de cannabis n’augmente plus certes, mais elle ne diminue pas non plus. Elle se consolide chez les usagers, de plus en plus dépendants. L’usage de cannabis se retrouve banalisé dans la société d’aujourd’hui et c’est là que réside le plus grand danger.
 
Cette standardisation de la consommation de drogues s’étend à la cocaïne depuis quelques années. On assiste en effet à « un usage de moins en moins rare en population générale  » de la cocaïne, précise l’OFDT. Si le nombre de consommateurs reste faible en comparaison de celui du cannabis, il augmente tout de même de manière significative depuis les années 2000. Alors qu’en 1992, 1,2 % de la population française avait déjà essayé la cocaïne, en 2005, ils étaient 3,8 % à avoir déjà consommé ce produit. En 2011, l’OFDTestime qu’un million de Français de 12 à 75 ans avaient déjà essayé la cocaïne. 
 
« Les milieux sociaux concernés par cette consommation sont devenus tellement larges et hétérogènes qu’il est difficile aujourd’hui de dresser un portrait type du consommateur  », précise l’Observatoire. Par la télévision, le cinéma et même la littérature, la société française d’aujourd’hui ne considère plus la cocaïne comme un produit dangereux. Sa consommation, comme celle du cannabis, est devenue standard, et ce, dans toutes les couches de la société. Consommer de la cocaïne est aujourd’hui à la mode, particulièrement dans les milieux festifs.
 

Polytoxicomanie et usages festifs

 
Lancée par la « jet-set », la cocaïne est en effet devenue la drogue la plus demandée dans le milieu de la fête français. « C’est un produit encore à la mode qui a été fort bien lancé commercialement par ceux qui en vendent  » déplore François Thierry, de l’OCRTIS (Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants). Chez des amis, dans une boîte de nuit, à un festival ou dans un bar. Qui dit fête, dit aujourd’hui cocaïne pour une large partie de la population. Cocaïne, mais pas seulement.
 
On assiste en effet à une diversification des usages dits « festifs ». Les jeunes ne se contentent plus de consommer de la cocaïne en soirée, ils prennent également de l’héroïne, des amphétamines, voire des médicaments détournés de leur usage premier. Ceci, de manière ponctuelle la plupart du temps. Un nouveau type de consommation qui n’est pas exempt de dangers, au contraire. Ces nouveaux consommateurs, par leur utilisation occasionnelle de drogues, souffrent eux aussi de dépendances, mais n’en ont absolument pas conscience. En multipliant les drogues, ils multiplient les risques pour leur santé et réduisent leur chance de réussir à traiter leurs addictions.
 
Les parcours de soin actuels en France ne sont en effet pas adaptés au traitement de multiples dépendances à la fois et cela n’a rien de surprenant. Depuis la dernière législation sur les drogues, la dépendance et ses traitements en 1970, la loi française stagne alors même que les usages de drogues se multiplient, évoluent et s’ancrent durablement. Une absence de consensus à l’échelle nationale qui pourrait finir par coûter cher à de nombreuses personnes et qui ne ravit que les dealers.
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Commentaires
0 vote
par Marchaux (IP:xxx.xx6.114.254) le 16 décembre 2013 a 15H35
Marchaux, 94 articles (Rédacteur)

C’est un article intéressant mais pour ma part je trouve cela triste et terrifiant.

1 vote
par santéchérie (IP:xxx.xx2.235.103) le 4 février 2015 a 15H59
santéchérie (Visiteur)

Attention à ne pas tout mélanger, un usage festif occasionnel, même de produits puissants ne débouche pas nécessairement sur une dépendance et encore moins la nécessité d’une médicalisation.

Et attention également à ne pas mettre sur le même plan le cannabis au danger très modéré (si on ne prend pas le volant ou si on n’est pas à la veille d’un examen) et les amphétamines ou autres produits qui modifient irrémédiablement la structure du cerveau.

De mon point de vue le principal danger n’est d’ailleurs pas dans la prise festive de toxiques mais dans le fait que la prise précoce de drogues agit sur des cerveaux "non finis" dont la croissance est affectée par les produits. On ne lutte pas assez contre le tabac et l’alcool en milieu scolaire et familial d’ailleurs, et possiblement trop contre les stupéfiants qui au final posent bien moins de problèmes sanitaires et sociaux.