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Les meilleures actus du mois de novembre
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2 novembre 2009 | 1 commentaires
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Jean Zin, 23 articles (Rédacteur)

Jean Zin

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Les meilleures actus du mois de novembre

Les meilleures actus du mois de novembre

Les actualités du monde de la santé ce mois-ci : Augmenter la durée de vie par génothérapie, succès d’un essai préclinique en thérapie génique dans la maladie de Parkinson, découverte d’un gène clé impliqué dans les cancers du sein Le curcuma efficace contre le cancer de l’oesophage, Les dangers du vaccin contre la cancer du col de l’utérus, Un rétrovirus associé à un syndrome de fatigue chronique ?, La citrouille contre les candidoses.

- Augmenter la durée de vie par génothérapie

Il suffirait de désactiver un gène, codant la protéine TOR (target of rapamycin) ou la protéine S6 kinase 1 (S6K1) qui y est reliée, pour bénéficier de la longévité associée aux restrictions caloriques (bienfaits attribués aussi au resveratrol du vin). L'effet aurait été surtout notable pour les souris femelles, aussi bien sur la santé que la longévité, mais tout de même pas autant qu'une véritable restriction calorique (augmentation de 20% au lieu de 50% du temps de vie). La rapamycine pourrait avoir la même action sauf qu'elle a un effet immunosupresseur trop important. Une autre protéine peut être ciblée (AMPK), déjà activée par la metformine (Avandamet®) indiquée pour le diabète de type 2 (mais qui augmente l'acide lactique).
La protéine TOR agit comme une sorte de jauge de carburant, détectant la disponibilité des nutriments afin d'y répondre efficacement en modifiant le mode de production des protéines. Par exemple, lorsque la nourriture est rare, la voie TOR provoque une réduction de la synthèse des protéines.
 

- Succès d'un essai préclinique en thérapie génique dans la maladie de Parkinson

Les chercheurs ont d’abord étudié l’innocuité et l’efficacité d’un vecteur viral (développé à partir de l’equine infectious anemia virus, EIAV) codant pour les trois gènes essentiels à la biosynthèse de la dopamine (AADC, TH, et CH1). Ils ont établi la preuve du principe du transfert de ces gènes dans le striatum, partie du cerveau en manque de dopamine, et observé la synthèse de dopamine in vivo de façon locale et continue.
Ils ont ensuite démontré, sur le long terme (44 mois de suivi) l’efficacité thérapeutique de ce vecteur viral sur le même modèle primate de maladie de Parkinson, et ceci sans les complications habituellement associées à la prise orale du traitement dopaminergique (fluctuations motrices et dyskinésies).
Les chercheurs ont lancé un essai clinique de phase I/II. Celui-ci a pour objectif de montrer l'innocuité et l’efficacité de cette approche chez des patients atteints de la forme évoluée de la maladie de Parkinson. Les premiers patients traités à ce jour montrent des résultats encourageants d’amélioration de la motricité et de la qualité de vie jusqu’à un an après l’injection du gène médicament. De plus, le traitement s’avère bien toléré, sans effets indésirables sévères.

- Découverte d'un gène clé impliqué dans les cancers du sein

Une anomalie du gène NRG1 serait retrouvée dans un cancer du sein sur deux.

En comparant des cellules provenant de cancers du sein (prélevées chez 63 femmes) à des cellules mammaires normales, le Pr Paul Edwards et son équipe ont mis en évidence un taux très faible, voire nul, de l'expression d'un gène, baptisé NRG1 (neuréguline 1), dans les cellules tumorales. Les tissus non cancéreux, eux, expriment ce gène situé sur le chromosome 8. Conclusion des chercheurs : normalement, le NRG1 est un puissant gène suppresseur de tumeur, protégeant l'organisme de la prolifération de cellules anormales. Inversement, un défaut du fonctionnement ou une absence totale de ce gardien de l'intégrité du génome, acquise au cours de la vie, augmente singulièrement la survenue de cancers.

- Le curcuma efficace contre le cancer de l'oesophage

Une étude montre que la curcumine, un composé du curcuma - cette épice qui donne la couleur jaune-orangé des currys et à la paella - provoque la mort de cellules cancéreuses de l'oesophage dans les 24 h. Cela ouvre la voie à de nouveaux traitements contre ce cancer de plus en plus commun en occident.
On sait que le simple fait de consommer cette épice a un effet protecteur. Les Indiens, qui en consomment 1,5 à 2 g par jour, sont beaucoup plus rarement atteints de cancer du poumon, du côlon, du sein, des ovaires ou de la prostate que les Occidentaux.
L'assimilation de la curcumine est grandement favorisée en présence de pipérine, un composant du poivre noir.

Ce n'est pas nouveau, il y a longtemps que je mets du curcuma dans mon pain, mais c'est une confirmation de son action anticancer qui n'est que l'une de ses étonnantes propriétés et la raison pour laquelle les Indiens consomment beaucoup de curry.

- Les dangers du vaccin contre la cancer du col de l'utérus

L'une des principales chercheuses mêlées aux essais cliniques du Gardasil et du Cevarix, les vaccins contre le cancer du col de l'utérus, a dénoncé publiquement leur innocuité et efficacité.
Elle a même conclu que le vaccin est lui-même plus dangereux que le cancer du col de l’utérus qu’il est sensé prévenir !

- Un rétrovirus associé à un syndrome de fatigue chronique ?

Jusqu'à deux tiers des patients atteints d'un syndrome de fatigue chronique examinés lors d'une récente étude ont un rétrovirus infectieux dans le sang bien que sa responsabilité dans ce syndrome ne soit pas encore claire.
Le virus, qui a aussi été récemment identifié dans certains cas de tumeur de la prostate chez l'homme, pourrait être présent dans une part non négligeable de la population. Malgré cette prévalence, la responsabilité du XMRV dans la maladie reste à confirmer.

- La citrouille contre les candidoses

Des études précédentes et l’utilisation de la citrouille dans la médecine traditionnelle avaient suggéré un possible effet médical de ce cucurbitacé. Kyung-Soo Hahm, Yoonkyung Park et leurs collègues ont extrait des protéines de l’écorce de ce fruit pour tester leurs effets sur des cultures cellulaires.
Ils ont ainsi découvert qu’une protéine (Pr-2) inhibe la croissance de plusieurs microbes, dont Candida albicans, une levure responsable d’infections fongiques au niveau des muqueuses digestives et vaginales.
Cette protéine de citrouille agit aussi sur plusieurs moisissures qui agressent les cultures. Elle pourrait donc servir à la fois à soigner des patients et à créer un nouveau fongicide pour l’agriculture.
Jean Zin
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par Pascal GILBERT (IP:xxx.xx9.70.195) le 8 novembre 2009 a 12H35
Pascal GILBERT, 1 article (Rédacteur)

Génothérapie et durée de vie : j’en ai parlé à mon hamster, il a été déçu : c’est pour les souris...

Parkinson et thérapie génique : ça marche chez les primates non atteints de dyskinésies, chez l’humain on attend la publication des résultats (ce mois-ci).

Gène et cancer du sein : c’est juste mais encore à confirmer, (travail d’une seul équipe) ; de plus il faut savoir encore qu’en faire.

Curcuma et cancer. "On sait que le simple fait de consommer cette épice a un effet protecteur. Les Indiens, qui en consomment 1,5 à 2 g par jour, sont beaucoup plus rarement atteints de cancer du poumon, du côlon, du sein, des ovaires ou de la prostate que les Occidentaux." Je ne sais qui est ce ON mais je pense qu’il se trompe. D’abord il apparaît difficile de comparer ex abrupto les causes de mortalité de deux pays trop différents, on risque de se planter dur.

En Inde l’espérance de vie est de 61 ans pour l’homme et de 63 ans pour la femme. www.who.int/whosis/mort/prof...

En France de 75 et 82 ans pour les mêmes. www.who.int/whosis/mort/prof...

Il y a une différence qui doit faire chercher plus loin. Par exemple que les cancers n’ont pas le temps d’apparaître quand on meurt jeune. Il faut donc comparer cette mortalité à classe d’âge équivalente. Si on compare la mortalité par cancer chez les personnes de plus de 60 ans on risque moins de dire n’importe quoi.

Cancer du poumon : mortalité quatre fois supérieure pour l’indien que pour le français, double pour l’indienne par rapport à la française.

Cancer de la prostate : mortalité supérieure de 25% chez l’indien par rapport au français

Cancer du colon : mortalité supérieure de 50% chez l’indien par rapport au français, double pour l’indienne par rapport à la française.

Cancer de l’ovaire : quadruple pour l’indienne par rapport à la française.

Cancer du sein : triple pour l’indienne par rapport à la française.

Si on suit le mode de pensée de l’auteur on peut se féliciter que le français ne mange que peu de curcuma... Mais la faille n’est pas là et je vous la laisse chercher si cela vous amuse.

Dangers du Gardasil : maronnier de l’internet mal défendu par une interview déformée.

Citrouille, retrovirus. Là c’est un plantage épistémologique de base où l’on passe de l’hypothèse confirmée à un niveau premier de l’expérimentation pour extrapoler, pouf merci Houdini, à celui de l’humain.