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Attention aux maux de l’hiver !
Attention aux maux de l'hiver !
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30 novembre 2012 | 2 commentaires
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Bien-être et santé, 172 articles (Magazine Santé)

Bien-être et santé

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Attention aux maux de l’hiver !

Attention aux maux de l'hiver !

Nez, gorge, bronches, l’hiver est là avec son cortège de petits maux. Ne les négligez pas, ils ont tendance à vous mettre à plat et peuvent parfois se compliquer. Revue de détail.

Les voies respiratoires sont chargées de véhiculer l’air inspiré depuis l’entrée des narines jusqu’aux poumons. L’air qui arrive aux bronches est un air propre, réchauffé et suffisamment humidifié. Mais à son entrée dans le nez, c’est loin d’être le cas : l’air ambiant est chargé de particules atmosphériques et de millions de microbes, et l’hiver, il est froid et peut être sec. Cette transformation, d’apparence simple, fait intervenir en réalité un ensemble de structures complémentaires, qui communiquent entre elles. Les fosses nasales sont revêtues d’une muqueuse parsemée de cils vibratiles et recouverte d’un film de mucus qui permet d’humidifier l’air inspiré. De chaque côté des fosses nasales, des structures osseuses (les cornets) créent des turbulences quand l’air passe, ce qui favorise le réchauffement de la muqueuse.

 

Point de départ, le nez

Tout va bien jusqu’à ce qu’à côté de vous quelqu’un éternue ou tousse sans prendre de précautions et envoie des postillons infectés alentour. Vos fosses nasales sont contaminées et c’est le rhume  ! Si l’infection se prolonge et si vos défenses immunitaires sont affaiblies, la communication nez-gorge-oreilles facilitera la dissémination des virus ou des bactéries, vers les sinus par exemple, qui communiquent avec les cornets. La muqueuse gonfle, la production de mucus augmente et peut alors obstruer l’orifice de communication, c’est la sinusite.

 

Vers les poumons

L’infection peut aussi gagner le pharynx, la partie haute de la gorge, c’est la rhinopharyngite. Ou remonter vers les trompes d’Eustache, coloniser la cavité de l’oreille moyenne et donner une otite. Un peu plus bas, au niveau de la gorge, on parle de laryngite. Enfin, les germes peuvent aussi gagner la trachée, provoquant la trachéite, et les poumons au niveau des bronches, c’est la bronchite.

 

IDENTIFIER POUR SE SOIGNER

 

Le froid n’est pas seul en cause dans les maux de l’hiver… Promiscuité et manque d’aération favorisent la dissémination des virus, très contagieux en cette saison.

 

Pourquoi le froid favorise-t-il les maladies hivernales ? Parce qu’il assèche les muqueuses des voies aériennes, les rendant plus vulnérables aux agressions. Et aussi parce qu'on n’aère pas suffisamment appartements et bureaux (pour limiter la déperdition de chaleur) et que les lieux clos ou de passage (transports en commun, travail, école, crèche…) multiplient les contacts. Difficile d’éviter la contagion !

 

Nez et gorge

Entre se moucher et éternuer à répétition et être à bout de forces pendant une semaine ou deux, il y a une marge.

• Rhume, rhinite aiguë ou coryza

Trois mots pour une même maladie d’hiver, très fréquente, due à une multitude de virus, des Rhinovirus. Le rhume banal provoque écoulement nasal et/ou nez bouché à cause de la muqueuse nasale gonflée, yeux larmoyants, éternuements en salve, mais aussi fièvre modérée (38 à 38,5 °C) et fatigue. En revanche, le rhume des foins, qui provoque à peu près les mêmes symptômes, est une rhinite allergique, c’est différent.

Rhinopharyngite

Quand le pharynx est touché à son tour, s’ajoutent picotements ou brûlures dans la gorge et toux plus ou moins importante.

• Laryngite

Si le larynx est à son tour enflammé, l’ensemble de la zone, y compris les cordes vocales, est gonflé et douloureux. La respiration est pénible (dyspnée) et la voix est éraillée, enrouée ou éteinte pendant quelques jours.

• Sinusite

Les symptômes sont plus marqués  : fièvre, fatigue, douleurs localisées au-dessus des orbites, en dessous de l’œil ou à l’arrière des yeux, œdème, tête lourde surtout penchée en avant, mouchage plus ou moins purulent.

• Angine

Les amygdales sont enflammées et congestionnées, d’où une gêne à la déglutition. Les ganglions situés sous la mâchoire inférieure et au niveau du cou sont gonflés, parfois sensibles. À surveiller, car il y a risque de phlegmon (abcès volumineux).

 

Oreilles et bronches

Le rhume peut parfois se compliquer.

• Otite

Les sécrétions ou le pus accumulés dans l’oreille viennent comprimer le tympan, souvent très douloureux, qui peut se perforer et laisser s’écouler un liquide jaunâtre vers l’extérieur.

• Bronchite

C’est l’inflammation des bronches qui peut être isolée ou associée à une rhinopharyngite ou une laryngite. On parle alors, à juste titre, d’un rhume qui est tombé sur les bronches. La toux, sèche durant 3 ou 4 jours, devient grasse et produit des crachats purulents pendant 4 ou 5 jours, davantage chez les fumeurs.


 

Conseils de pharmacien

- Cyclamen : nouveau, un extrait naturel, en gouttes, pour les rhinosinusites, qui soulage efficacement et rapidement. Sans ordonnance.

- Huiles essentielles : toute une gamme pour nez bouché, mal de gorge et bronches encombrées, en spray, capsules, pastilles, gommes et baume. Plus une solution buvable huiles essentielles-plantes à faible teneur en sucre, pour récupérer un confort respiratoire et adoucir la gorge.

- Ginseng : un complément alimentaire bien dosé, avec vitamines C et du groupe B, zinc et cuivre pour aider l’organisme à mieux résister à la fatigue au changement de saison.

- Probiotiques-vitamines-minéraux-ginseng et schisandra : un cocktail énergisant en sirop pour recharger les batteries et avoir du tonus malgré les frimas.


 

Réponses d’expert

Dr Philippe Goeb, Aromathérapeute

« Les huiles essentielles permettent de soulager naturellement les petits maux de l’hiver. »

Quelles sont les huiles essentielles qui marchent quand on a un rhume ?

Après un coup de froid, les muqueuses nasales sont enflammées, donc vulnérables et sensibles aux virus. Il s’agit de lutter à la fois contre l’inflammation et contre l’infection virale pour limiter le risque de surinfection. Un spray à base de ravintsara, de niaouli et d’eucalyptus, par exemple, draine, décongestionne et purifie le nez pour éviter la prolifération de l’infection virale. Quelques pulvérisations dans chaque narine par jour.

Et pour la toux ?

Certaines huiles essentielles ont un effet immédiat et soulagent rapidement la toux sèche, spasmodique si gênante, d’autres agissent en continu pour restructurer les muqueuses de la gorge mises à mal. Exemple, bourgeons de pin, fleurs de mauve et de bouillon blanc associés dans une seule solution buvable permettent d’adoucir la gorge et en même temps d’apaiser les voies respiratoires, 2 cuillerées à café trois fois par jour pendant 5 jours. Ou un spray huiles essentielles-miel-propolis.

Les huiles essentielles ont-elles des effets secondaires ?

Le principal problème vient de ce que l’on peut dépasser les doses recommandées sans y prendre garde, en pensant que ce sont des essences naturelles, donc sans danger. De ce point de vue, les huiles essentielles en capsules, à prendre avec un peu d’eau, sont à la fois plus pratiques et offrent plus de sécurité. 1 gélule correspond à 1 goutte d’huile essentielle, et ces capsules n’ont ni le goût ni l’odeur des huiles essentielles. Le conseil du pharmacien est important. Si vous prenez d’autres traitements en parallèle, il est à même de vous signaler si telle huile essentielle peut interagir avec tel médicament. Par exemple, un composant du niaouli, l’eucalyptol, stimule l’activité du rein et, de ce fait, contribue à éliminer plus vite les médicaments. Mieux vaut alors choisir une autre huile essentielle ayant un effet similaire.

 

THERMALISME

Stations spécialisées dans les affections ORL et voies respiratoires chroniques ou récidivantes, adultes et enfants.

HAUTES- PYRENEES

- Argelès- Gazost, tél. : 0562970324, www.argeles-gazost.com ; - Bagnères-de-Bigorre, tél. : 0562950023, www.thermes-bagneres.com ; - Barèges-Barzun, Tél. : 0562926802, www.cielo-bareges.com ; Cauterets, tél. : 0562925160, www.thermesdecauterets.com ; Luz-Saint-Sauveur, tél. : 0562928158, www.thermes.luz.org ; Saint-Lary, tél. : 0562407171, www.saintlary.com

CHARENTE- MARITIME

Jonzac, tél. : 0546485959, La Chaîne thermale du soleil, www.chainethermale.fr 

 

CHOISIR LE BON TRAITEMENT

 

Pour soulager les symptômes les plus fréquents des maux de l’hiver, le choix est vaste. Votre pharmacien vous conseillera le traitement qui vous convient.

 

Si, dans la plupart des cas, le traitement symptomatique suffit, certaines complications peuvent cependant nécessiter un traitement antibiotique.

 

Soulager rapidement

Pour calmer la fièvre, des comprimés antalgiques/antipyrétiques, paracétamol, aspirine, ibuprofène, qui réduisent la fièvre et l’inflammation, et en même temps atténuent les douleurs.

Pour assainir la gorge, des pastilles qui favorisent la salivation et apaisent l’inflammation, des sprays adoucissants ou des collutoires pour soulager picotements et brûlures. Boire par petites gorgées de l’eau ou des tisanes pour s'hydrater. Arrêter de fumer s’impose.

Pour soulager la toux, demandez conseil au pharmacien pour un sirop antitussif en cas de toux sèche ou un mucolytique pour les toux grasses. Évitez les lieux enfumés, les parfums et les aérosols irritants.

Si votre nez coule, privilégiez les sprays à base de produits naturels pour décongestionner les fosses nasales et des dosettes de sérum physiologique ou d’eau de mer stérilisée pour laver le nez et faciliter l’évacuation des sécrétions.

 

Antibiotiques pas automatiques  !

Ne prenez pas les antibiotiques qui traînent dans votre armoire à pharmacie.

Consommés à tort et à travers, ils perdent leur capacité à soigner des maladies parfois graves. Ils ne peuvent rien contre les virus et ne sont efficaces que contre les bactéries, or la plupart des infections hivernales, (rhume, bronchite 9 cas sur 10) sont virales. Ils ne sont nécessaires que dans certains cas ou prescrits s'il y a surinfection :
dans 20 à 30 % des cas d’angine, quand une bactérie, le streptocoque du groupe A hémolytique, est en cause, pour éviter les complications, notamment le rhumatisme articulaire aigu. Consultez un médecin, lequel fera à son cabinet un test de diagnostic rapide (TDR) rapide, simple et fiable.

Si l’otite est purulente, voyez un médecin, car les complications peuvent être graves, surtout chez l’enfant. La durée normale de l’antibiothérapie est de 5 jours.

Si vous avez une sinusite, consultez quand les douleurs et la fièvre persistent plus de 2 ou 3 jours.

Evelyne Gogien


 

À savoir

La grippe dure une dizaine de jours, avec forte fièvre, courbatures, céphalées, fatigue… Elle est plus ou moins virulente selon les hivers. C’est la seule maladie hivernale que l’on peut éviter en se vaccinant.

- La vaccination est notamment recommandée aux plus de 65 ans, aux femmes enceintes, aux personnes souffrant de maladies chroniques et est, dans ce cas, prise en charge à 100%.

- La bronchiolite se manifeste par des quintes de toux sèche, sifflements, râles, difficultés à respirer… Chaque hiver, le VRS (virus respiratoire syncytial) frappe 500 000 nourrissons.

- Pour aider l’enfant à évacuer les glaires qui encombrent ses bronches, on utilise bronchodilatateurs et séances quotidiennes de kinésithérapie impressionnantes). Mais en cas de surinfection, des antibiotiques sont nécessaires.

 


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Cet article est extrait en exclusivité du magazine Bien-être & Santé - Tous droits réservés
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Mots-clés :
Hiver Nez Mal de gorge
Commentaires
0 vote
par Pascal (IP:xxx.xx1.5.71) le 30 novembre 2012 a 23H14
Pascal (Visiteur)

Avec les inepties que vous racontez dans cet article, ne compter pas sur moi pour payer un abonnement à votre magazine (il semble que ce soit le but de cet article !

Inepties : vaccinations recommandées, les autres origines de production de mucus (laitage, aliments raffinés, blé) non citées : il est préférable de se soigner et d’enrichir bigpharma plutôt que d’apprendre à ne pas être malade ! un virus ne peut se développer que sur un terrain favorable et l’infection est permise grâce à la faiblesse immunitaire.

0 vote
par desabuse (IP:xxx.xx8.209.184) le 30 novembre 2012 a 23H18
desabuse (Visiteur)

Eh oui, vous n’oubliez pas de recommander la vaccination. Comment prouver que la vaccination évite la grippe. J’en connais plus d’un qui a chopé la grippe après vaccination et pourquoi pas ceus qui ont 64 ou 63 ans. C’est totalement arbitraire cette limite. Et puis, si on meurt d’une grippe après 65 ans, c’est que son heure est venu.