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Les maladies sexuellement transmissibles en hausse sensible à Marseille
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19 février 2013
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Léa Belleval, 97 articles (Rédacteur)

Léa Belleval

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Les maladies sexuellement transmissibles en hausse sensible à Marseille

Les maladies sexuellement transmissibles en hausse sensible à Marseille

Le Professeur Didier Raoult, directeur du laboratoire de microbiologie de La Timone, à Marseille, l’assure : La chaude-pisse, la syphillis et autres infections sexuellement transmissibles ont connu une forte hausse dans la cité phocéenne l’an dernier. Et la situation serait loin d’être isolée. Pour l’intéressé, « il est urgent de changer les méthodes de prévention ».

Le laboratoire de bactéro-virologie de La Timone, qui est le seul institut de l’hexagone à exercer une veille sur les maladies sexuellement transmissibles (MST), ne dissimule pas son inquiétude : Les infections transmises par voie sexuelle, au rang desquelles les blennorragies, la syphilis et les primo-infections par le VIH, ont explosé l’an dernier à Marseille. Le Professeur Didier Raoult, responsable du laboratoire, est le premier à s’en émouvoir : « Dès le mois de septembre, nous avons vu qu’il se passait quelque chose. Notre système de surveillance en temps réel a détecté 10 fois plus de cas d’infections à gonocoques qu’en 2011 à la même époque ». Et un de ses collaborateurs précise que « par rapport à la période 2005-2011, le laboratoire a observé fin 2012 une multiplication par 10 du nombre de cas de gonococcies (chaude pisse), par 2,7 pour les cas de syphilis active et un quasi doublement des nouvelles infections par le virus du Sida ».
 
La ville de Marseille ne serait pas un cas isolé. Et comme l’observent les experts, un relâchement des comportements de protection - et on parle ici notamment de l’usage du préservatif - ont pour conséquence une augmentation continue des cas d’IST en France et dans l’ensemble de l’Europe. Et pour Bruno Spire, président de l’association de lutte contre le Sida Aides, il convient de diversifier les outils de prévention car, selon lui, «  il est illusoire de penser que l’on va arrêter les nouvelles contamination par le VIH, par exemple chez les gays, uniquement avec une politique de prévention basée sur le préservatif ».
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