Les Français vivent plus vieux mais plus malades

Les démographes ne tenaient compte jusqu’à présent que de l’espérance
de vie brute. Et l’hexagone, champion pour la durée de vie des femmes,
estimée à 85 ans, y tenait le haut du pavé. Mais désormais un nouvel
indicateur vient nuancer le tableau, il s’agit de l’espérance de vie
sans incapacité (EVSI).
Il s’agit de la durée moyenne que l’on peut espérer vivre en bonne
santé, sans être atteint de maladies chroniques venant réduire les
capacités autonomes. Et cette durée, en France, n’est que de 62 ans pour
les hommes et 63 ans pour les femmes. Il s’agit là non seulement d’un
recul, mais également d’une performance moyenne : La Suède et Malte caracolent en tête de l’UE avec, pour les deux sexes, une durée oscillant entre 70 et 72 ans.
Nos années gagnées se traduiront-elles par des visites incessantes de la part des professionnels de santé ? L’Institut national des études démographiques (Ined), qui a rendu l’étude publique le 19 avril, prévient d’emblée : « La France connaît un léger recul de l’espérance de vie en bonne santé depuis quelques années ». Certes, en 2010, les Françaises avaient une espérance de vie pharaonique, de 85,3 ans (contre 84,8 en 2008), et les Français ne faisaient pas piètre figure non plus, affichant 78,2 ans en moyenne (contre 77,8 ans deux ans auparavant).
Seulement voilà, lorsqu’il est question d’observer combien de temps monsieur et madame peuvent espérer vivre en bonne santé, les sourires disparaissent. L’espérance de vie sans incapacité (EVSI) est passée pour les hommes de 62,7 ans en 2008 à 61,9 ans en 2010. Et les femmes, ici presque rattrapées par "le sexe fort", affichaient une bonne santé jusqu’à 64,6 ans en moyenne en 2008, un chiffre qui a fléchi deux ans plus tard à 63,5 ans.
L’INED, qui a réalisé ses études de concert avec les instituts comparables des pays de l’Union des 27, note à cet effet que la France a tendance ici à rejoindre les autres pays européens : « Les écarts se réduisent entre les pays ». Et Jean-Marie Robine, co-auteur de l’étude, observe que « c’est la Suède et Malte qui ont l’EVSI la plus élevée d’Europe, avec respectivement 71,7 et 70,2 ans pour les hommes, et 71,0 et 71,6 ans pour les femmes ». A l’inverse c’est la Slovaquie qui affiche la plus piètre performance. Dans cette république séparée de son voisin tchèque, les hommes n’y vivent en bonne santé que jusqu’à 52,3 ans et les femmes jusqu’à 52,1 ans, ce qui présage de vieux jours tristes.
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Et sous prétexte d’allongement de la durée de vie ,on a fait passer la réforme des retraites,ce qui risque d’accroître les dégâts ...scandaleux !

Personnellement, je doute fortement que l’espérance de vie continue d’augmenter : les chiffres seraient-ils aussi "fiables" que ceux du chômage en France ? Les suicides explosent dans toutes les tranches d’âges, y compris celles des enfants, le cancer continue sa propagation, et malgré cela "tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes" : à un tel point qu’il est tout à fait envisageable de travailler jusqu’à 65 ans, ce qui réduirait encore plus l’espérance de vie et permettrait aux ouvriers de mourir peu de temps après avoir pris leur retraite pourtant bien mériter.... Effrayant......

Si le départ à la retraite est maintenu à 67 pour le taux plein, il n’y aura plus grand-chose à payer comme retraites et ce sera tout bénéfice pour l’état qui pourra utiliser cet argent à autre chose, comme il l’a fait pour la vignette automobile ! Tant de cotisations payées pour rien, tant de souffrance au travail pour rien ....
Et ce sera beaucoup moins le cas pour les "riches" bien sûr !

comment est définie cette espérance de vie sans handicap ??? au moins la mort c’est clair, mais je voudrais bien connaitre les protocoles . Vous devriez mettre un lien vers l’etude qu’on puisse voir ça...

je me reponds methode de sullivan...http://www.ined.fr/fichier/t_telech...








