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Les drogues dures multiplient par 14 le risque de mourir prématurément
Les drogues dures multiplient par 14 le risque de mourir prématurément
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14 février 2014 | 1 commentaires
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Hélène, 4 articles (Rédacteur)

Hélène

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Les drogues dures multiplient par 14 le risque de mourir prématurément

Les drogues dures multiplient par 14 le risque de mourir prématurément


Selon une étude publiée dans le Journal of Substance Abuse Treatment, les usagers d’héroïne et de cocaïne multiplient par 14 leur risque de mourir prématurément. L’étude est espagnole et les résultats pourraient être différents en France, certes. Reste que ces conclusions posent d’importantes questions quant à l’avènement de l’usage récréatif de drogues dures dans la société française


Des facteurs de surmortalité, spécifiques à la consommation de drogues dures


Le Journal of Substance Abuse Treatment a récemment publié une étude réalisée par des chercheurs espagnols sur les taux de mortalité des usagers de drogues dures. S’il était déjà de notoriété publique que la consommation de drogues dures comme l’héroïne et la cocaïne représente un risque pour la santé des usagers, les résultats de cette étude posent des chiffres concrets sur un danger jusque-là trop abstrait.

Les chercheurs ont comparé les taux de mortalité d’un groupe de témoins non consommateurs de drogues avec un groupe de 11 905 consommateurs de cocaïne et un groupe de 8 825 usagers d’héroïne et de cocaïne combinées. Ces derniers ont un risque de décès prématuré 14,3 fois plus élevé que la population générale tandis que les usagers de cocaïne seule voient leur taux de mortalité multiplié par 5,1.
 
Les molécules présentes dans les drogues dures ne sont généralement pas les responsables directes de ces décès prématurés. Leur consommation amène cependant le toxicomane dans un environnement non propice à l’épanouissement personnel, financier, professionnel et surtout sanitaire. Troubles de la personnalité ou mentaux, dégradation de l’environnement socioéconomique, absence d’emploi régulier, pratiques à risques… Les usagers de drogues sont mis au ban de la société et leurs addictions prennent la plupart du temps le pas sur leur volonté de s’en sortir. 
 

De l’usage récréatif au décès prématuré 

 
Cette étude est d’autant plus préoccupante que le nombre de consommateurs de drogues dures, en France particulièrement, augmente de façon significative depuis plusieurs années. « La situation de la consommation de drogues en France est de plus en plus préoccupante : hausse du nombre de consommateurs de drogues dures (entre 1992 et 2010 le nombre de consommateurs d’héroïne a doublé en France) et développement de lapolyconsommation et des pratiques à risques  » s’inquiète le député Jean-Marie Le Guen.
 
On assiste en effet à deux modifications majeures dans le monde de la drogue. Les consommateurs de drogue ne se contentent plus d’une seule substance et les multiplient, en multipliant les risques sur leur santé par la même occasion. En parallèle, les usages ne sont plus le fait de personnes en marge de la société. La consommation de drogues dures se généralise à toutes les populations, particulièrement les jeunes, victimes de l’effet de masse.
 
Banalisées et trop souvent perçues à tort comme non addictives et donc sans danger, les drogues dures sont aujourd’hui devenues un des fléaux de notre société. Il est important de sortir de l’inaction dans laquelle la France s’est embourbée depuis plusieurs dizaines d’années. Ignorer le problème ne le fera pas disparaître, cela lui permettra simplement de s’ancrer un peu plus dans les habitudes des Français et c’est là que réside le réel danger. 
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Commentaires
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par santéchérie (IP:xxx.xx2.235.103) le 4 février 2015 a 16H08
santéchérie (Visiteur)

"Banalisées et trop souvent perçues à tort comme non addictives et donc sans danger"

Pas vraiment percues comme sans danger je dirais, mais le problème c’est qu’on n’est pas tous égaux devant l’addiction et que quand une personne s’en rend compte d’elle même, il est généralement trop tard...

La question est plus d’un environnement poussant les gens à l’autodestruction et à l’oubli de soi. Est ce pire qu’avant où l’alcool avait le monopole de la défonce ? On le voit bien avec ce que vous décrivez, le problème n’est pas la dépendance à un produit précis qui "emprisonnerait" une victime mais dans le fait que la personne cherche à tout prix à fuir et à s’intoxiquer.

Il faut poser la question également de si la police et la justice sont les bons interlocuteurs pour les populations dépendantes. Assez logiquement la police/justice réprime et contraint, c’est ce pourquoi elles existent. Quand on parle de gens déjà tellement en difficulté que leur propre survie devient secondaire par rapport à quelques instants de fuite et/ou de bonheur chimique on peut en douter.

Très triste en tous cas