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Les COV, c’est dans l’air
Les COV, c'est dans l'air
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2 octobre 2012
Auteur de l'article
Françoise Bayle, 12 articles (Medecine Douce)

Françoise Bayle

Medecine Douce
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Les COV, c’est dans l’air

Les COV, c'est dans l'air

Si vous êtes du genre bricoleur, et qu’il vous arrive d’acheter des matériaux tels que peintures, lasures, colles, solvants, panneaux dérivés du bois, revêtements de murs et de sols…, vous avez sûrement remarqué l’apparition d’une nouvelle information sur l’étiquetage : il s’agit de la mention des COV.

Alors c’est quoi les COV ?

COV signifie : « Composés Organiques Volatils »

Plus simplement, ce sont des gaz, ou des vapeurs, issus pour la plupart de certains matériaux, produits d’entretien ou cosmétiques. Ils peuvent avoir des caractéristiques variables, mais certains ont un impact direct sur la santé :

 

- soit ils sont directement toxiques ou cancérigènes

- soit à long terme ils peuvent provoquer des irritations cutanées ou respiratoires

- soit leur accumulation dans l’atmosphère provoque la formation d’ozone, donc ils participent au réchauffement climatique.

Le problème est que ces émissions ne sont pas forcément perçues lors de la manipulation ou de la pose des matériaux, sauf ceux qui dégagent une forte odeur : en réalité c’est souvent sur le long terme qu’ils s’avèrent dangereux, car au fil du temps ils continuent de libérer, de façon imperceptible des émanations plus ou moins nocives dans l’air ambiant.

Surtout quand on sait que l’on passe en moyenne 70 à 90 % de notre temps dans des espaces clos ! Des études ont démontré que l’air ambiant à l’intérieur d’une pièce serait 5 à 10 fois plus pollué qu’à l’extérieur, ce qui n’est pas peu dire !

Les pouvoirs publics se sont emparés de la question, et finalement au 1er janvier 2012 une nouvelle réglementation a vu le jour : il s’agit d’un étiquetage spécial qui rend compte du dosage des COV dans le produit acheté, lorsque celui-ci a vocation d »être appliqué ou utilisé à l’intérieur des bâtiments :

Ainsi A+ serait (presque) exempt de particules nocives, alors que le C au contraire désignerait un produit plus dangereux.

C’est un progrès, cependant un label A+ ne désigne pas un produit totalement inoffensif : en effet, seulement 11 composés organiques sont pris en compte, et il en existe bien d’autres ! On peut toutefois supposer qu’il s’agit des plus dangereux. Par ailleurs il semblerait que si obligation de déclaration il y a, aucun contrôle ne serait effectué chez les fabriquants…

On peut malgré tout se réjouir que les prises de conscience concernant les polluants de l’habitat débouchent sur une évolution de la législation. Il n’en demeure pas moins que nos choix de consommation doivent impérativement tenir compte de ces données, d’une part si nous voulons vraiment améliorer notre santé, d’autre part si nous voulons vraiment contribuer à réduire les impacts des produits nocifs dans l’environnement.

Alors regardons de plus près les étiquettes !

Et vous, qu’en pensez-vous ?

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