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Les français considèrent l’éradication des infections nosocomiales (IN) comme l’une des 5 priorités du système national de santé
Les français considèrent l'éradication des infections nosocomiales (IN) comme l'une des 5 priorités du système national de santé
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30 décembre 2015
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Les français considèrent l’éradication des infections nosocomiales (IN) comme l’une des 5 priorités du système national de santé

Les français considèrent l'éradication des infections nosocomiales (IN) comme l'une des 5 priorités du système national de santé

Un nouveau rapport de l’organisation indépendante d’études MindMetre a révélé que 95 % des citoyens français considèrent que l’éradication des infections nosocomiales (IN) doit être l’une des 5 priorités pour le système national de santé, plus que la réduction des délais d’attente (74 %), plus que la recherche de nouvelles thérapies et traitements (66 %) et plus que l’augmentation du rapport infirmières-patients (64 %).

 

 

L'étude a évalué la prise de conscience du public vis à vis des IN et comment cette dernière influence la préférence pour un hôpital, et elle a étudié la probabilité que les citoyens français assignent un hôpital en justice s'ils contractaient une IN.

·  92 % déclaraient que s'ils apprenaient que leur hôpital local était mal noté pour la réduction des IN, ils insisteraient pour être dirigés vers un hôpital mieux noté

·  85 % déclaraient qu'ils seraient prêts à faire 30 km pour être soignés dans un hôpital plus sûr

·  90 % déclaraient qu'ils engageraient des poursuites contre un hôpital s'ils contractaient une IN par négligence ou normes insuffisantes de soins ou d'hygiène

La mise en place du système T2A (Tarification à l’Activité) par le Ministre de la santé en 2004 a entrainé un mode de financement unique basé sur l'activité pour les établissements de santé d'état et privés non commerciaux. Pour rétablir un financement plus équitable et plus approprié des soins aux patients dans le pays, le système T2A calcule les financements sur la base du volume de patients et de l'activité rapportés par chaque établissement de santé. Cet accent mis sur les performances a généré de bons résultats en termes de gestion économique des soins de santé, permettant aux hôpitaux efficaces de développer leurs activités dans des domaines de soins plus larges. Dans le même temps, les établissements de santé sont soumis à une pression pour fournir un volume d'activité important tout en maintenant des normes de qualité de soins élevées, avec les choix en matière de santé du public français de plus en plus informés grâce à davantage de données de performances mises à disposition.

 La création du nouveau site web Scope Santé par la Haute Autorité de Santé illustre la dégradation de la réputation qui peut résulter d'une mauvaise notation en matière de réduction des IN. 

Cette plateforme en ligne d'information des patients publie les scores de chaque établissement de santé dans le pays pour des domaines tels que les résultats des patients et, élément important, les mesures prises pour réduire les IN. La combinaison d'une prise de conscience accrue du public par rapport aux données d'IN et du choix des patients dans cet environnement concurrentiel apporte aux gestionnaires de santé un argument économique convaincant pour investir en priorité dans la réduction des IN.

En 2012, un rapport du Ministre de la santé, RAISIN (Réseau d’alerte, d’investigation et de surveillance des infections nosocomiales) a révélé que la prévalence nationale des IN en France était de 5,3 %[i], un taux cohérent avec la prévalence européenne « un jour donné » de 5,7 % d'IN rapportée en 2013 par le Centre européen de contrôle et de prévention des maladies.[ii] Alors que le nombre de patients contractant une IN pendant un séjour à l'hôpital a diminué de 7 % sur la période 2006 à 2012, la tendance inquiétante était l'augmentation de 25 % du nombre de patients présentant une IN pré-existante au moment de l'admission.[iii] Parallèlement aux efforts du Ministre de la santé et des établissements de santé pour la réduction et le signalement des IN, ces infections sont une source d'inquiétude pour le public français - 61 % des sondés de l'étude MindMetre estimaient que 10 patients sur 100 contracteront une IN à l'hôpital.

Le Programme national de prévention des infections nosocomiales[iv] du Ministre de la santé mis en place dans le pays entre 2009 et 2013 visait six objectifs clés pour réduire les IN, notamment la promotion d'une culture de la qualité et de la sécurité des soins et l'optimisation de la déclaration, ainsi que des recommandations pratiques sur l'amélioration des structures de prévention. De plus, l'organisme officiel CLIN (Comité de lutte contre les infections nosocomiales)[v] est responsable de la planification et de la mise en œuvre des stratégies pour combattre les IN dans chaque établissement de santé en France avec un plan en 100 points[vi] pour la prévention.

 

Méthodologie d'étude

Le travail de terrain a été mené par MindMetre Research pendant l'hiver/le printemps 2014/15, en face à face et par des questionnaires en ligne, parmi un échantillon national représentatif de 1 021 citoyens français (âge, sexe, région, classe sociale). Marge d'erreur : +/- 3 %.

 

À propos de MindMetre

MindMetre, filiale de Lindsell Marketing Group, est une firme de premier rang d’étude des marchés grand public et interentreprises. L'organisation étudie les tendances dans un certain nombre de domaines et de secteurs depuis la fin des années 1990, notamment la santé et médecine, la finance, le gouvernement central et local et la technologie internet. Des programmes de recherche sont menés régulièrement dans le monde, recouvrant des secteurs géographiques allant des Amériques à l'Extrême Orient. Dans le secteur de la santé, MindMetre est particulièrement connu pour sa série sur le financement de la santé, commençant au début des années 2000. Toutes l'activité de recherche de MindMetre protège strictement la vie privée et la confidentialité des personnes interrogées. Visitez le site : [www.mindmetreresearch.com->http://www.mindmetreresearch.com/] pour toute information complémentaire.

 

Cette recherche a été financée par BD grâce à une subvention éducative sans restriction.

 


 


[i] Réseau d’Alerte, d’investigation et de Surveillance des Infections Nosocomiales (Raisin), Enquête nationale de prévalence des infections nosocomiales et des traitements anti-infectieux en établissements de santé, France mai-juin 2012 Résultats, Paris, 2013 p39 file :////C :/Documents%20and%20Settings/Administrateur/Mes%20documents/Downlaods/rapport enp 2012.pdf

[ii] ECDC, Rapport de surveillance. Résumé : Étude sur la prévalence « un jour donné » des infections nosocomiales et de l'utilisation des antimicrobiens dans les hôpitaux européens 2011-2012, Stockholm, juillet

2013. http/www.ecdc.europa.eu/en/health... associated infections/point-prevalence-survey/Documents/healthcare-associated-infections-antimicrobial-use-PPS-summary.pdf, p2

[iii] Réseau d’Alerte ,d’investigation et de Surveillance des Infections Nosocomiales (Raisin) comme ci-dessus. P.125

[iv] Programme national de prévention des infections nosocomiales

[v] Comité pour la réduction des infections nosocomiales

 

 

 

 

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