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Les arrêts cardiaques : mieux appréhendés aux Pays-Bas qu’en France
Les arrêts cardiaques : mieux appréhendés aux Pays-Bas qu'en France
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12 septembre 2012
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Camille, 453 articles (Rédacteur)

Camille

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Les arrêts cardiaques : mieux appréhendés aux Pays-Bas qu’en France

Les arrêts cardiaques : mieux appréhendés aux Pays-Bas qu'en France

Au cours du congrès de la Société européenne de cardiologie qui se déroulait le 26 août dernier à Munich (Allemagne), une étude néerlandaise a démontré que le taux de survie lors d’un arrêt cardiaque est de 45% lorsque cet arrêt survient durant ou peu après une activité physique, contre 15% en dehors de ces exercices.

Cette étude fut établie aux travers des données de l’ARREST (Amsterdam Resuscitation Study) sur l’occurrence et le pronostic des arrêts cardiaques survenant hors hôpital dans la région d’Amsterdam. Ainsi, elle démontre que 2517 arrêts cardiaques ont été recensés hors hôpital entre 2006 et 2009 dont 145 arrêts se sont produits durant un exercice physique.

On notera que les principaux sports associés aux arrêts cardiaques sont le vélo, le tennis, la gymnastique et la natation, et que ces arrêts cardiaques touchent essentiellement les hommes de plus de 35 ans.

Suite à ce statut quo, sur l’ensemble des arrêts comptabilisés, 65 des 145 patients qui ont pratiqué une activité sportive ont survécu : soit 45% des patients, en conclusion 15% seulement des victimes d’arrêts cardiaques non liés à la pratique d’un sport.

Comme le souligne le Docteur Arend Mosterd, auteur principal de cette étude, « les patients ayant fait un arrêt cardiaque lié à un exercice physique ont trois fois plus de chances de survivre que ceux dont l’arrêt cardiaque n’est pas lié à un exercice ». Et ce dernier poursuit : « Aucun des survivants d’un arrêt lié à la pratique d’un sport n’a souffert de sérieux dommage neurologique, contrairement aux survivants d’un arrêt non lié à un sport ».

Suite à l’étude des données, on peut créer le profil des patients ayant fait un arrêt cardiaque lié à un sport :

  • plus jeunes (58,8 ans contre 65,5 ans pour les non pratiquants)
  • plus souvent des hommes (93,1% contre 75,7% pour les non pratiquants)
  • l’exercice physique se produit plus souvent dans des lieux publics (99,3% contre 25,3% pour les non pratiquants)
  • plus souvent en présence de témoins (89,0% contre 75,7% pour les non pratiquants
  • donne plus souvent lieu à une réanimation cardio-pulmonaire par un témoin (86,2% versus 64,4% pour les non pratiquants)
  • a plus souvent au recours à un défibrillateur automatique externe (35,2% contre 22,2% pour les non pratiquants).

De ce fait, malgré la prise ne compte de ces facteurs, le pronostic des patients ayant fait un arrêt cardiaque lié à un sport reste meilleur, il faut simplement en déterminer les raisons.

Par ailleurs, l’équipe néerlandaise note que dans une étude prospective française menée dans la population générale, les taux de survie des patients ayant fait un arrêt cardiaque lors d’un exercice physique sont trois fois inférieurs à ceux de leur étude.

D’après l’étude batave, cette distinction s’explique par la différence considérable observée entre les deux pays dans la pratique de la réanimation cardio-pulmonaire. Cette réanimation est effectuée par un témoin de l’arrêt cardiaque dans 86% des cas aux Pays-Bas, contre seulement 31% des cas en France.

Ainsi, pour diminuer le nombre d’arrêt cardiaque en France, nous devrions enseigner davantage la pratique de la réanimation cardio-pulmonaire.

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