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Les actus Santé du mois à ne pas rater !
Les actus Santé du mois à ne pas rater !
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1er avril 2009 | 5 commentaires
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Jean Zin, 23 articles (Rédacteur)

Jean Zin

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Les actus Santé du mois à ne pas rater !

Les actus Santé du mois à ne pas rater !
La sélection des news santé du mois de mars :
  • Médicaments : Le viagra est-il responsable d’une épidémie de sida chez les seniors ?,
  • Nutrition : Cest le sucre qui fait vieillir, Trop de viande rouge augmenterait le risque de décès,
  • Le saviez-vous ?  : C’est l’eau oxygénée qui blanchit nos cheveux !,
  • Prévention : Le dépistage du cancer de la prostate réduirait de 20 % la mortalité, Risques santé : les particule fines induite par la pollution seraient nuisibles pour la santé même à faible dose,
  • Maladies : une explication génétique de la schizophrénie

- Le viagra responsable d’une épidémie de Sida chez les seniors ?

Il ressort des rares études que le nombre de nouveaux cas déclarés entre quarante cinq et soixante cinq ans est en augmentation constante ces dernières années. Ainsi, dans la Région européenne de l’OMS, 8% des cas signalés en 2005 appartenaient à ce groupe d’âge tandis qu’aux États-Unis 11% des nouveaux séropositifs enregistrés en 2006 étaient des sujets âgés.

Ces résultats sont inquiétants car chez le sujet âgé l’infection à VIH évolue rapidement vers le sida. Par exemple, l’espérance de vie est supérieure à 13 ans chez les individus contaminés entre 5 et 14 ans mais elle n’est que de quatre ans chez ceux contaminés à 65 ans ou plus. La baisse de l’immunité avec l’âge explique sans doute cette accélération du processus pathologique.

Pourquoi chez les sujets âgés le taux de contamination est-il ainsi en augmentation ? L’un des coupables désignés par l’OMS serait le…viagra !

- C’est le sucre qui fait vieillir

Ce n’est même pas la consommation mais la détection de sucre dans le sang qui accélère le processus de vieillissement comme si notre ADN régulait la durée de vie des plus agés en fonction de leur prélèvement sur les ressources : seuls les plus frugaux pourraient survivre longtemps. C’est cohérent avec les autres maladies du vieillissement, liées en général à l’inflammation, que sont les diabète de type 2, la résistance à l’insuline et l’intolérance au glucose.

Nous savions que la réduction de l’apport en calories, du fait par exemple de la réduction de la quantité de sucre ingéré, pouvait prolonger la durée de vie. Selon une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université de Montréal, dont les résultats sont publiés dans la revue PLoS Genetics, c’est la capacité des cellules à détecter la présence du sucre qui intervient dans ce phénomène plutôt que son utilisation.

Les cellules de levure desquelles on a retiré le gène d’un détecteur du sucre glucose vivent aussi longtemps que celles ayant un régime faible en glucose. En d’autres termes, la durée de vie de la cellule ne dépend pas de son alimentation, mais plutôt de la détection de la nourriture dont elle dispose.

- C’est l’eau oxygénée qui blanchit nos cheveux

C’est une accumulation massive de peroxyde d’hydrogène qui provoque le grisonnement des cheveux. Ce produit, plus connu sous le nom d’eau oxygénée (H202), est par exemple utilisé (à faible concentration par les coiffeurs) pour décolorer poils et cheveux. Toutes nos cellules ciliées fabriquent un peu de peroxyde d’hydrogène, mais en vieillissant, cette production augmente.

Un phénomène similaire pourrait se produire au niveau cutané, il serait responsable du vitiligo une maladie qui se caractérise par l’apparition de tâches blanches sur la peau.

 

- Cancer de la prostate : le dépistage réduit la mortalité de 20%

La question était très controversée, pas mal de médecins prétendant qu’il ne servait à rien de faire un dépistage systématique du cancer de la prostate dont l’évolution est très lente, constituant simplement une augmentation inutile des coûts. Ces arguments ne tiennent plus.

La plus vase étude portant sur l’intérêt du dépistage du cancer prostatique se solde par un verdict sans appel. Les résultats publiés dans le New England Journal of Medicine ne souffrent en effet aucune contestation, et plaident en faveur du dépistage.

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent et la deuxième cause de mortalité par cancers chez l’homme. Mais c’est aussi la première après 50 ans.

Pourtant, une prise en charge précoce permettrait de guérir 95 % de ces cancers ! D’où l’importance de ces nouvelles données, qui devraient conforter les partisans d’un dépistage organisé. Récemment, une étude montrait qu’un simple test urinaire pourrait suffire à dépister le cancer de la prostate.

 

- Pollution : les particules fines sont nocives même à faible dose

Alors que l’on craint aujourd’hui les « pics de pollution », une longue étude démontre que leur impact sanitaire est réel mais faible. En revanche, la pollution de tous les jours, même lorsqu’elle semble réduite, est la principale responsable des effets sur la santé.

« Ce sont les expositions fréquentes, à des niveaux modérés de pollution, qui sont responsables de l’essentiel de l’impact sanitaire, et non les pics de pollution ». Voilà en substance la conclusion de l’Agence française de Sécurité sanitaire de l’Environnement et du Travail (Afsset)

Les pics de pollution ne sont responsables que de 3% des effets négatifs sur notre santé. Les 97% restant sont en fait « attribuables à des niveaux de pollution modérés (moins de 50 microgrammes/m3 NDLR), mais fréquents ».

Partant, « la réduction des émissions (de particules) doit passer avant le dispositif d’information et d’alerte sur les pics » insiste l’Afsset, d’autant plus que l’Agence n’a pas observé « un seuil de concentration en particules en deçà duquel aucun effet sanitaire ne serait constaté »…

Pour réduire les émissions de particules pas de miracles, il faut s’attaquer à la source : la combustion du bois, du charbon, du fioul. Dans les zones urbaines, les « transports qui contribuent de manière importante à la pollution ».

- Trop de viande rouge tue !

Selon une étude américaine, la consommation de viande rouge ou transformée augmente de façon globale le risque de décès, toutes causes confondues.

Les résultats font état d’une augmentation du risque de décès chez les personnes qui consomment le plus de viande rouge. Cette mortalité accrue est causée par une légère augmentation du nombre de décès par cancers ou maladies cardiovasculaires, principalement. Elle persiste même quand les données sont modérées avec d’autres facteurs épidémiologiques tels que le tabagisme, l’obésité, la consommation de fruits et légumes ou la pratique d’une activité sportive.

Il y avait un risque accru de 31% pour la mortalité totale chez les hommes et 36% chez les femmes. En revanche, une comparaison entre le cinquième des participants qui ont mangé le plus de viande blanche et les 20% en ayant consommé le moins montre que le premier groupe présentait un risque de décès légèrement moindre.

Il ne faut pas en faire trop, ce n’est pas si dangereux que ça mais quand même, d’autant plus que la viande rouge n’est pas soutenable écologiquement, les poulets notamment étant de bien meilleurs pourvoyeurs de protéines tout en étant bénéfiques pour la santé. Il ne s’agit donc pas de se priver de viande, pas même de viande rouge en petite quantité car elles fournissent du fer, mais de préférer poissons et oiseaux aux mammifères plus susceptibles d’interférer avec nos propres systèmes de régulation. 

- Une explication génétique de la schizophrénie

Des chercheurs du Picower Institute for Learning and Memory au MIT viennent de publier dans la revue Cell un article portant sur un gène nommé DISC1, l’acronyme anglais de disrupted in schizophrenia 1. Li-Huei Tsai, professeur de neurosciences au département des sciences cognitives et du cerveau du MIT, et ses collègues, y expliquent avoir découvert un lien entre ce gène et une enzyme du nom de GSK3B (en français glycogène synthétase kinase 3 bêta). Ces chercheurs ont démontré pour la première fois que Disc1 inhibe directement l’activité de cette enzyme du cerveau. Or, le chlorure de lithium, qui est prescrit pour la schizophrénie et les troubles bipolaires, agit également sur le GSK3B. On savait depuis le début des années 1990 que le gène Disc1 était probablement impliqué dans certains cas de schizophrénie car il était présent dans une famille écossaise où cette affection est fréquente.

On sait que ce gène influence la croissance des neurones dans le cerveau en développement et favorise un placement correct des neurones dans le système nerveux. Mais en travaillant avec des souris, les neurobiologistes viennent de montrer que Disc1 régule la croissance des cellules souches neurales, leur division, le moment où elles doivent devenir de nouveaux neurones et comment ils doivent se connecter.

Tsai et ses collègues ont montré qu’empêcher l’expression du gène Disc1 arrête la division des cellules souches neurales ainsi que leur transformation en neurones. Mieux, l’élimination de ce gène dans les cellules souches neurales de souris adultes déclenche des symptômes similaires à la schizophrénie, comme l’hyperactivité. Or, en donnant à ces souris un inhibiteur de l’enzyme GSK3B, les troubles disparaissent.

Il semble donc clair que Disc1, en contrôlant l’activité de GSK3B, régule bien l’équilibre entre le renouvellement des cellules souches neurales et leur transformation en neurones, ce qui à son tour influe sur les circuits nerveux à l’origine de la schizophrénie, au moins dans certains cas.

Jean Zin
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Commentaires
3 votes
par Lucas Durst (IP:xxx.xx4.214.185) le 2 avril 2009 a 13H23
Lucas Durst (Visiteur)

Poisson d’avril ! Le viagra pour les vieux ? Intéressant ! Par contre, pour ce qui concerne la prostate, le sujet n’est toujours pas tranché (ni émasculé) : pour ce qui me concerne, je ne suis toujours pas convaincu par les arguments - commerciaux - des urologues. L’étude européenne n’est pas terminée. Et de toute façon, la mortalité n’est pas améliorée. Et vaut mieux ne pas risquer l’impuissance et les couches pipi à vie. Voir le dossier sur Atoute.org : www.atoute.org/n/article117.html

1 vote
par Esculape (IP:xxx.xx3.105.17) le 2 avril 2009 a 16H23
Esculape (Visiteur)

Pour le dépistage du cancer de la prostate, votre article est bien affirmatif sur son intérêt. L’étude européenne est marquée par un surdiagnostic et l’étude US ne montre aucun intérêt à le faire.... http://www.esculape.com/uronephro/p...

0 vote
par janequin (IP:xxx.xx1.146.99) le 2 avril 2009 a 19H23
janequin (Visiteur)

Bonsoir Monsieur ZIN,

Vous serait-il possible de fournir les sources de votre article sur le Sida chez les séniors usant de Viagra. J’ai découvert quelques articles de 2006. Y en aurait-il de nouveaux ?

Merci

0 vote
par Jojo (IP:xxx.xx1.178.153) le 2 avril 2009 a 20H46
Jojo (Visiteur)

Déjà fait, il suffit de cliquer sur le titre

0 vote
par Gordzol (IP:xxx.xx2.91.109) le 18 juin 2009 a 17H44
Gordzol (Visiteur)

vous dites : "... augmentation du risque de décès chez les personnes qui consomment le plus de viande rouge. Cette mortalité accrue est causée par une légère augmentation du nombre de décès par cancers ou maladies cardiovasculaires, principalement. Elle persiste même quand les données sont modérées avec d’autres facteurs épidémiologiques tels que le tabagisme, l’obésité, la consommation de fruits et légumes ou la pratique d’une activité sportive."

le sport, les fruits et les légumes seraient des "facteurs épidémiologiques" ?