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Les actualités à ne pas manquer
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5 octobre 2009
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Jean Zin, 23 articles (Rédacteur)

Jean Zin

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Les actualités à ne pas manquer

Les actualités à ne pas manquer

Voici les dernières actualités du mois d’octobre en matière de Santé :
- La Chine sort le premier vaccin contre la grippe A
- Une puce implanté dans le corps pour détecter le virus H1N1
- Le premier vaccin contre le Sida qui fait plus de bien que de mal
- Des nanodiamants pour la thérapie génique
- La salive de tique pourrait guérir du cancer
- Un traitement précoce ralentirait le Parkinson
- Alzheimer : l’inflammation plus que les plaques responsables (angl.)
- Cannabis : les causes de l’amnésie
- Better world : Legalise drugs (New Scientist)
- Choisir le bon anti-dépresseur grâce à l’EEG

- La Chine sort le premier vaccin contre la grippe A

Un vaccin chinois, déjà au point, vient d’être autorisé à la vente dans son pays d’origine. Contrairement aux produits en cours d’étude en Occident, ce vaccin ne nécessite qu’une seule dose.
Panflu.1 serait ainsi le premier vaccin contre H1N1 à dose unique, contrairement à la majorité de ceux produits par les géants occidentaux de l’industrie pharmaceutique, qui, en effet, travaillent sur des vaccins à deux doses.

- Une puce implanté dans le corps pour détecter le virus H1N1

La société Verichip brevète une micropuce implantable dans le corps humain et capable de détecter le virus H1N1 (Seeking Alpha).

- Le premier vaccin contre le Sida qui fait plus de bien que de mal

Rien d’extraordinaire mais c’est encourageant quand même par rapport aux échecs précédents...

- Des nanodiamants pour la thérapie génique

Une nouvelle voie très prometteuse vient d’être trouvée par Dean Ho de la Northwestern University. Avec ses collègues, il avait déjà remarqué que des nanodiamants pouvaient facilement être recouverts de molécules actives qu’ils pouvaient ensuite libérer de façon très efficace dans un organisme. De plus, ces nanodiamants ont une bonne biocompatibilité. Ainsi, lui et ses collègues ont obtenu récemment d’excellents résultats avec des nanodiamants porteurs d’insuline pour accélérer la guérison de brûlures ou de blessures. Les nanodiamants traités peuvent en effet libérer cette hormone au niveau des tissus endommagés de façon contrôlée et idéale pour un maximum d’efficacité. La même conclusion avait été atteinte avec des nanodiamants recouverts de doxorubicine, une substance employée en chimiothérapie contre le cancer.
Les chercheurs se sont donc demandés si des nanodiamants pouvaient aussi être recouverts de PEI800 et s’ils pouvaient alors facilement pénétrer dans des cellules.
Non seulement les nanodiamants ont bien pénétré dans les cellules mais l’efficacité s’est révélée 70 fois supérieure à celle du PEI800, tout en conservant une excellente biocompatibilité. Comme la fabrication de ces nanodiamants est facile et peut donc devenir industrielle, les chercheurs placent de grands espoirs dans leur découverte.

- La salive de tique pourrait guérir du cancer

 
La tique, cet animal peu apprécié des hommes, est connue pour les maladies infectieuses qu’elle transmet et pour les allergies qu’elle provoque. Sa salive a la particularité d’augmenter les phénomènes inflammatoires. On entend d’ailleurs souvent des spécialistes qui déconseillent d’utiliser de l’éther pour la retirer de la peau car la tique, une fois anesthésiée, a la fâcheuse habitude de régurgiter de la salive.
Mais depuis quelques jours, cette salive est plutôt bien vue au brésil : des chercheurs de l’Institut Butantan de Sao Paulo ont découvert que celle-ci contiendrait une photoprotéine capable de guérir plusieurs cancers (cancers du pancréas, du foie, ou de la peau). Baptisée "Facteur X actif", cette protéine serait en effet en mesure de s’attaquer aux cellules cancéreuses tout en épargnant les cellules saines.
Après avoir reproduit artificiellement cette protéine dans des cuves à levure (car jusque là l’extraction se faisait en plaçant une paille sous la tête de l’animal), ils l’ont testée sur des souris atteintes de cancers de la peau. Le résultat obtenu est impressionnant : dans le cas d’un animal traité quotidiennement pendant une durée de 14 jours, la tumeur a arrêté de se développer et s’est même stoppée. Dans le cas d’un animal traité pendant 42 jours consécutifs, la tumeur a totalement disparu. La salive s’est attaquée uniquement aux cellules cancéreuses.

- Un traitement précoce ralentirait le Parkinson

 
Un médicament habituellement prescrit pour atténuer les symptômes de la maladie de Parkinson ralentit aussi la progression du handicap lié à cette affection neurologique, à condition d’être administré plus tôt.
Il montre que la rasagiline ne se contente pas de lutter contre les symptômes, mais freine aussi leur progression, selon les auteurs qui ont mesuré cette différence à l’aide de tests.
"Il faudrait peut être faire évoluer, à la lumière de ces résultats, les recommandations officielles (européennes et autres) qui incitent actuellement à attendre que les symptômes deviennent suffisamment gênants (raideur, lenteur, tremblement) pour traiter les patients".
Les auteurs eux-mêmes reconnaissent cependant qu’avec la plus forte dose de rasagiline (2 mg au lieu de 1mg), ils n’observent pas cet avantage du traitement précoce…
Voir aussi Techno-Science. La rasagiline est commercialisée sous le nom d’Azilect®. Rappelons qu’il y a aussi les pistes du clioquinol et de l’isradipine (ICAZ®).

- Alzheimer : l’inflammation plus que les plaques responsables (angl.)

 
Les gènes impliqués dans la prédisposition à la maladie suggèrent que l’inflammation, le cholestérol et l’irrigation sanguine seraient les véritables causes. Le taux de TNF-alpha serait un bon indicateur de la gravité de l’Alzheimer et de sa mortalité. Cela semble rejoindre les bienfaits des anti-inflammatoires ou de l’ICAZ® sur la maladie.
Pour la Science met en cause la préséniline :
Ces travaux détaillent en outre le fonctionnement de la préséniline au sein des synapses : normalement, cette molécule assure la libération d’un important neuromédiateur d’un neurone à l’autre, le glutamate. Il s’ensuit une libération des réserves de calcium intracellulaire dans le neurone cible, ce qui participe à la stabilisation de la synapse et à la « mémorisation » de l’information. La préséniline absente, ce mécanisme est entravé.
Cette découverte montre qu’un défaut de transmission de l’information dans les zones cérébrales de la mémorisation est peut-être la cause de la maladie d’Alzheimer chez certains patients. Une alternative aux pistes les plus fréquemment explorées, mettant en cause des fibrilles entravant le fonctionnement des neurones, et les plaques amyloïdes qui les compriment.
On avance aussi vers un vaccin.

- Cannabis : les causes de l’amnésie

 
Selon Giovanni Marsicano, l’un des auteurs de l’étude, les expériences réalisées à Barcelone et à Bordeaux ont permis d’identifier dans l’hippocampe à la fois la classe des neurones (utilisant le neuromédiateur nommé GABA) où se manifestent les phénomènes amnésiques dus au cannabis et une molécule (mTOR) qui, activée par les récepteurs cannabinoïdes, perturbe la synthèse des protéines.

- Better world : Legalise drugs (New Scientist)

 
New Scientist publie une défense de la légalisation des drogues devant l’inefficacité et la contre-productivité même de la prohibition (tout comme pour la prohibition de l’alcool).
"Loin de nous protéger, nous et nos enfants, la guerre aux drogues rend le monde beaucoup plus dangereux".
C’est aussi ce que préconise Ruwen Ogien (voir plus haut) dans son livre "La vie, la mort, l’Etat" où il plaide pour une bioéthique minimaliste acceptant le pluralisme moral, ainsi que le livre de Tom Feiling qui fait grand bruit par sa défense de la légalisation de la cocaïne, La machine à bonbons : comment la cocaïne s’est emparée du monde, où il dénonce les méthodes utilisées dans la lutte anti-drogue, qu’il estime « brutales, corrompues, racistes, inefficaces ». Et accuse les artisans de cette politique, « irrationnelle et hystérique ». Car l’essentiel est là : pour Feiling, la prohibition de la cocaïne est « inapplicable et contre-productive ».
 
 

- Choisir le bon anti-dépresseur grâce à l’EEG

Un des problèmes principaux des anti-dépresseurs est de choisir le bon ! Un Electro-EncéphaloGramme pourrait aider...
Jean Zin
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