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Le Trouble de la Personnalité Limite (Borderline) serait sous-diagnostiqué
Le Trouble de la Personnalité Limite (Borderline) serait sous-diagnostiqué
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8 juin 2009 | 2 commentaires
Auteur de l'article
Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute, 156 articles (Psychopraticien certifié)

Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute

Psychopraticien certifié
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Le Trouble de la Personnalité Limite (Borderline) serait sous-diagnostiqué

Le Trouble de la Personnalité Limite (Borderline) serait sous-diagnostiqué

Le trouble de la personnalité limite (borderline) pourrait être sous-diagnostiqué selon une étude de l’École de médecine du Mont Sinai (New York) présentée au congrès annuel de l’American Psychiatric Association. L’étude portait sur les antécédents de diagnostics et de traitements chez 70 personnes rencontrant les critères de ce trouble.

“Le diagnostic de trouble de la personnalité limite peut être difficile à poser parce que les symptômes de ce trouble chevauchent ceux d’autres troubles, explique David Meyerson de l’Université DePaul (Chicago) qui a dirigé l’étude.
 
Une autre difficulté est “qu’en théorie, deux personnes rencontrant les critères du diagnostic pourraient ne présenter qu’un seul symptôme en commun”, note-t-il.
 
Le diagnostic est posé si une personne rencontre au moins 5 des critères suivants :
  • efforts pour éviter l’évitement
  • relations interpersonnelles instables et intenses
  • perturbation de l’identité
  • impulsivité
  • tendance suicidaire
  • instabilité de l’humeur
  • sentiment de vide chronique
  • colère intense inappropriée
  • survenue transitoire, dans des situations de stress aigu, d’idéations paranoïdes ou dissociation
Parmi les participants, 34% avaient déjà reçu un ou plusieurs diagnostics psychiatriques erronés.
Les plus fréquents étaient le trouble bipolaire, aussi appelé psychose maniaco-dépressive ou maniaco-dépression (17%), la dépression (13%), les troubles anxieux (10%) et les troubles alimentaires (1%).
 
Par ailleurs, 74% de ceux qui rencontraient les critères du trouble n’ont jamais reçu ce diagnostic dans le passé, malgré qu’ils consultaient en psychiatrie depuis 10.4 ans en moyenne. Pour le 26% qui avaient reçu le diagnostic, il s’était écoulé en moyenne 4.68 ans entre le premier contact avec un professionnel de la santé et le diagnostic.
 
Le traitement le plus efficace pour ce trouble est la psychothérapie comportementale (ou cognitivo-comportementale), les médicaments ne soulageant que des symptômes spécifiques”, note Meyerson.
 
“Parmi ceux dont le trouble n’avait pas été identifié, 69% avaient déjà été traités avec des médicaments pour d’autres diagnostics. Et, 78% de ceux qui avaient reçu un diagnostic de personnalité limite avaient reçu des médicaments alors qu’il ne s’agit pas du traitement le plus efficace pour ce trouble”, dit-il. “Ceux qui avaient reçu un autre diagnostic avaient reçu la médication la plus lourde”.
 
Un diagnostic exact est plus probable quand les psychiatres utilisent au moins un interview clinique semi-structuré, insiste-t-il. Un autre indice pour le diagnostic différentiel est la différence qualitative de l’impulsivité dans le trouble de personnalité limite (difficulté de planifier et de penser aux conséquences) comparativement avec l’impulsivité du trouble bipolaire (les idées qui se bousculent).
 
“Un facteur de diagnostic inexact est la compensation financière”, note-il. Les patients reçoivent souvent un autre diagnostic officiellement, tel que le trouble bipolaire, si leurs compagnies d’assurance ne remboursent pas pour le trouble de personnalité limite.
Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute. Mon blog: PSYCHOTHERAPIE - SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE - COACHING (à Toulouse)

SOURCES

  • Medpage Today
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Commentaires
0 vote
par clarisse (IP:xxx.xx1.80.50) le 10 juin 2009 a 17H51
clarisse (Visiteur)

Titre du programmes :"Les médicaments qui tuent" !! Allez voir le rôle des firmes pharmaceutiques sur nore santé et sur le diagnostique des psychiatres...dans cette émission qui a été diffusée aujourd’hui !!Effrayant...enfin une émission qui ose ouvrir le débat sur la "puissance" des laboratoires pharmaceutiques...instruisez-vous ! (accès diffusion dès 18h30)

http://programmes.france3.fr/a-la-c...

0 vote
par martin86 (IP:xxx.xx7.203.131) le 9 février 2010 a 17H50
martin86 (Visiteur)

Vous dites : "Le traitement le plus efficace pour ce trouble est la psychothérapie comportementale (ou cognitivo-comportementale)" en gras. Rien de plus normal pour un psychiatre américain. Pourtant, les états limites et borderlines sont également pris en charge par la psychanalyse qui a beaucoup étudié ces sujets.