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Le stress peut-il favoriser la prise de poids ?
Le stress peut-il favoriser la prise de poids ?
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30 avril 2012 | 4 commentaires
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DARCHE ERIC, 64 articles (Naturopathe)

DARCHE ERIC

Naturopathe
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Le stress peut-il favoriser la prise de poids ?

Le stress peut-il favoriser la prise de poids ?

Il est important de préciser qu’en principe les hormones comme l’adrénaline ou la noradrénaline favorisent normalement la lipolyse ou oxydation des graisses, ce qui contribue à déstocker les réserves adipeuses de l’organisme. La vitesse de l’hydrolyse ou combustion des triglycérides (graisse) est accélérée par les hormones : adrénaline, noradrénaline, glucagon, cortisol, etc. Mais en cas de stress chronique, certaines hormones physiologiquement lipolytiques (qui contribue à décomposer les graisses) peuvent contribuer au stockage des acides gras dans l’organisme.

Lorsqu’un stress chronique s’installe, les glandes surrénales libèrent de grandes quantités de cortisols, une des hormones du stress. Une élévation des niveaux de cortisol peut avoir pour conséquence un excès de graisses corporelles. Contrôler le stress pourrait donc être un moyen de contrôler l’excès de poids.
 
De petites quantités de cortisol sont bénéfiques, mais lorsque sa sécrétion se prolonge, l’hormone du stress peut alors avoir des effets néfastes sur le bon fonctionnement de l’organisme, sur les systèmes cardio-vasculaires, immunitaires, neurologique et métaboliques.
 
À l’instar d’un animal qui a besoin d’énergie pour se sauver lorsqu’il est menacé par un prédateur, en réponse au stress, l’organisme provoque un apport d’énergie dans le sang sous forme de glucose. Mais chez l’être humain stressé, l’apport d’énergie ne sera pas toujours compensé par une dépense physique, d’où prise de poids. Le cortisol sécrété par les corticosurrénales provoque en effet la libération de glycogène hépatique qui se transforme en glucose. Dans d’autres cas, le stress chronique provoque une production continuelle de sucre à partir des protéines (néoglucogenèse hépatique).
 
Remarquons que le cortisol favorise l’appétit par l’envoi de puissants signaux au cerveau. Ils sont véhiculés par un neuropeptide « Y » synthétisé au niveau de l’hypothalamus, stimulant la prise alimentaire. Ce neuropeptide agit sur la production d’insuline et le stockage des graisses de réserve. L’insuline libérée par le pancréas en cas d’hyperglycémie augmente l’action des enzymes de la lipogenèse et permet l’entrée du sucre dans les cellules du corps. À l’inverse, les hormones de la satiété influencent l’hypothalamus pour faire cesser l’envie de manger. Il s’agit entre autres de la leptine produite par les tissus graisseux.
 
Ensuite le cortisol agit comme un signal pour nos cellules graisseuses : il leur demande de conserver davantage de graisses et d’en libérer aussi peu que possible. En cas de stress prolongé, il bloque aussi l’action de nombreuses hormones comme l’insuline, de telle sorte que le contrôle sanguin est perturbé et que les fringales d’aliments de confort ou de consolation sont décuplées.
 
En excès, le cortisol peut également interférer avec la sérotonine, l’un des messagers chimiques de l’humeur de notre cerveau. On sera conduit à éprouver une sensation de dépression, favorisant la prise d’aliments de compensation ou de consolation comme le sucre, les graisses, l’alcool, le café, etc. La consommation de ces aliments entretient en général l’hypoglycémie, l’hyperinsulinémie, l’insulinorésistance, et en définitive la lipogenèse qui est la formation de réserve graisseuse à l’origine de la prise de poids.
 
L’augmentation importante de cortisol peut aussi gêner la sécrétion de l’hormone de croissance avec pour effet une perte musculaire et une augmentation de la masse grasse. La sécrétion continuelle et excessive de cortisol peut « freiner » le fonctionnement de la thyroïde, ralentissant les combustions cellulaires et favorisant ainsi l’excédent de poids.
 
Le stress provoque des changements dans les habitudes alimentaires. Une charge émotionnelle importante engendre souvent un système de compensation, ou la recherche d’un refuge sous la forme d’aliments ayant un rapport avec la petite enfance. La graisse et le sucre ont une connotation affective pour bien des personnes, rattachées sans doute au lait maternel, symbole du lien physique et psychologique entre la mère et son bébé. Manger remplace alors la tendance naturelle à aimer ou à être aimé. Manger peut aussi servir de palliatif au besoin de reconnaissance.
 
L’excès de stress est souvent à l’origine de diverses carences que l’on pourra combler par l’apport de divers aliments. Il est très important de corriger ces manques. Cela concerne entre autres :
 
Le lithium indispensable à la synthèse de la sérotonine (hormone qui favorise entre autres, le calme et la sérénité). On peut trouver cet oligo-élément dans le poisson, les crustacés, les betteraves rouges, les pommes de terre, les radis, etc.
 
La vitamine C intervient dans la production d’adrénaline. Sa consommation est excessive au cours du stress. Cette vitamine est présente dans les agrumes, les fruits frais en général, les châtaignes, les noisettes, les noix, etc.
 
Les vitamines du groupe B (B1, B2, B5, B6, B9, B12). Ces vitamines sont présentes dans : les œufs, les noisettes, les lentilles, le millet, l’orge, les noix, l’amande, le poisson, l’huître, le persil, la laitue, l’abricot, le chou, le navet, l’oignon, la banane, l’épinard, le crabe, la poire, la pêche, la carotte, l’ananas, les champignons, la bette, la pomme, les coquillages, le fromage.
 
Le fer. On peut trouver ce sel minéral dans les œufs, les fruits de mer, l’eau de mer, les algues marines, les fruits secs, les fruits et légumes en général, le pollen, etc.
 
Le magnésium. On peut trouver ce sel minéral dans les lentilles, les amandes, les noix du Brésil, les noisettes, le pain complet, les fruits secs en général, ainsi que dans certains compléments alimentaires.
 
Le zinc. On peut en trouver entre autres dans le poisson, les fruits de mer, les huîtres, les algues marines, l’eau de mer, les œufs, les céréales complètes, l’ail, les amandes, les noisettes, le pollen, etc.
 
Le sélénium. On peut en trouver dans les céréales complètes, les farines complètes, les fruits frais et les légumes frais.
 
Les protéines. Toute carence peut entraîner une altération des fonctions psychiques. On peut en trouver sous forme d’œufs à la coque d’origine biologique et de poisson d’origine sauvage. Les légumineuses sont une bonne source végétale de protéines, particulièrement sous la forme germée ou trempée la veille dans de l’eau pour favoriser une bonne assimilation. L’amarante est une bonne source de protéine végétale.
 
Les glucides. Ils apportent l’énergie au cerveau, mais seraient nécessaires à la synthèse d’endorphines (de structure proche de la morphine), neurotransmetteurs procurant la sensation de plaisir et participant à la régulation du stress et de la douleur physique. Les sucres pourront être fournis grâce aux céréales complètes, à certains tubercules comme les pommes de terre, les topinambours, à certains fruits amylacés (marrons, châtaignes, etc.), aux légumineuses (pois, fèves, lentilles, haricots), aux champignons (shiitaké, maïtaké, etc.) riches en protéoglycanes, mariant de bons sucres à un aminogramme protéique équilibré (rare). Les algues brunes contribuent aussi à apporter à l’organisme des sucres complexes comme les polysaccharides (Laminaria, Fucus, Porphyra, Undaria, Macrocystis, Furcellaria fastigiata, etc.).
 
Les acides gras essentiels. Lorsqu’ils sont insuffisamment apportés au quotidien par l’alimentation, leur déficience est à l’origine de la baisse de fluidité membranaire des cellules nerveuses. Certains travaux suggèrent que les informations véhiculées par les neurotransmetteurs seraient amoindries. Ce manque de fluidité membranaire est dû, soit à un manque d’acides gras essentiels dans l’alimentation, soit à une incapacité de l’organisme de transformer les lipides apportés par la nutrition en EPA, DHA et AGL. Ces acides gras sont présents dans l’huile de noix, de périlla, dans l’huile de poisson (sauvage de préférence), comme la sardine par exemple.
Extrait du livre d'Eric Darche "Pourquoi je n'arrive pas à maigrir ?"
 
Eric Darche Naturopathe Spécialisé en nutrition ;
Consultation sur RDV et conseil aussi par téléphone.
Tel : 04 42 96 33 18
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Commentaires
2 votes
par clostra (IP:xxx.xx4.165.51) le 30 avril 2012 a 11H11
clostra (Visiteur)

Personnellement, je n’aurais pas osé...ce genre de sujet qui mérite une encyclopédie en 10 Vol.

car le stress nous y sommes constamment soumis surtout depuis que Claude Bernard a inventé l’homéostasie....

Pour faire simple :

l’état d’équilibre est l’état le plus instable

tout écart à l’équilibre provoque un stress

et lorsque le cortisol s’impose effectivement lors d’un stress prolongé (comme par exemple : la contention mais également - barbares nous sommes - lors de l’emprisonnement) : tout part dans tous les sens jusqu’à ce que mort s’en suive :

parmi les deux étapes importantes :

dans un premier temps : conservation de l’espèce (la sexualité est augmentée)

dans un deuxième temps : sauver sa peau ou ne pas être pris vivant

Ce que je pense est qu’il faut de toute urgence trouver le moyen d’expliquer ça et de le faire entrer dans nos lois (ça l’est partiellement mais "tout le monde" raconte un peu une histoire à votre manière, quasi indémêlable), sinon nous tournerons en rond avec des énergumènes qui nous disent :

"le salut est là" "non, il est ici" "mais non, venez donc au bar restaurant "J’ose" !" "mais non, courez plus vite que votre ombre, vive les endomorphines !!" etc

et quand on vous brimera car vous avez osez dire que "ceci est écrit" (la révolte, la révolution, l’insurrection) non pas dans les étoiles mais dans notre physiologie et que la société française, devenue championne de la surveillance, interdisant toute saine réaction au stress, a créé une société de contention qui va entraîner la mort d’une civilisation...simplement vous vous regarderez mourir...

http://www.agoravox.fr/actualites/c...

3 votes
par Manonnetta. (IP:xxx.xx6.156.211) le 30 avril 2012 a 11H46
Manonnetta. (Visiteur)

Merci à l’auteur qui nous aide à comprendres les mécanismes existant entre l’excès de stress et la prise de poids, ainsi que pour les conseils d’ordre nutritionnel.

1 vote
par clostra (IP:xxx.xx4.165.51) le 30 avril 2012 a 18H23
clostra (Visiteur)

merci à Manonetta de remercier l’auteur qui nous aide à comprendre les mécanismes existants entre le cortisol qui, s’il abat les défenses immunitaires, limite les problèmes d’ordre allergique, tout en provocant une rétention d’eau liée une inhibition qui entraîne une augmentation de l’ADH (hormone antidiurétique) qui n’a pas grand chose à voir avec la graisse mais néanmoins pèse lourd dans la balance, sans compte le système rénine-angiotensine-aldostérone.

bref : http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C...

"t’y bouffe t’y bouffe pas t’y crève quand même" si ce n’est d’obésité, ce sera de problème cardiovasculaire : AU SECOURS : aidez-nous à ne pas dépasser la dose prescrite de stress au delà de laquelle nous sommes en danger avec ou sans compléments alimentaires et autres captopril de mes deux ayant tout intérêt à ce que le chômage perdure ainsi que les petites retraites.

3 votes
par Manonnetta (IP:xxx.xx6.156.211) le 30 avril 2012 a 19H27
Manonnetta (Visiteur)

Merci clostra pour votre lien et vos remerciements ; je vous propose à mon tour une information qui peut etre vous intéressera mon cher docteur.....que j’ai trouvé aussi comme vous sur internet !

Le cortisol est une hormone stéroïde qui est libérée dans l’organisme en réponse à un stress physique ou psychologique. Elle fait partie d’un ensemble d’hormones corticostéroïdes sécrétées pendant le stress par la glande corticosurrénale. La sécrétion de cortisol déclenche divers processus générateurs d’énergie qui ont pour but de fournir au cerveau un apport en énergie suffisant pour préparer la personne à faire face aux agents de stress.

La sécrétion du cortisol est prédominante et, contrairement à celle de l’adrénaline qui est immédiate, elle est plus tardive et ne se produit qu’au bout de quelques heures. le rôle du cortisol est essentiel ; son action est généralisée à tout l’organisme.

Cette hormone joue un rôle déterminant dans la presque totalité des systèmes physiologiques, intervenant notamment dans la régulation de la tension artérielle, de la fonction cardiovasculaire, du métabolisme des glucides et de la fonction immunitaire.

Le cortisol possède une action hyperglycémiante, c’est à dire qu’il élève le taux de sucre dans le sang en favorisant sa synthèse dans le foie à partir des acides aminés libérés par le catabolisme des protides qu’il provoque. Le cortisol contribue ainsi à reconstituer les réserves hépatiques de sucre qui ont été utilisées initialement dans la première réaction au stress sous l’effet de l’adrénaline.

Par ailleurs, le cortisol affaiblit les défenses immunitaires de l’organisme en détruisant les tissus lymphoïdes indispensables dans la lutte contre les agents pathogènes.

La sécrétion prolongée du cortisol et des corticoïdes en général, dans le stress chronique, provoque un épuisement progressif des glandes corticosurrénales. Cette sécrétion abusive est responsable de différents troubles métaboliques et organiques dont l’hypertension artérielle, l’ostéoporose, la diminution des défenses immunitaires, la sensibilité aux maladies allergiques, le diabète de type II, des troubles cutanés, la dépression, l’obésité et particulièrement l’embonpoint abdominal qui est relié au syndrome X.

Un taux de cortisol chroniquement élevé peut entraîner une foule de problèmes de santé, de l’insulinorésistance à la destruction de cellules nerveuses, en passant par la dépression du système immunitaire. Si votre taux de cortisol est trop élevé, vous risquez de prendre du poids, de perdre votre acuité intellectuelle et de devenir vulnérable à toute une gamme de maladies.

Un stress constant entraîne une libération constante de cortisol. Lorsque votre organisme s’adapte à un stress chronique vous devenez hyperinsulinémique, ce qui provoque la libération d’une nouvelle ronde de cortisol, ce qui vous fait engraisser d’avantage (plus particulièrement dans la région abdominale), et est cause d’inflammation chronique.

L’excès de cortisol entraîne d’autres désagréments dans l’organisme, un affaiblissement du maintien et de la régénération musculaire, une diminution de la libido et des problèmes de santé cérébrale.

Quand l’organisme est contraint de produire adrénaline et cortisol jour après jour, le corps doit renouveler constamment ses réserves d’énergie. Il en emmagasine donc, sous forme de tissus adipeux, autour de la taille. C’est une solution pratique, car le cortisol sécrété par les glandes surrénales, situées au-dessus des reins, y a ainsi facilement accès. Au besoin, il puisera dans ces graisses pour les transformer en sucre.

Bien des excès de poids et d’embonpoint abdominal sont la conséquence du stress, mal contrôlé, de la vie quotidienne.

Le rôle du HSD

Un des facteurs qui vient à compliquer le rôle du cortisol dans sa relation avec les gras, est une petite enzyme qui se retrouve profondément dans les cellules graisseuses, le HSD (11 beta hydroxysteroid dehydrogenase-1). La fonction du HSD est de reconvertir le cortisol inactif en cortisol actif, qui fonctionnera à nouveau comme un puissant agent favorisant le stockage des gras, particulièrement dans la région abdominale. Des recherches ont démontré que l’activité du HSD est plus concentrée au niveau des cellules de gras abdominales que dans les autres cellules grasses de l’organisme.

En fait le HSD est présent dans toutes les cellules de l’organisme, mais une proportion beaucoup plus importante se retrouve dans les tissus adipeux, les tissus du foie et du cerveau.

Le HSD est capable d’élever le taux de cortisol sanguin, même lorsque celui-ci est à un niveau parfaitement normal.

Cela fait maintenant plusieurs années que nous savons que l’obésité peut-être associée à un taux sanguin élevé de cortisol. Mais on a constaté que des personnes soumises à un stress intense et souffrant d’obésité ou d’une forte accumulation de graisses abdominale, pouvaient présenter un taux sanguin normal de cortisol. Cela a amené les chercheurs à découvrir que certaines enzymes, particulièrement le HSD est très actif pour augmenter le taux de cortisol de l’organisme directement dans la cellule. Vous pouvez donc avoir un taux sanguin de cortisol normal et cependant souffrir d’un taux élevé de cortisol directement dans la cellule, ceci est particulièrement vrai chez les personnes souffrant d’embonpoint ou d’excès de poids.

C’est donc un véritable cercle vicieux, difficile à rompre. Les compagnies pharmaceutiques ont bien compris tout le bénéfice qu’elles pourront retirer par la production de médicaments agissant directement sur l’action du HSD. Elles sont donc lancées dans une intense recherche pour produire cette nouvelle classe de médicaments qui pourront être utilisés pour des problèmes de santé aussi répandus que le diabète, l’obésité ou les troubles du cerveau.

Comment contrôler le cortisol dans l’organisme

Réduire le taux de cortisol dans le sang, conséquence d’un stress chronique, et réduire l’activité du HSD, et la réactivation du cortisol au niveau des tissus adipeux, permettrait de prévenir et traiter ces affections et permettrait également d’atteindre plus aisément un poids santé et réduire l’embonpoint abdominal.

Le taux de cortisol dans le sang peut-être contrôlé par une gestion efficace du stress quotidien. Il existe plusieurs moyens pour contrôler les effets du stress et donc réduire notre taux de cortisol sanguin.

Les techniques de relaxation, méditation, respiration contrôlée, sont des moyens efficaces et éprouvés. Nous avons déjà développé plusieurs chroniques sur ces techniques.

La consommation de certains suppléments dits "adaptogènes" permettent de réduire l’incidence physiologique du stress. Le panax ginseng, l’ashwaganda, le suma et le schissandra, sont quelques plantes qui sont reconnues pour leur action contre les effets du stress.

Comment réduire l’action du HSD naturellement

Tel que nous l’avons démontré, il n’est pas suffisant de contrôler le taux sanguin de cortisol pour limiter l’effet de celui-ci sur l’accumulation de graisses dans l’organisme. Il est indispensable de tenir compte l’action de l’enzyme HSD dans les cellules des tissus adipeux. Cette action est indépendante de l’état de stress de la personne. En plus des méthodes mentionnées pour contrôler les effets du stress, il est donc nécessaire d’avoir une stratégie de contrôle de l’action du HSD.

Une importante consommation de fruits et légumes riches en certains flavonoïdes peut-être une stratégie efficace pour réduire l’action du HSD et réduire l’activité globale du cortisol dans l’organisme.

Les flavonoïdes sont des composés polyphénoliques possédant une action d’inhibition sur l’activité du HSD. La quercétine présente dans la pomme et l’oignon, la naringénine du pamplemousse, la génistéine et la daidzéine des fèves de soja. Ce sont tous des bioflavonoïdes qui exercent neutralisent et contrôlent l’action de l’enzyme HSD.

La naringine un flavonoïde que l’on retrouve surtout dans le pamplemousse, la tangérétine présent dans les agrumes (orange amère, tangérine, etc.), et la sinensétine que l’on retrouve dans l’orthosiphon ou thé de Java.

Ces différents flavonoïdes ont une action sur l’activité du HSD dans la cellule adipeuse.

La consommation du pamplemousse doit cependant être évitée lorsque l’on consomme certaines classes de médicaments.

Parmi les plantes, la Réglisse et plus précisément un de ses composés, l’acide glycyrrhétinique, exerce une action notable de réduction de l’activité du HSD. Mais l’usage de cette plante ne peut-être envisagé sur une longue période. En effet si elle réduit l’activité du HSD, l’acide glycyrrhétinique de la réglisse augmente la durée de vie de certaines hormones, telles que l’aldostérone, une hormone favorisant la rétention d’eau. Son usage prolongé provoque donc de l’hypertension chez certaines personnes.