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Cancer de la prostate et opération par un robot
Cancer de la prostate et opération par un robot
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14 avril 2011
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Julia Pearl, 16 articles (Rédacteur)

Julia Pearl

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Cancer de la prostate et opération par un robot

Cancer de la prostate et opération par un robot

Le robot Da Vinci a été utilisé avec succès dans plusieurs dizaines de milliers d’opérations dans le monde. On en compte actuellement 1400 à l’échelle mondiale, dont plus de 1000 aux Etats-Unis. En Suisse, seuls les hôpitaux universitaires et la clinique Générale-Beaulieu en sont équipés. Plus de 800 interventions ont été réalisées à la Clinique Générale-Beaulieu depuis son acquisition en 2003.

Cancer de la prostate : les choix offerts au patient

Lors de la détection d’un cancer de la prostate, plusieurs options sont envisageables pour parvenir à la guérison : la surveillance attentive (« watchfull waiting »), la radiothérapie et la chirurgie. Le choix d’un traitement au profit d’un autre dépend du stade de la tumeur, de l’état général du patient et de son sentiment personnel à l’égard de ces traitements. Si le choix final se porte vers la chirurgie, il en existe, comme pour de nombreuses interventions, deux types : la chirurgie classique ou robotisée.

 

La chirurgie robotisée : des avantages indéniables

De façon générale, la technique robotisée permet une vision en 3D et en haute définition lors de l’intervention du chirurgien, qui bénéficie d’une approche beaucoup plus précise de la zone d'intervention et peut accéder à des zones opératoires très spécifiques et habituellement difficiles d’accès. La précision de ses gestes est amplifiée grâce à une rotation de ses instruments sur six axes (au lieu de trois pour le poignet humain) et permet une diminution significative des saignements provoqués. Enfin, le chirurgien effectue l’intervention en position assise, ce qui réduit nettement sa fatigue et augmente sa concentration et sa précision.

Pour le patient, la précision de la dissection entraîne une diminution des incisions et des cicatrices qui sont la plupart du temps quasi-invisibles. Les risques de saignements et d’infections postopératoires sont donc nettement diminués, tout comme les douleurs ressenties après l’intervention. Enfin, et c’est un avantage essentiel dans le cadre d’un traitement du cancer de la prostate, les temps d’hospitalisation et de convalescence sont très largement réduits avec la chirurgie robotisée. Contrairement à une intervention classique, les activités du patient sont moins limitées, ainsi que les risques de perte de contrôle de la vessie ou de certaines fonctions sexuelles.

 

Un robot qui ne fonctionne pas sans l’homme

Le robot Da Vinci permet de réaliser des interventions avec autant de sécurité que les méthodes conventionnelles : il ne peut être programmé et chaque manœuvre doit être effectuée par le chirurgien directement. Pour le Dr. Charles-Henry Rochat, chirurgien-urologue à la clinique Générale-Beaulieu, « Le débat sur un risque de panne est en fait dépassé : d’une part, le robot fait l’objet d’une maintenance régulière et irréprochable et, d’autre part, les chirurgiens expérimentés en laparoscopie sont capables de poursuivre l’opération sans le robot. Le robot ne fonctionne pas sans l’homme. Il ne fait aucun mouvement par lui-même ».

Actuellement aux Etats-Unis, plus de 80% des opérations du cancer de la prostate sont réalisées avec le robot Da Vinci, une tendance qui commence à gagner les pays d’Europe équipés du robot.

Julia Pearl Community Manager de la Clinique Générale-Beaulieu
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