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LE BOOM DES ALLERGIES
LE BOOM DES ALLERGIES
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9 avril 2015 | 1 commentaires
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Bien-être et santé, 172 articles (Magazine Santé)

Bien-être et santé

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LE BOOM DES ALLERGIES

LE BOOM DES ALLERGIES

Au printemps, avec la diffusion maximale des pollens dans l’air, c’est l’alerte rouge... Les allergies sévissent cependant toute l’année et handicapent bon nombre de Français. Le point sur ce fléau en augmentation constante.

Le constat est identique dans tous les pays dits développés et même dans les pays émergents  : le nombre de personnes allergiques augmente d’année en année ­– et la tendance s’accélère. Il a doublé en vingt ans. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) classe déjà les allergies au quatrième rang mondial des maladies après le cancer, les pathologies cardiovasculaires et le sida. Elle estime que, à ce rythme, en 2050, 50 % de la population mondiale sera affectée par au moins une maladie allergique.

Plus nombreuses et plus graves
En France, de 25 à 30 % de la population souffre, à des degrés divers, d’allergie, contre à peine 5 % au début des années 1970, et l’âge de survenue des allergies s’étale désormais de la naissance à plus de 80 ans  ! En parallèle, les allergiques présentent davantage de manifestations différentes au cours de leur vie, et ces manifestations deviennent de plus en plus graves. Le nombre de personnes ayant besoin de consulter en urgence a été multiplié par 40 depuis 10 ans.

Des causes multiples
Pourquoi un tel boom  ? Les maladies allergiques ont certes une base génétique, mais les modifications rapides de notre mode de vie et de notre environnement, aussi bien extérieur qu’intérieur, peuvent altérer nos gènes et entraîner le développement d’allergies. Par exemple, l’augmentation de la température et de l’humidité dans nos habitats favorise la multiplication des acariens auxquels nos organismes deviennent ainsi plus sensibles  ; notre régime alimentaire, «  mondialisé  » et industrialisé, est composé d’une foule d’aliments et d’ingrédients différents auxquels notre ADN n’est pas adapté  ; des médicaments totalement nouveaux sont responsables de certaines allergies spécifiques  ; la pollution, le tabac voire l’amélioration de l’hygiène jouent également un rôle, et certainement bien d’autres facteurs encore mal connus.

UN ENVIRONNEMENT TRÈS ALLERGISANT

Les allergènes sont partout. Et la pollution, intérieure comme extérieure,
en augmentation constante, vient encore exacerber notre sensibilité aux allergènes. Au secours  !

En France, c’est à partir de mars, avec l’arrivée des pollens (dès février dans le sud), et jusqu’en octobre que les manifestations allergiques sont les plus fréquentes. Mais il n’y a pas que les rhinites saisonnières (le fameux «  rhume des foins  »). Toute l’année, une foule d’allergènes nous entourent. La pollution joue aussi un rôle.

Des polluants plein la maison
Dans nos habitations de plus en plus calfeutrées et humides (économie d’énergie oblige), les acariens et les blattes prolifèrent et ne connaissent guère de saison.
Autres responsables d’allergies dans nos sweet homes  : les animaux de compagnie ou les plantes d’intérieur.
On le sait moins, les polluants, en particulier les composés organiques volatils (COV) comme le formaldéhyde, libérés dans l’air par de nombreux matériaux et produits (détergents, désinfectants, désodorisants, produits de beauté, bougies parfumées, encens, huiles essentielles, meubles en aggloméré, certains parquets et revêtements de sol, peintures, vernis), sont un vrai fléau  : même si nous ne sommes pas allergiques à ces polluants chimiques, ils viennent, en se déposant dans nos voies aériennes, potentialiser notre sensibilité aux allergènes naturels comme les acariens.

Atmosphère à risque
Nous passons 80 % de notre temps à l’intérieur  : au domicile, à l’école, au travail, dans les transports, les lieux publics. Or l’environnement intérieur est cinq à dix fois plus pollué que l’environnement extérieur  ! Cela dit, la pollution atmosphérique a aussi un gros impact. Certes, les particules fines issues des pots d’échappement et les fumées industrielles chargées en micropolluants ne sont pas en soi des allergènes. Mais en se fixant sur les grains de pollens et les moisissures extérieures, qui sont des substances allergisantes, elles facilitent les sensibilisations et aggravent les allergies respiratoires existantes. Les rhinites sont les plus fréquentes  ; et, encore une notion mal connue, la rhinite allergique évolue en asthme dans plus de 30 % des cas.

De l’urticaire à l’anaphylaxie
Dans ce contexte, toutes les allergies se développent  : les allergies respiratoires et oculaires (conjonctivite) ne sont pas les seules à augmenter de manière inquiétante, les allergies cutanées et alimentaires aussi. Or, l’urticaire est pénible et la dermatite atopique (ou eczéma atopique), en général sans gravité chez le tout-petit, est parfois suivie d’asthme.
Les allergies alimentaires, qui se traduisent par des picotements au fond de la gorge, un gonflement des lèvres, des douleurs abdominales et des diarrhées, peuvent s’aggraver et donner une urticaire généralisée, un œdème, voire un choc anaphylactique avec troubles respiratoires et cardiaques qui, sans traitement d’urgence, s’avère fatal.

CONSEILS DE PHARMACIEN

- Les médicaments pour l’asthme sont dispensés sur ordonnance mais si nécessaire le pharmacien peut vous dépanner. Il vous demandera toutefois les coordonnées de votre médecin habituel.
 - Si le médecin vous a prescrit un inhalateur, n’hésitez pas à demander à votre pharmacien de bien vous expliquer son maniement. Pour être efficace, le dispositif doit être utilisé correctement. Il existe plusieurs modèles différents.
- En cas de conjonctivite allergique, instillez dans les yeux plusieurs fois par jour quelques gouttes de collyre en dosettes à base de cromoglycate de sodium (sans ordonnance).
- Dès les premiers signes de rhinite allergique, lavez les narines avec de l’eau de mer en spray
ou du sérum physiologique pour humidifier les muqueuses desséchées par les écoulements et réduire la quantité d’allergènes en contact avec elles.

RÉPONSES D’EXPERT

Dr Étienne Bidat, Allergologue à l’hôpital Ambroise-Paré (Boulogne)
« Les réactions allergiques des nourrissons aux protéines du lait de vache peuvent être immédiates ou retardées. »

Les réactions dues au lait de vache sont-elles forcément des allergies  ?
Non. Même si les symptômes cutanés ou digestifs se ressemblent, certaines réactions sont seulement des intolérances au lait, moins préoccupantes. Le mécanisme des vraies allergies au lait est immunologique, comme pour les autres allergies. Mais quand le système immunitaire répond anormalement au contact des protéines du lait de vache, la réaction allergique peut être immédiate ou bien retardée. Dans le premier cas, le plus courant, l’allergie entraîne rapidement des symptômes cutanés, digestifs, respiratoires, un angio-œdème, voire une anaphylaxie. Dans l’allergie retardée, les réactions sont insidieuses et décalées, d’où un retard du diagnostic. D’autant que les symptômes – vomissements, prurit, eczéma, reflux gastro-œsophagien, rougeur anale, pâleur, rhinite, selles glaireuses et sanglantes, mauvaise croissance – peuvent évoquer tout autre chose.

Que peut-on donner à l’enfant pour remplacer le lait de vache  ?
L’allaitement maternel peut être une solution mais, avant de faire un essai, la mère doit exclure lait et laitages de son alimentation. Certaines femmes en effet gardent beaucoup de protéines de lait de vache dans leur lait.
Sinon, on recourt à des formules à hydrolyse poussée de protéines (comme Nutramigen 2), à des préparations à base de protéines de riz hydrolysées avec ajout d’acides aminés, ou bien à des formules à base d’acides aminés.

L’allergie aux protéines de lait de vache finit-elle par passer  ?

Souvent, mais pas toujours... À partir de là, l’enfant entre cependant dans une «  carrière d’allergique »  ; autrement dit, il risque d’avoir d’autres allergies alimentaires et de développer un jour un eczéma ou un asthme

INFOS UTILES
Connectez-vous sur les sites  :
• asthme-allergies.org
• allergienet.com
• pollens.fr
• allergies.
afpral.fr
• allergieaulaitdevache.fr
• jesuisallergique.fr
• cmei-france.fr  


ALLERGIE AU LAIT MATERNEL
0,5 % des bébés allaités sont allergiques au lait de leur mère. Non pas au lait maternel en lui-même, mais aux protéines d’un ou de plusieurs aliments mal digérés par la mère et présentes dans son lait : lait de vache, œuf, poisson, cacao, orange, porc, pomme, soja, banane... Les manifestations sont les mêmes que celles de l’allergie au lait de vache.  


LES SOLUTIONS POUR CONTRER LES ALLERGIES   

Rechercher l’allergène responsable de sa rhinite, de son asthme ou de son eczéma n’est pas toujours facile, mais c’est indispensable. Pour le supprimer de son environnement ou se traiter pour éviter une aggravation.

Avec la mondialisation, la liste des allergènes potentiels, déjà importante, ne cesse de s’allonger et il n’est pas toujours aisé de repérer le responsable de son allergie.


 Repérer les allergies

• Acariens. Les déjections et les poussières des cadavres de ces bestioles invisibles à l’œil nu sont très allergisantes. Elles se nourrissent de peaux mortes et se développent dans la chaleur et l’humidité (literie, moquettes, tapis, peluches...).
• Pollens. Ce sont les pollens légers, libérés lors des floraisons de graminées (avoine, dactyle, phléole, ivraie...), d’arbres (frêne, bouleau, châtaignier, cyprès, platane...) ou bien d’herbacées (ambroisie, armoise, pariétaire...), qui pénètrent le plus dans les voies respiratoires.
• Moisissures. Elles prolifèrent dans les intérieurs vétustes ou mal ventilés. Attention, la présence de plantes favorise aussi leur développement.
• Poils et plumes  : chats, chiens, chevaux, lapins, oiseaux, rongeurs surtout.
• Venin d’hyménoptères  : guêpe, abeille, frelon.
• Certains aliments  : lait, œuf, arachide, crevettes, poisson, kiwi, pomme, noix, céleri...
• Latex  : gants de ménage, préservatifs, tétines...
• Plantes d’appartement, le Ficus benjamina en particulier.
• Médicaments  : antibiotiques surtout, aspirine, anti-inflammatoires non stéroïdiens…
• Alliages de métaux  : nickel et chrome notamment, causes d’allergies de contact.
 
Médicaments ou désensibilisation
Une fois l’allergène en cause identifié (il faut pour cela parfois recourir à des tests cutanés chez un allergologue), le plus efficace est d’éviter d’entrer en contact avec lui. Mais ce n’est pas toujours possible. Dans ce cas, un traitement s’impose, pour la crise et si nécessaire pour le fond, variable selon le type d’allergie et sa gravité  : anti-histaminiques, antileucotriènes, corticoïdes en crème, spray ou comprimés, bronchodilatateurs en cas d’asthme.
La désensibilisation est possible en sublingual (gouttes ou comprimés à laisser fondre sous la langue) pour les allergies aux pollens, acariens, chats et moisissures, mais elle se fait par injection pour l’allergie au venin d’hyménoptères. Elle permet de prévenir l’apparition d’épisodes allergiques pendant quelques années et l’aggravation de l’allergie. Malheureusement, trop d’allergiques ne se font pas diagnostiquer et ne sont donc pas traités...

EVELYNE GOGIEN


Allergie  ? ou intolérance au gluten  ?

Le gluten, formé de protéines présentes dans le blé, l’orge et le seigle, donc dans le pain, les biscuits, les pâtes, les sauces et les plats préparés, peut entraîner des réactions du système immunitaire, mais les mécanismes en jeu diffèrent selon qu’il s’agit d’une allergie ou d’une intolérance.
En cas d’allergie (rare), la réaction, respiratoire ou digestive, est immédiate et violente après l’ingestion d’un aliment contenant du gluten.
En cas d’intolérance (ou maladie cœliaque), les symptômes sont uniquement digestifs (douleurs abdominales, diarrhées...) et ne surviennent pas brutalement. C’est une maladie auto-immune qui peut entraîner des conséquences à la longue  : anémie, fatigue, douleurs articulaires même et, chez l’enfant, retard de croissance.

Cet article est extrait en exclusivité du magazine Bien-être & Santé - Tous droits réservés

SOURCES

  • www.bienetre-et-sante.fr
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par Marchaux (IP:xxx.xx1.90.217) le 4 avril 2015 a 16H00
Marchaux, 94 articles (Rédacteur)

Dès que le Printemps arrive, je commence pour ma part à avoir des conjonctivites.