Accueil du site
> Santé & Maladies > Les Actus
Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
La vue, c’est la vie ! Prenez-en soin à tout âge
La vue, c'est la vie ! Prenez-en soin à tout âge
catégorie
note des lecteurs
date et réactions
20 septembre 2011
Auteur de l'article
Bien-être et santé, 172 articles (Magazine Santé)

Bien-être et santé

Magazine Santé
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
172
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

La vue, c’est la vie ! Prenez-en soin à tout âge

La vue, c'est la vie ! Prenez-en soin à tout âge

On peut corriger sa vue en cas d’anomalie et même prévenir des maladies oculaires graves. À condition de se faire surveiller régulièrement tout au long de la vie !

C’est au cours des deux premières années de vie, et surtout des six premiers mois, que s’acquiert la vision. Or, passé le premier examen réalisé à la naissance, on n’y prête plus guère attention. Ainsi, comme le test de vision recommandé entre le 6e et le 8e mois n’est pas obligatoire, il est souvent méconnu des parents.
 

Enfants, dépistage obligatoire !

 
Ne passez pas à côté de ces trois examens, il y va de l’avenir de votre enfant.
  • Vers 9 mois, premier bilan visuel obligatoire, chez un ophtalmologue. C’est à cet âge que les corrections et la rééducation donnent les meilleurs résultats, par exemple un cache sur le « bon œil » pour faire travailler l’œil « paresseux ». Le spécialiste peut aussi détecter des atteintes oculaires rares, mais graves et beaucoup plus faciles à traiter quand elles sont diagnostiquées tôt : glaucome congénital, cataracte infantile, rétinoblastome, rétinopathie pigmentaire des prématurés.
  • Vers 2 ou 3 ans, premier dépistage officiel des troubles visuels. Il est important, car il permet de détecter un strabisme ou une amblyopie (baisse visuelle) et la correction est vraiment efficace. Mais cet examen n’est pas encore généralisé.
  • À 5 ou 6 ans, avant l’école primaire. Ce test reste utile, notamment pour dépister des anomalies de la vision des couleurs comme le daltonisme.
 

Verres teintés

De votre côté, soyez vigilants. Si votre enfant se cogne souvent, plisse les paupières, cligne des yeux, larmoie ou penche bizarrement la tête, prenez vite rendez-vous chez l’ophtalmo, les délais sont longs… Autres signes d’alerte quand l’enfant est à l’école : il dessine, écrit ou lit le nez sur son cahier, souffre de maux de tête, confond certaines lettres, perd une ligne en lisant… Les trois anomalies visuelles les plus courantes sont : la myopie (vision floue de loin) quand les parents sont eux-mêmes myopes, l’hypermétropie (bonne vision de loin, mauvaise de près) et l’astigmatisme (vision déformée).
 
Aujourd’hui, le choix des montures, jolies et adaptées à leur nez, est très large et les verres correcteurs ont progressé. Il existe maintenant des verres à teinte variable pour enfants (clairs à l’intérieur et la nuit, foncés au soleil) qui bloquent 100 % des UV. Une bonne chose pour le Pr Joseph Colin (hôpital Pellegrin, Bordeaux) : « Avant l’âge de 10 ans, le cristallin, immature et totalement transparent, laisse passer 70 % des rayonnements UV, contre 10 % à l’âge de 30 ans. ». Les effets de cette surexposition, à la plage mais aussi toute l’année, sont cumulatifs et c’est une fois adulte que l’enfant va la payer : cataracte, DMLA, mélanome oculaire. Hélas, jusqu’ici, les verres teintés sont peu demandés pour les enfants.
 
 

Myopie, mieux surveiller

Comme la myopie est souvent héréditaire et apparaît le plus souvent entre 6 et 10 ans, elle est en général dépistée et corrigée à l’aide de lunettes, de lentilles mais aussi, de plus en plus, de la chirurgie. Pourtant, les myopes ne consultent pas aussi régulièrement qu’ils le devraient. Ils sont en effet plus exposés et plus tôt à des maladies de l’œil : lésions de la macula (tache au centre de la rétine), décollement de rétine, cataracte, glaucome. Plus la myopie est forte, plus ce risque est élevé.
 
Deux conseils : après 40 ans, faites-vous surveiller chaque année. Et au moindre symptôme (éclairs, mouches volantes, distorsion des images, tache sombre, baisse de vision importante), vite aux urgences.
 

 

Glaucome, dépister dès 40 ans

À partir de 40 ans, gare au glaucome, une maladie grave qui évolue insidieusement et se manifeste souvent quand elle a déjà causé des dégâts irréversibles. Faites-vous dépister tous les deux ans, même si vous n’avez aucune anomalie, et tous les ans dès l’âge de 20 ans si vous avez des antécédents familiaux. Aujourd’hui, une personne atteinte de glaucome sur deux ne le sait pas et court le risque de devenir aveugle, alors qu’un traitement préventif est très efficace. Du moins en cas de glaucome à angle ouvert, le plus fréquent.
 
Pourquoi a-t-on un glaucome ? Le filtre qui résorbe l’humeur aqueuse, liquide nutritif sans rapport avec les larmes, se bouche peu à peu et en freine la sortie. Résultat : la pression intraoculaire augmente, mais on ne la sent pas. Pour la faire baisser et éviter ainsi de perdre peu à peu la vue, il suffit de mettre dans les yeux un collyre antiglaucomateux (sur prescription bien sûr) une ou plusieurs fois par jour et à vie. Un petit geste qui sauve la vue !
 

Presbytie, lentilles et chirurgie

Après 45 ans, rien à faire, tout le monde commence à devenir presbyte… Il ne sert à rien de retarder le moment de porter des lunettes, au contraire les yeux se fatiguent.
 
Autres solutions maintenant au point : les lentilles à double foyer, progressives ou à correction différente selon l’œil (une pour la myopie et l’autre pour la presbytie) et la chirurgie. Si vous n’avez pas encore vu d’ophtalmo, c’est aussi le bon moment pour faire un examen complet des yeux et de la rétine, un fond d’œil, et mesurer la pression intraoculaire.
 

Cataracte, plus précoce

Vous vous croyez à l’abri de la cataracte jusqu’à 60-65 ans au moins ? Erreur, on voit des cataractes de plus en plus tôt et même à 40 ans ! La cause principale reste l’usure du cristallin qui s’opacifie peu à peu, mais l’exposition solaire joue aussi un rôle. Les signes qui doivent vous faire penser à un début de cataracte et consulter : vous nettoyez vos lunettes alors qu’elles sont propres, votre vue baisse, il vous faut plus de lumière pour voir de près, les couleurs perdent de leur éclat, les lumières vives vous agressent.
 
Pas de panique, aujourd’hui la cataracte se soigne très bien et l’intervention permet de récupérer une vision de loin normale, même à un âge tardif. Cette intervention, qui consiste à remplacer le noyau opacifié du cristallin par un implant artificiel, se pratique de jour sous anesthésie locale (gouttes dans l’œil), mais toujours en milieu aseptisé.
 

DMLA, des progrès

La DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) est la maladie qui fait le plus peur parce qu’elle se soigne mal et parce qu’on ne connaît pas encore toutes ses causes : âge, tabac, génétique, problèmes circulatoires… La macula, petite zone au centre de la rétine qui joue un rôle clé dans l’acuité visuelle vieillit rapidement. La DMLA épargne la vision à la périphérie de l’œil et n’entraîne pas une cécité complète, mais rend la vie très difficile. Impossible de distinguer les détails, de conduire et même de reconnaître les visages. Elle débute en général après 50 ans et le risque augmente avec les années. Encore une bonne raison de voir régulièrement votre ophtalmo.
 
Il existe deux formes de DMLA : la forme dite humide est la moins fréquente, mais la plus grave, car elle évolue rapidement. C’est donc là que se sont portés les efforts de la recherche et il existe maintenant des traitements (injections régulières dans la cavité de l’œil) capables de stabiliser les lésions, à condition de réagir vite. En revanche, la forme sèche, plus courante et d’évolution lente, ne bénéficie pas encore de traitement efficace. Mais la prise de compléments alimentaires, antioxydants, notamment oméga 3 et lutéine, semble ralentir sa progression. Et la recherche progresse !
 
Lucile Dautrement
 

Bon à savoir : Remboursements… minuscules

Depuis mai 2011, les montures de lunettes et les verres correcteurs sont remboursés à 60 % du tarif Sécurité sociale au lieu de 65 %.
  • Lunettes. Pour les verres, les tarifs varient selon le degré de correction et l’âge. Pour les montures, le remboursement est calculé, avant 18 ans, sur la base forfaitaire de 30,49 €, soit 18,29 € et après 18 ans, sur la base de 2,84 € soit… 1,70 €. Mutuelles et complémentaires santé prennent en charge tout ou partie des frais restants.
  • Lentilles réutilisables, jetables, journalières ou hebdomadaires. La Sécurité sociale accorde un remboursement annuel à 60 % sur la base de 39,48 € (soit 23,69 €) si l’affection ou le défaut visuel ne peut être corrigé par des lunettes. Les mutuelles les remboursent une fois par an, à des degrés variables, même si elles ne sont pas prises en charge par la Sécurité sociale.
Gardez l’original de votre ordonnance car les opticiens peuvent maintenant renouveler lunettes de vue et lentilles de correction si celle-ci date de moins de 3 ans (sauf mention). Les opticiens peuvent au besoin ajuster la correction en prévenant l’ophtalmo.
 

Détecter les premiers signes

 
  • Presbytie. Vers 45 ans, vous allongez vos bras pour lire une étiquette ou un journal et vous vous rapprochez de la lumière. Normalement, vous devriez lire de près à une distance d’environ 40 cm, c’est-à-dire coudes à angle droit. Dès que vous êtes obligé d’ouvrir cet angle pour bien voir, consultez un ophtalmologiste
  • DMLA. Attention, les premiers signes n’évoquent pas forcément la maladie : diminution de l’acuité visuelle et besoin de rajouter de la lumière pour lire. Au stade plus avancé : sensation d’une tache sombre au centre du champ visuel, lignes droites déformées, gondolées.
  •  Glaucome aigu à angle fermé. Contrairement au glaucome à angle ouvert, cette forme se manifeste par une élévation brutale de la tension oculaire : douleurs intenses de l’œil, vomissements, baisse de l’acuité visuelle, rougeurs, dureté du globe oculaire. C’est une urgence. La Sécurité sociale rembourse aux adultes 1 stylo autopiqueur par an, 2 aux enfants et aux ados, et un lecteur de glycémie tous les 4 ans aux adultes, 2 aux enfants (un pour le domicile, un pour l’école).

 

Les solutions en pharmacie : Lunettes loupes et collyres

 

Outre les collyres pour apaiser ou nettoyer les yeux fatigués, irrités, agressés par la pollution ou la poussière, les collyres pour abaisser la pression oculaire (sur prescription) et les solutions d’entretien pour lentilles, le pharmacien peut aussi commercialiser des lunettes loupes pour presbytes, peu coûteuses, et des lunettes solaires. Certains pharmaciens, peu nombreux, ont un véritable espace optique-lunetterie, mais dans ce cas, doivent avoir suivi une formation particulière (BTS d’opticien-lunetier) ou confier la responsabilité du rayon à un opticien salarié.

 


 

Numéro Septembre 2011

Le magazine Bien-être & Santé est un mensuel gratuit offert à leurs clients par les pharmaciens abonnés uniquement. Pour savoir si votre pharmacie est partenaire, rendez-vous sur le site dédié.

Cet article est extrait en exclusivité du magazine Bien-être & Santé - Tous droits réservés

POST-SCRIPTUM

  • Infos utiles


    Gros caractères pour malvoyants

    - Éditions À vue d’œil : plus de 200 livres imprimés en gros caractères. On peut commander par Internet, courrier ou bien par téléphone. 27, avenue de la Constellation, BP 78264, 95801 Cergy Pontoise cedex. Tél. : 01 30 38 75 69. Site : www.avuedoeil.fr

    - Mieux voir : magazine mensuel sur des sujets variés, bimestriel de jeux (mots croisés et fléchés, sudoku) en gros caractères, aides visuelles et jeux de cartes pour malvoyants. 180, rue de Genevois, 73000 Chambéry. Tél. : 04 79 33 31 75. Site Internet : www.mieux-voir-magazine.com
Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté