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La viande cancérogène : pas de panique, 4 conseils pour une consommation saine
La viande cancérogène : pas de panique, 4 conseils pour une consommation saine
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29 octobre 2015
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mackysanogo, 31 articles (Rédacteur)

mackysanogo

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La viande cancérogène : pas de panique, 4 conseils pour une consommation saine

La viande cancérogène : pas de panique, 4 conseils pour une consommation saine

La viande transformée (comme la charcuterie) et la viande rouge seraient cancérogènes. C’est ce qu’affirme l’Organisation mondiale de la santé, dans un rapport basé sur 800 études scientifiques. Doit-on manger moins de viande (ou plus du tout) ? Explications du nutritionniste Frédéric Saldmann.

 

 

La publication du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), n’avance rien de surprenant. En effet, il s’agit d’une méta-analyse de 800 études déjà réalisées sur les risques de cancers chez l’homme, et qui corrobore beaucoup de données sur la viande.

Des risques de cancers : oui, en cas de surconsommation

Le constat est connu depuis longtemps : oui, la viande, en particulier quand elle est transformée, peut engendrer des risques de cancers. Les nitrosamines, présentes naturellement dans la viande, ou ajoutées durant le procédé de transformation pour sa conservation, sont des composés qui peuvent favoriser une carcinogénèse. En se développant dans le tube digestif, ces produits peuvent avoir un effet irritant, entraînant ainsi un risque de cancer du côlon ou du rectum. Quelques études relatives font également un lien entre la charcuterie et les cancers du pancréas.

Malgré l’alarmisme véhiculé par la publication de l’OMS, il ne faut toutefois pas céder à la panique. Les risques de cancers ne s’appliquent qu’à des personnes consommant de la viande ou de la charcuterie de manière excessive.

 

4 critères pour une bonne consommation de viande 

La consommation de viande est une question de quantité, de fréquence, de mode de préparation et d’accompagnement.

1. Quantité

Lorsque l’on commande un steak-frites aux États-Unis, on a souvent de quoi nourrir une famille entière en France, c’est beaucoup trop. Il faut manger de la viande en petites portions.

2. Fréquence

Nous n’avons pas besoin de manger de la viande tous les jours, encore moins midi et soir. Ce sont les personnes qui en consomment quotidiennement qui s’exposent à des risques sanitaires, pas ceux qui en mangent trois fois par semaine et de manière raisonnable. Consommer de la viande au maximum un jour sur deux est largement suffisant.

3. Préparation

Comme nous l’avons vu plus haut, les produits à base de viande transformée, comme la charcuterie, présentent légèrement plus de risques pour la santé. Mais c’est également le cas de la viande rouge trop cuite et carbonisée, comme les Texans peuvent beaucoup en consommer. Or, une croûte brûlée est aussi nocive que des dizaines de cigarettes ! Cela correspond à un facteur de risque pour la santé si ce type de consommation devient quotidienne.

4. Accompagnement

Au Japon, où l’on consomme du bœuf avec beaucoup de légumes, l’incidence de cancers du côlon reste faible. Si vous accompagnez votre viande de légumes, qui ont un effet anti-cancérigène, vous contrebalancez largement les risques du produit.

La sédentarité, plus dangereuse que la charcuterie

Enfin, le risque n’est pas tant dans l’alimentation que dans la sédentarité. Ce n’est pas une tranche de jambon qui va causer un cancer, mais l’absence d’activité physique quotidienne. En d’autres termes, ce n’est pas la viande en elle-même qui peut poser problème – tout produit peut être néfaste pour la santé, y compris les légumes chargés de pesticides – mais la manière dont on la consomme. 

 

 

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Mots-clés :
Viande Cancer Charcuterie