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La toxicité des cigarettes électroniques
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22 janvier
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Camille

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La toxicité des cigarettes électroniques

La toxicité des cigarettes électroniques

Depuis la création des cigarettes électroniques dans les années 60, des chercheurs s’interrogent sur leur toxicité. A ce jour, si les experts reconnaissent que les e-cigarettes permettent de lutter contre le tabagisme et les risques connus de dépendance à la nicotine, ils restent néanmoins critiquent sur les substances présentes dans les solvants.

 

Bien que la cigarette électronique contient moins de produits chimiques susceptibles de présenter des risques sérieux pour la santé par rapport à la cigarette classique, elle n’est pas inoffensive pour l’organisme.

En France, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) est plutôt favorable à son utilisation. D’ailleurs, elle précise qu'« à ce jour, aucun effet indésirable ou cas d’intoxication en lien avec la présence de ces solvants n’a été rapporté ».

Cependant, parmi les 7.000 parfums de cigarettes électroniques et certains liquides contenant de la nicotine utilisés comme recharge, peuvent se trouver des substances chimiques dangereuses.

En septembre 2013, la revue 60 millions de consommateurs rapporte que des tests faits sur une dizaine de modèles de cigarettes électroniques ont décelé la présence de molécules cancérigènes en quantité significative comme le formaldéhyde, l’acroléine ou l’acétaldéhyde.

Cette année, une étude a également conclut que respirer de la vapeur d'une e-cigarette rend l’organisme plus vulnérable à la pneumonie et à la grippe. Toutefois, certains commentaires de scientifiques à cette publication émettent des doutes quant à la pertinence de cette étude menée sur des souris, évaluant que la même exposition pour un être humain nécessiterait une aspiration à un rythme irréaliste (11 à 13 fois par minute).

Récemment, des chercheurs de la faculté de santé publique de l’Université de Harvard (Massachusetts, nord-est) ont découvert la présence de diacétyle, d'acétoïne et de pentanédione (substances liées à des maladies pulmonaires graves), dans plus de 75% des cigarettes électroniques aromatisées et des recharges testées. Souvent présent dans les arômes, ces trois substances testé en laboratoire se retrouvent inhalées par les vapoteurs. D’ailleur, deux autres substances nocives ont également été détectées dans un grand nombre d’essences aromatiques, dont des variétés prisées par les jeunes vapoteurs comme la « barbe à papa » ou le « cupcake ».

Pour les revendeurs de cigarettes, qui font parvenir la plupart des cigarettes électroniques des usines chinoises de Shenzhen et de Hong Kong, certaines de ces substances chimiques sont sans risque vu qu’elles sont autorisées et jugées sûres dans les produits alimentaires.

Enfin, malgré l’absence d’étude sur le long terme, sur la toxicité de la cigarette électronique, les médecins et spécialistes resteront divisés et continueront à donner un avis basé sur le principe de précaution. Malgré tout, ce produit commence à montrer son efficacité dans le sevrage tabagique.

SOURCES

  • Associated Press
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