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La thyroïde, chef d’orchestre !
La thyroïde, chef d'orchestre !
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9 janvier 2013
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Annie Casamayou, 37 articles (Naturopathe)

Annie Casamayou

Naturopathe
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La thyroïde, chef d’orchestre !

La thyroïde, chef d'orchestre !

Il n’est pas rare d’entendre autour de soi des gens lésés par le dérèglement de leur thyroïde. Cet organe du corps humain est en effet souvent associé à des maladies, à de la fatigue persistante et/ou à un mal être. Comment comprendre cela ? Mieux, comment y remédier naturellement ?

La thyroïde chez l’être humain

Il s’agit d’une glande endocrine située sous la pomme d’Adam qui joue le rôle d’un vrai chef d’orchestre. Elle régule le métabolisme des cellules et l’ensemble des fonctions du corps en sécrétant des hormones indispensables à la santé. Si son activité s’emballe, les organes du corps tournent alors à plein régime. On parle d’hyperthyroïdie. A l’inverse, si elle fonctionne au ralenti, c’est tout l’organisme qui ralentit.

Chez l’être humain, et en particulier chez la femme, ces perturbations hormonales ne sont pas rares. Notamment au moment des grands changements hormonaux dans le corps de la femme : la grossesse, l’accouchement et la ménopause.

Les anomalies thyroïdiennes sont d’une grande variété, celles qui affectent la forme de la glande par des nodules ou des kystes n’entraînent pas forcément d’anomalie des sécrétions hormonales. D’autres pathologies sont des maladies auto-immunes. Si nécessaire, les techniques actuelles permettront de pratiquer une intervention chirurgicale (ablation) de la glande. Néanmoins la plupart du temps, les problèmes de thyroïde ne nécessitent pas d’intervention chirurgicale.

 

Les 3 grands risques liés à la thyroïde

  • Thyroïdite : il s’agit d’une inflammation de la thyroïde. Souvent elle est d’origine virale suite à une infection au niveau de la gorge. Autrement, il peut s’agir d’une conséquence de la grossesse, c’est une période à risque qui peut aggraver une pathologie existante ou révéler un problème sous-jacent. Pendant la grossesse, l’activité de la thyroïde est augmentée puisqu’il faut fabriquer les hormones maternelles et celles du fœtus. Les besoins en iode sont accrus. Après l’accouchement, il peut y avoir aussi de l’hypothyroïdie.
  • Hyperthyroïdie : cela correspond à un emballement du rythme de production des hormones. Le fonctionnement du corps s’emballe alors, ce qui se matérialise souvent par une perte de poids, une nervosité exacerbée et un rythme cardiaque rapide. C’est ce que l’on retrouve notamment dans la maladie de Basedow, une pathologie auto-immune
  • Hypothyroïdie : très fréquent, il est possible que la thyroïde ne produise pas assez d’hormones. Les fonctions du corps sont affaiblies, avec fatigue, difficulté à se concentrer, prise de poids, etc. Le diagnostic peut être établi par le dosage sanguin de la TSH. La période de déséquilibre important est celle de la ménopause, où il faut veiller à dépister les éventuels dysfonctionnements de la thyroïde.

 

Zoom sur l’hypothyroïdie : alimentation

Si vous souffrez d’hypothyroïdie, en parallèle à votre suivi médical classique, il est possible d’accompagner par l’alimentation ce dérèglement hormonal. Des réflexes bons à prendre :

  • Iode : l’iode ne peut pas être stockée par l’organisme en grande quantité. C’est pourquoi il faut des apports quotidiens par l’alimentation, sachant que les apports sont multipliés pour les femmes enceintes ou allaitantes. Tous les produits de la mer sont riches en iode, poissons, fruits de mer et surtout les algues. Pour une 1e approche gustative des algues, utilisez les algues séchées en paillettes à saupoudrer dans une sauce salade, des crudités (carottes râpées mummm !), les poissons, l’eau de cuisson du riz, etc.
  • Zinc : c’est un des indispensables pour lutter contre une baisse de production hormonale. Le zinc se trouve surtout dans les graines de courge, les huîtres et le foie de veau.
  • Sélenium : c’est un oligo-élément que vous retrouvez notamment dans les noix du Brésil, le thon, les moules.
  • Lierre grimpant (Hedera Helix TM) que l’on trouve notamment conditionné en extrait liquide à utiliser avec parcimonie. Quelques gouttes suffisent comme vous le conseillera votre naturopathe.
  • Éviter les aliments goitrogènes. Ce sont entre autres les choux, radis, patates douces et autres graines de soja. Si leur bienfaits pour la santé sont réels, les consommer en de trop grandes quantités aurait pour effet d’annuler l’action essentielle de l’iode sur la production d’hormones thyroïdiennes. On observera alors un grossissement, ou goitre, au niveau de la thyroïde.
  • Stress : c’est un fort facteur d’inhibition de la production d’hormones. Ainsi il conviendra de pratiquer régulièrement des activités telles que le yoga, ou le sport tout simplement pour se débarrasser du stress.
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Mots-clés :
Thyroïde