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La santé naturelle confisquée par la pharmacie ?
La santé naturelle confisquée par la pharmacie ?
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7 avril 2010 | 20 commentaires
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Jean-Luc Martin-Lagardette, 33 articles (Journaliste)

Jean-Luc Martin-Lagardette

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La santé naturelle confisquée par la pharmacie ?

La santé naturelle confisquée par la pharmacie ?

L’Ordre des pharmaciens poursuit devant les tribunaux, avec succès, les compléments alimentaires non diffusés dans ses réseaux. Prétexte ? Ce sont des médicaments ! La justice, interprétant la loi de façon partiale et avec l´appui du gouvernement, lui donne raison, au prix d’un double-jeu inquiétant et en contradiction avec les règles européennes.

Deux jugements récents pouvaient laisser penser que la France allait rentrer dans le rang européen, en matière d’autorisation des compléments alimentaires. 

En effet, pour deux affaires différentes, les tribunaux, en premier jugement puis en appel, avaient relaxé les prévenus, des entreprises qui commercialisent des extraits de plantes, vitamines et minéraux.

Ces entrepreneurs étaient poursuivis par le Conseil national de l’ordre des pharmaciens (Cnop) qui les accusaient de vendre ce qu’il considérait comme des médicaments et d’exercer illégalement la médecine.

Mais, en cassation, la Cour a rendu, le 2 et le 18 février 2010, deux arrêts contradictoires : elle leur a donné raison sur le premier point et tort sur le second. En clair : « Vos produits sont bien des médicaments, pas des compléments alimentaires. Mais en les vendant vous n’êtes pas coupables d’exercice illégal de la médecine. » 

Difficile à comprendre un tel message : « On ne vous interdit pas de vendre ces produits, mais si vous les vendez, on vous tombe dessus ! »

On comprend mieux la contradiction si on éclaire ces décisions par le contexte français très spécifique du lobby médical et pharmaceutique. Lequel tente de défendre bec et ongles une position monopolistique de plus en plus ébréchée par Bruxelles. En effet, les pharmaciens cherchent à empêcher le développement de produits nouveaux non soumis aux mêmes contraintes que les médicaments mais ayant un effet « nutritionnel ou physiologique » appelés à une belle fortune : les compléments alimentaires.

Revenons quelques années en arrière. En 2006, fabricants et importateurs de compléments alimentaires s’étaient réjouis, mais un peu trop vite. « Bruxelles avait condamné la France à plusieurs reprises ces dernières années pour avoir de manière presque systématique empêché les consommateurs français d’avoir accès à des substances naturelles qui sont librement vendues partout ailleurs, explique l’avocate Isabelle Robard. Les autorités sanitaires françaises ont enfin fini par bouger en adoptant un décret conforme à la réglementation européenne ».

Effectivement, le 20 mars de cette année, le décret n°2006-352 relatif aux compléments alimentaires donnait un statut officiel à ces substances dont le flou juridique permettait toutes les poursuites de la répression des fraudes (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes - DGCCRF). Plantes, vitamines, minéraux et autres préparations nutritionnelles (voir encadré), dotés d’une existence légale, pouvaient enfin prétendre à l’octroi d’autorisations administratives en bonne et due forme. Les professionnels pensaient pouvoir exercer leur métier sereinement sans la menace permanente de poursuites.

C’était sans compter avec l’Ordre des pharmaciens et l’industrie pharmaceutique qui veulent empêcher le développement de ce marché hors de leur contrôle. Ils multiplient les procédures, allant jusqu’à la Cour de Cassation, sous le prétexte que ces substances sont des « médicaments », donc soumis à autorisation de mise sur le marché (AMM).

Chaque entreprise est finalement condamnée, à l´étape actuelle du périple judiciaire, à plus de 30 000 € de dommages et intérêts au profit du Conseil national de l’ordre des pharmaciens (Cnop).

Conséquence des arrêts : les fabricants de compléments alimentaires, qu’ils soient composés de vitamines et minéraux ou de plantes, risquent tout simplement de disparaître, bien que ces produits soient reconnus par le décret de 2006 comme non-médicaments.

Et ce, même s’ils sont expressément autorisés à la vente libre (comme partout ailleurs en Europe). En effet, le décret n° 2008-839 du 22 août 2008 précise bien que : « Lorsque l’emploi de plantes médicinales inscrites à la pharmacopée a été autorisé dans les compléments alimentaires en application du décret n° 2006-352 du 20 mars 2006 relatif aux compléments alimentaires, ces compléments alimentaires peuvent être vendus par des personnes autres que des pharmaciens ».

Autre contradiction, qui confine à la schizophrénie : si ces compléments n’ont pas l’AMM, ils devraient être interdits de vente aussi en pharmacie. Or, vous pouvez facilement le constater partout, ces produits trônent sur les présentoirs des officines. Mais cela ne gêne pas la justice ! Les pharmacies ne sont poursuivies par personne pour un acte commercial qui devient un délit hors de leurs murs. Le consommateur est donc miraculeusement protégé des effets nocifs éventuels de ces gélules du seul fait que c’est le pharmacien qui encaisse son achat !

« Les deux produits contre lesquels le Cnop et l’industrie pharmaceutique s’acharnent le plus, s’indigne l’avocat Patrick Beucher, sont harpagophytum (anti-inflammatoire) et le millepertuis (antidépresseur). Curieusement, ces deux plantes entrent en concurrence avec des médicaments contre ces affections qui représentent les deux plus grosses ventes des labos ! »

Et il s’étonne : « Pourquoi, alors, la justice ne poursuit-elle pas le groupe agro-alimentaire Danone qui a lancé une nouvelle marque santé, Danacol, une spécialité laitière destinée à lutter contre le mauvais cholestérol ? C’est dramatique. Il y a dans ce dossier un énorme enjeu de santé publique. On ne veut pas que les Français guérissent par des moyens naturels. L´évocation de la dangerosité potentielle des compléments alimentaires est clairement un prétexte pour protéger le monopole. Les dégâts provoqués par les médicaments sont eux bien réels. Malades, vous êtes la poule aux œufs d’or pour le système médical : voilà le message que les autorités veulent en fait faire passer ».

L’avocat a décidé de se pourvoir à nouveau en cassation pour ces deux décisions et de porter l’affaire devant la Commission européenne pour qu´elle saisisse la Cour européenne de justice.

Photo : L'avocat Patrick Beucher a fait appel des décisions de la Cour de cassation. Crédit : JL ML.

JL ML jlml.fr / ouvertures.net

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Polémiques & Débats
Commentaires
8 votes
par Le Furtif (IP:xxx.xx1.157.72) le 7 avril 2010 a 12H57
Le Furtif (Visiteur)

" Ma cassette , ma cassette, ma cassette,........."

Les marchands de pilules au sucre s’inquiètent pour leurs revenus équitables citoyens qu’ils auraient voulus durables

18 votes
par Mammon (IP:xxx.xx4.110.14) le 7 avril 2010 a 14H11
Mammon (Visiteur)

@ M. Martin-Lagardette

Un article (un de plus) qui participe au lynchage des professions médicales, tout à fait dans la tendance de ces dernières années. De quoi parlons nous ? De la mise sur le marché, en dehors de tout contrôle médical, de substances pouvant avoir une incidence sur la santé. Dès lors que ces substances peuvent exercer une influence sur la santé, il est donc tout à fait normal que leur délivrance (et donc leur vente) se fasse sous la supervision d’un professionnel dument formé à cet effet, en l’occurrence le pharmacien diplômé d’état qui engage sa responsabilité civile voire pénale en cas de problème. Et ce, AMM ou non. Imaginons que des substances "naturelles" telles que l’amanite tue-mouche, la belladone ou la digitale soient mises en vente libre. Auprès de qui allez-vous prendre conseil pour les consommer selon le bon dosage, sans vous empoisonner mortellement ? Sur Doctissimo ? Auprès du vendeur, qui aura souvent une formation de vente mais pas forcément une formation médicale voire de premier secours en cas de pépin ? Moi, je préfère encore m’en remettre au pharmacien pour l’achat de médicaments ou autres produits apparentés (comme les plantes médicinales). A chacun son métier, et les vaches seront bien gardées.

10 votes
par Jean-Luc Martin-Lagardette (IP:xxx.xx9.203.250) le 7 avril 2010 a 14H55
Jean-Luc Martin-Lagardette, 33 articles (Journaliste)

@ mammon

Excusez-moi, mais je pense que vous n’avez pas bien lu l’article. Il ne s’agit pas d’un "lynchage des professions médicales" (peut-être en faites-vous partie ?). Loin de moi cette idée, d’ailleurs : ces professions ont rendu et rendent toujours de grands services. Je n’ai aucunement l’intention de les dénigrer.

Ce que je signale, ce sont les abus, certaines dérives de ces professions qui, sous prétexte de "protéger la santé des patients", visent en fait un monopole (à retombées sonnantes et trébuchantes). Beaucoup de Français sont conscients de l’hypocrisie qui se cache parfois derrière cette généreuse prétention : ils savent par exemple qu’ils peuvent trouver de la vitamine C moins cher dans une grande surface et que la compétence du pharmacien ne lui est pas de grand secours dans ce cas...

Je ne demande aucunement que "l’amanite tue-mouche, la belladone ou la digitale soient mises en vente libre". La loi départage les substances en question dans l’article et c’est heureux. Mais elle dit que certaines peuvent être diffusées hors réseau médical. Le problème, c’est que, malgré cela, la pharmacie tente d’empêcher ces nouvelles diffusions et cherche tous les prétextes pour arriver à ses fins.

En cassation, elle a eu gain de cause. Mais il n’est pas sûr qu’elle gagne au niveau européen où ces substances non nocives sont commercialisées sans problème par nos voisins. Il n’y a qu’en France que ça coince, parce que les labos et l’académie campent sur leur position pour garder l’exclusivité...

4 votes
par Mammon (IP:xxx.xx4.110.14) le 7 avril 2010 a 19H22
Mammon (Visiteur)

Je prend acte de votre intention de ne pas dénigrer les professions médicales, ce qui est tout à votre honneur, certains de vos "collègues" faisant preuve de beaucoup moins de déontologie journalistique dans leurs articles à charge.

Revenons au sujet : la réaction de l’Ordre des pharmaciens est peut-être excessive, mais il faut définir exactement à quoi servent ces compléments alimentaires :
- soit ce sont des produits destinés à la nutrition ("de la bouffe"), au même titre que les poireaux et le thé, auquel cas effectivement, leur vente n’a pas à être soumise à leur approbation
- soit ce sont des produits destinés à la prévention ou la guérison des pathologies ("des médocs"), auquel cas ils ont quand même leur mot à dire. Tant qu’un flou "artistique" entourera la définition de ces compléments alimentaire, il sera malheureusement normal que les pharmaciens montent au créneau.

Beaucoup d’autres facteurs expliquent la "nervosité" actuelle des pharmaciens et autres professions de santé. Je reviendrai les développer plus tard. @ bientôt

7 votes
par chatzen (IP:xxx.xx1.229.37) le 7 avril 2010 a 15H29
chatzen (Visiteur)

Certes évitons de jetter le bébé avec l’eau du bain, mais quand les médecins se transforment en marchands il ne faut pas s’étonner qu’ils perdent la confiance de leurs patients. Ceux ci sont alors fortement tentés par l’auto médication. Attention,il ne faut pas non plus les prendre pour des idiots, avaler de la vitamine C ou boire une infusion de camomille leur posera moins de problèmes que les tranquilisants ou bien les "vaccins". Pas difficile à deviner !

4 votes
par Mammon (IP:xxx.xx4.110.14) le 7 avril 2010 a 19H05
Mammon (Visiteur)

@ chatzen

cette dérive mercantile qui touche plusieurs membres de professions médicales - et je suis le premier à le déplorer- est essentiellement du au système du paiement à l’acte, avec un acte de base (la consultation) fixé à un prix ridiculement bas (23 euros) par rapport à la moyenne des pays développés. Cela pousse donc les médecins à "faire du chiffre" en abattant le plus d’actes possibles à la journée, non pour se payer une Porsche ou un yacht, mais le plus souvent pour simplement faire face aux charges de leurs structures. Ils deviennent alors de véritables prestataires de service, délivrant au gré de la demande de leurs patients - de moins en moins "patients" et de plus en plus "consommateurs" - des ordonnances, examens, certificats ou autres arrêts de travail... Et tout cela au détriment de leur véritable coeur de métier, qui est le suivi - et le maintien par des actes médicaux appropriés - de la santé de leurs patients (et parfois de leur famille) tout au long de leur vie, suivi qui nécessite l’établissement de relations humaines bien plus poussées que la simple relation vendeur/client. Quand cette relation ne peut plus s’établir, souvent du fait d’une certaine "marchandisation" de la société, alors oui, la défiance s’installe de part et d’autre, avec du côté patient le recours à l’automédication, avec tous les risques que cela comporte pour lui. Maintenant, savoir quelles substances le citoyen lambda peut prendre sans risques ou non reste à trancher dans beaucoup de cas, mais dans le doute, mieux vaut se référer au professionnel de santé qu’est le pharmacien diplômé. Un dernier mot : le recours à des médecines à bases de plantes ou autres substances naturelles peut (et devrait même) être plus développé en France, mais même dans ce cas, je préfère que la délivrance et la vente de ces médications naturelles soient assurées par des professionnels agréés et spécialisés dans ce domaine, comme un pharmacien, un botaniste ou un nutritionniste titulaires d’un D.U. de phytothérapie par exemple.

PS : avaler de la vitamine C n’est pas anodin, même si les cas de surdosage vitaminiques sont rares du fait de la faible capacité du corps humain à stocker ces substances. Ne laissez néanmoins pas vos enfants confondre les pastilles de vitamine C avec des bonbons au citron !!!

9 votes
par chatzen (IP:xxx.xx1.229.37) le 7 avril 2010 a 15H47
chatzen (Visiteur)

Curieux, pourquoi n’interdit-on pas purement et simplement de s’alimenter sainement ! ? Après tout cela contribue fortement à rester en bonne santé et donc à ne pas avoir besoin de médicaments pour la retrouver...

Où est passé le bon sens ? Quelle est cette nouvelle chasse aux sorcières ? Je suis horifiée, moi qui suis passée à l’automédication après avoir passé deux semaines à 40° de fièvre bourée d’antibiotiques par un médecin incapable ! Il est hors de question de renoncer. Si il faut je cultiverai l’harpagophytum et le millepertuis chez moi ! Là encore va-t-on faire comme avec Cocopeli ? ! Et dicter sa loi jusque dans les chaumières : la France n’est plus le pays de la Liberté quoi !...

7 votes
par alberto (IP:xxx.xx9.197.174) le 7 avril 2010 a 15H53
alberto (Visiteur)

Oui, M. Martin-L, votre article montre très bien l’acharnement du lobby de la Pharmacie à garder le monopole commercial de tout ce qui s’ingère autre que nourriture de base (et encore !).

Mais le monde est grand et les laboratoires iront s’installer à l’étranger (comme l’a fait Le Ribaud en d’autres temps) et nous commanderons nos compléments par internet comme je le fais de temps en temps.

Bien à vous.

3 votes
par zelectron (IP:xxx.xx2.166.131) le 7 avril 2010 a 16H20
zelectron (Visiteur)

Les compléments alimentaires sont éliminés par l’organisme à proportion de ce dont il a besoin. Ce qui veut dire en langage clair que ce n’est pas la peine de prendre des "surdoses de calcium, vitamines, oligo-éléments et autres billevesées puisque tout ça va être rejeté par les voies naturelles sans être absorbés d’aucunes façons. Si ces cons de l’industrie pharmaco étaient honnêtes ils commenceraient par dénoncer vigoureusement ces produits inutiles, mais miam, miam il y a des profits pharaoniques à engranger, alors la morale et la déontologie professionnelle : on s’en fout. Cher Jean Luc, ne vous seriez pas vous-même fourvoyé ?

@Mammon Si lynchage il y avait vous ne seriez plus là pour répondre, modérez vous que diable !

7 votes
par Jean-Luc Martin-Lagardette (IP:xxx.xx9.203.250) le 7 avril 2010 a 16H55
Jean-Luc Martin-Lagardette, 33 articles (Journaliste)

@ zelectron

Votre réflexion me paraît judicieuse (sauf peut-être pour les plantes et les huiles essentielles ?). Auriez-vous connaissance d’études précises sur la question ?

Personnellement, je ne suis pas féru de ces substances en concentré, même s’il m’arrive de prendre un peu de magnésium quand j’en ressens le besoin. Je trouve seulement abusif que la pharmacie fasse des procès aux diffuseurs de ces produits alors même que la loi les autorise et qu’elle-même les propose.

3 votes
par gege061 (IP:xxx.xx9.160.184) le 7 avril 2010 a 17H27
gege061 (Visiteur)

Bonsoir, oui la pharma fait de l’argent. Qui peut dire que le systeme ne le veut pas ? Les médicaments, si décriés aujourd’hui , l’hygiène et l’alimentation ont largement participé à l’allongement de l’espérance de vie

Les huiles essentielles. il existe des centaines d’articles montrant l’efficacité comme antifongique, comme anti bactérien Les huiles essentielles ne nécessitent pas d’AMM malgré une certaine toxicité à faible dose, il faut donc les utiliser avec précaution et dans la mesure du possible il est conseillé de consulter un aromathérapeute (médecin ou un naturopathe) pour la forme orale. Il sera nécessaire a travers des études cliniques "modernes" montrer que l’utilisation traditionnelle était justifiée mais surement pas nier en bloc leur efficacité. Il faudra aussi s’attacher à la composition en effet le Ravintsara est probablement le plus puissant antiviral naturel connu (jassim, 2003 et Wang 2004 ont montré son action sur la destruction des acides nucléiques viraux) mais pour avoir cette efficacité il faut au moins que le principe actif ( le 1.8 cinéole) soit présent à plus de 60% ce qui est le cas pour les huiles essentielles d’antafirma mais pas pour toutes. Moins de principe actif c’est un produit moins cher mais aussi moins efficace. Cordialement

0 vote
par zelectron (IP:xxx.xx2.166.131) le 7 avril 2010 a 19H25
zelectron (Visiteur)

Ce sont les mélanges qui posent problèmes, en particulier ceux que l’on pourrait baptiser humoristiquement d’inconséquents. En effet certains produits ou concentras "innocents" en eux-mêmes, mixés avec d’autres substances d’innocuité reconnue peuvent s’avérer dangereux voir plus. Les études à ce sujet commencent dans de grandes difficulté du fait d’un champ immense de recherches (plusieurs centaines de millions de combinaisons et plus...) en remarque j’ajouterais qu’un produit comestible sous sa forme naturelle peut entrainer une "incommodation" pour le moins dans une forme concentrée. Un reproche amère en passant : la disparition des herboristes et des remèdes de "bonne fame" qui valaient 6 oeufs frais en monnaie d’échange et qui aujourd’hui sous forme de pilules sont gratuits, non ! zut coûtent à la sécu des dizaines, voire des centaines d’€uros.

4 votes
par Krokodilo (IP:xxx.xx6.144.7) le 7 avril 2010 a 21H14
Krokodilo (Visiteur)

J’approuve tout ce qu’a dit Mammon. Par ailleurs, nous avons la chance d’avoir une alimentation facilement disponible, même aux petits budgets s’ils réfléchissent un peu (les pommes, presque toute l’année, sandwicherie plutôt que Macdugras) pas forcément saine (pesticides), mais si l’on prend soin de manger varié et équilibré, nous n’aurons aucune carence, même en cours d’infection banale. L’utilité de tous ces compléments alicaments n’est absolument pas prouvée, sinon pour ceux qui les fabriquent et les vendent. Quant à l’industrie pharmaceutique, c’est un sujet mineur pour elle je crois, son vrai but au niveau européen, c’est de pouvoir faire des médicaments un produit comme les autres, dont elle pourra faire la publicité à sa guise ; en ce sens, votre combat lui rend service, car après la libéralisation des alicaments, les vrais médicaments suivront probablement.

2 votes
par Lagaffe (IP:xxx.xx0.90.70) le 7 avril 2010 a 23H51
Lagaffe (Visiteur)

Alors, les compléments alimentaires...

COMPLÈTEMENT INUTILES, dès lors qu’on a une alimentation équilibrée et qu’on ne souffre pas de carences particulières. Et encore, là, ne serait-ce que pour le détecter, il faut bien passer par la médecine. D’autre part, comme l’a bien dit zelectron, l’excédent est éliminé sans bénéfice aucun. Et qui dose, à part le consommateur lui même en se fiant aux vagues indications marquées sur la boite ?

Ceci dit, en pratique, qu’est-ce que je vois autour de moi ? Des gens, souvent jeunes, se nourrissant d’une manière totalement déséquilibrée et prenant des compléments "pour faire du sport" Autrement dit j’essaie de remonter d’un côté ce que j’ai démonté de l’autre. (ce n’est pas pour rien si la pub de ces produits est ciblée sport)

Ca ne fait rien, ce sont de bons petits consommateurs puisqu’ils achètent deux fois : 1) une nourriture discutable - 2) des compléments.

Pour ce qui est du Droit il est probable que l’Europe balaiera ces jugements contradictoires mais, de toute façon, que ferait le consommateur qui voudrait son biberon ? Acheter par le Net, bien sûr et là les pharmaciens n’y pourraient rien.

5 votes
par Leon (IP:xxx.xx1.92.159) le 8 avril 2010 a 10H52
Leon (Visiteur)

Il est certain que si les professions médicales n’avaient plus leur mot à dire sur la manière de se soigner, un certain nombre de sectes, au rang desquelles l’anthroposophie, prospèreraient beaucoup plus facilement. N’est-ce pas Monsieur Jean-Luc Martin-Lagardette ?

2 votes
par Liocttnavud (IP:xxx.xx2.7.68) le 8 avril 2010 a 11H09
Liocttnavud (Visiteur)

Je cite : "Mais en les vendant vous n’êtes pas coupables d’exercice illégal de la médecine. " C’est assez juste en fait : car en les vendant, les sociétés n’ont pas été coupables de d’exercice illégal de la médecine, mais coupables d’exercice illégal de la pharmacie. Faut pas confondre ;-)

Sinon, l’ordre ne poursuit pas par plaisir ces sociétés : il y est tenu par la loi : C’est la loi, votée par des parlementaires qui a donné à l’ordre des pharmaciens la mission d’ordre public de lutter contre l’exercice illégal de la pharmacie. Il y a d’autres missions comme l’éducation du public, remplie par le cespharm (http://www.cespharm.fr/fr/Preventio...) une émanation de l’ordre, qui crée des fiches d’information en toute indépendance, sans être payé par les laboratoires.

Changez la loi qui impose cette mission à l’ordre, et l’ordre ne poursuivra plus. Il faut savoir que ces attaques en justice coûtent de l’argent. Et cet argent ne vient pas du contribuable, mais de l’ordre des pharmaciens, payés par les pharmaciens.

2 votes
par Micha (IP:xxx.xx5.252.249) le 15 avril 2010 a 23H54
Micha (Visiteur)

Passionnant débat, on lit facilement que certaines personnes ont des intérêts dans le monde médical.

Lorsque dans le Vidal, il est noté "Ne pas prescrire plus de 3 mois", lorsque 2 laboratoires et l’AFSSAPS envoient un courrier de rappel "Ne pas prescrire plus de 3 mois", et que le pharmacien chez qui vous allez, fidèlement, vous délivre une prescription de 6 mois, renouvelée 3 fois, vous n’avez vraiment pas envie d’y retourner, ni chez le médecin d’ailleurs, puisque vous êtes maintenant atteint de iatrogénie. Difficile de faire confiance à des professionnels de la santé.

Alors, ma santé, je ne la confie qu’à moi-même, puis à mon homéopathe uniciste et à ma pharmacie homéopathique.......et je ne m’en porte pas plus mal.

Des compléments alimentaires, oui, j’en prends ; voilà même 3 ans que je n’ai même pas eu un petit rhume.

Il ne faut pas perdre de vue qu’à notre époque de mondialisation, fruits et légumes parcourent la planète..........nos pommes partent ailleurs et nous consommons les pommes d’ailleurs......beaucoup de pertes de fraicheur, donc de vitamines ; les fruits et légumes sont également irradiés, sans compter les pesticides, insecticides, OGM, lait daubé, etc....Il devient de plus en plus difficile de manger sain et de trouver des vitamines dans l’alimentation. En plus, la terre est morte, elle ne contient plus de magnésium, les rapports potasse/magnésium ont été inversés.....donc plus le magnésium dans les fruits et légumes, sources de vitamines.

Suppression des orotates, suppression du silicium organique buvable........si cela doit continuer, je quitterai la France, avec mon stock de vitamine C, de chlorure de magnésium, de Nigari, de silicium organique, car c’est un pays décidément trop corrompu.

Pour la petite histoire, je ne suis pas la seule ; nous sommes plus de 1 000 femmes pour le même médicament (ne parlons pas des autres médicaments), dont beaucoup ont eu des prescriptions et des délivrances de pharmacien durant 15 à 20 ans !! N’oubliez pas "Ne pas prescrire plus de 3 mois" !!!

Autre petite histoire : je n’ai jamais vu l’homéopathe uniciste qui m’a remise debout depuis l’Inde, un homme fabuleux, merveilleux.

Bonne soirée.

2 votes
par isis (IP:xxx.xx8.34.102) le 1er mai 2010 a 22H16
isis (Visiteur)

bravo micha , bien dit , si tout le monde se soigné avec les plantes ,les medecins aurait peur de ne plus avoir de client ,moi aussi depuis que je me soigne avec la phytotérapie , le medecin ne me voit plus beaucoup.

1 vote
par loméotue (IP:xxx.xx8.105.137) le 30 janvier 2011 a 22H22
loméotue (Visiteur)

nabsolument puis je vous conseiller le docteut Bescherelle ? marwaff

2 votes
par mouai (IP:xxx.xx0.82.94) le 21 février 2011 a 19H20
mouai (Visiteur)

En réponse au commentaire de Jean Luc Martin Lagardette

"Votre réflexion me paraît judicieuse (sauf peut-être pour les plantes et les huiles essentielles ?). "

Permettez moi de vous dire que vous vous trompez : les huiles essentielles sont nocives pour le foetus chez la femme enceinte...

Je sais qu’en tant que journaliste votre rôle est d’informer mais ce genre d’article comprend des partis pris...(idem pour la vitamine C) je ne vous jette pas la pierre vous n’etes pas pharmacien et vous ne les saviez peut etre pas. Mais les gens qui vous lisent prennent vos propos pour une vérité absolu..

Je ne m’étonne plus de voire des gens furieux de ne pas recevoir un conseil pour du Doliprane.

Quand un pharmacien ne passe pas 15 minutes pour vous décrire la liste des précautions à prendre quand il vous délivre une boite de Doliprane ce n’est pas forcément pour faire du "fric" mais que certains sujets (polymédicamentés ou très jeunes ou insuffisants hépatiques etc) ont besoins qu’on prennent du temps pour les mettre en garde plus que d’autres...

Les pharmaciens sont docteurs en pharmacie... il leur appartient de juger quels conseil ils doivent vous donner et sont responsables devant la loi en cas d’erreur

Quand un médecin vous dit que vous souffrez d’une angine vous ne lui reprochez pas de ne pas vous faire un scanner du thoracique ?

Bref vous semblez mélanger beaucoup de choses y compris pharmacie industrie pharmaceutique et industrie agro alimentaire....

croyez moi ou non mais faire 6 ans d’études après concours n’est pas la meilleur option quand on veut faire du blé surtout quand on connait le prix d’achat d’une officine....