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La santé en voyages
La santé en voyages
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4 juillet 2014
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Bien-être et santé, 172 articles (Magazine Santé)

Bien-être et santé

Magazine Santé
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La santé en voyages

La santé en voyages

Le risque d’avoir un ennui de santé est plus élevé en voyage, surtout dans un pays exotique. Sans être hypocondriaque, mieux vaut préparer son voyage et emporter une trousse d’urgence adaptée au pays visité.

 
En voyage, même sans risques particuliers, une maladie ou un accident peuvent survenir et tout gâcher, y compris financièrement. Si vous voyagez dans un pays de l'Union européenne, demandez votre carte européenne d'Assurance maladie (gratuite et valable 1 an) sur le site www.ameli.fr, rubrique «  mon compte  ». Vous la recevrez dans un délai maximal de 2 semaines. Si c'est trop tard, téléchargez un certificat provisoire de remplacement valable 3 mois. Attention, chaque membre de la famille, enfants compris, doit avoir la sienne. Elle vous permettra de recevoir des soins dans un service de santé public sans avance de frais. Dans un établissement privé ou chez un médecin libéral, vous devrez payer et envoyer vos factures à votre retour pour être remboursé (sur la base des tarifs français).

Une bonne couverture médicale
 
Si vous partez sur un autre continent, seuls les soins urgents et imprévus sont pris en charge par la Sécurité sociale (dans la limite des tarifs forfaitaires français), à condition que vous justifiiez une situation d'urgence. Vérifiez aussi les conditions d'assurance proposées par votre banque avec votre carte bancaire et par votre mutuelle. Cela ne suffit pas toujours car les frais médicaux coûtent très cher dans certains pays  : États-Unis, Japon, Brésil… Mieux vaut alors souscrire un contrat d'assistance garantissant rapatriement sanitaire et remboursement des frais médicaux.
 
Ordonnances dans les bagages
 
Si vous prenez un traitement pour une maladie chronique ou en cours, emportez vos ordonnances (au besoin traduites en anglais), avec le nom des médicaments en DCI (dénomination commune internationale). Prévoyez largement la quantité de médicaments au cas où vous seriez bloqué dans le pays ou dans un aéroport. Autre précaution  : pas de suppositoires qui fondent à la chaleur ni de sprays qui se vident en avion ou en altitude.
 
 
SE PROTÉGER EFFICACEMENT
 
 
Avant de partir, renseignez-vous sur les maladies transmises par les différentes sortes de moustiques et autres insectes locaux, et sur les vaccins conseillés dans le pays de destination.
 
Vérifiez vos vaccins recommandés ou obligatoires en France, notamment contre la diphtérie, la poliomyélite, la tuberculose, la varicelle, la coqueluche, la rougeole et le tétanos. Si ces maladies sont aujourd'hui moins fréquentes en France (encore qu'on ait vu resurgir varicelle, coqueluche, rougeole et tuberculose), elles frappent toujours dans les pays en développement et les pays de l'ex-bloc soviétique.
 
Quels vaccins faire  ?
 
Pour connaître les vaccins utiles dans votre pays de destination, consultez les sites Internet fiables comme celui de l'Institut Pasteur. Adressez-vous au centre de médecine des voyages d'Air France ou à un centre de vaccinations internationales, dit aussi antiamarile (liste sur www.sante.gouv.fr). Ne vous arrêtez pas aux indications des voyagistes qui minimisent souvent les risques  !
 
Pour de courts séjours et dans des conditions normales de voyage, il n'y a pas lieu de se faire vacciner contre toutes les maladies qui sévissent dans le pays, mais certains vaccins sont recommandés contre  :
 
• L'hépatite A
 
Le virus est transmis essentiellement via l'eau et les aliments contaminés par les fèces dans les pays tropicaux et en voie
de développement. Vous pouvez être infecté même si vous séjournez dans un bon hôtel (par les glaçons par exemple).
 
• La fièvre jaune
 
lI n'existe aucun traitement spécifique de cette maladie virale transmise par les moustiques, et grave dans 50 % des cas. Le vaccin n'est pas toujours exigé pour un voyage en zone intertropicale, mais conseillé dans certains pays d'Afrique et d'Amérique du Sud.
 
L'encéphalite japonaise
 
Transmise aussi par les moustiques, cette maladie virale sévit en Extrême-Orient et en Asie
du Sud-Est. La vaccination
n'est cependant conseillée qu'aux touristes voyageant dans des zones rurales pendant la mousson.
 
Gare au palu  !
 
Contre le paludisme, pas de vaccin mais des traitements préventifs. Renseignez-vous auprès de votre pharmacien car le traitement doit être adapté au degré de résistance du parasite aux médicaments antipaludiques, résistance variable selon les pays. Surtout ne les achetez
pas sur place, ils sont le plus
souvent faux, inefficaces voire dangereux  ! Les antipaludiques n'étant pas efficaces à 100 %, protégez-vous avec des répulsifs à appliquer sur les zones découvertes du corps, des insecticides (diffuseur électrique, moustiquaire imprégnée) et portez des vêtements couvrants. Ces précautions protègent en même temps contre d’autres maladies transmises par les moustiques  : la dengue et le chikungunya (Réunion, Antilles) en particulier.
 
 
 
 CONSEILS DE PHARMACIEN
 
 
Adaptez votre trousse de secours au type de voyage et à la destination. Toutefois, la base indispensable reste la suivante  :
 
- antalgiques et antipyrétiques contre les douleurs et la fièvre, de préférence à croquer ou faire fondre sous la langue (lyocs)  ; plutôt du paracétamol qui résiste mieux à la chaleur que l'aspirine et l'ibuprofène  ;
 
- antispasmodique contre les maux de ventre  ; pansements gastriques contre les brûlures d'estomac  ; antidiarrhéique (à prendre sans eau) et antiseptique intestinal  ;
 
- pansements individuels, extensibles et waterproof  ;
 
- compresses individuelles, bande cohésive, sparadrap à découper sans ciseaux  ; strips autocollants pour les coupures  ;
 
- antiseptique cutané (dosettes ou lingettes) et tampons alcoolisés préconditionnés  ;
- gel anti-inflammatoire contre contusions et hématomes  ; pommade à l'arnica contre rougeurs et irritations de la peau  ; crème antibrûlures contre les coups de soleil  ;
 
-pince à échardes, ciseaux, thermomètre incassable à mettre en soute.
 
 

 VOYAGER AVEC UNE MALADIE CHRONIQUE
 
 
Aujourd'hui c'est possible, à condition tout de même de bien choisir sa destination et de prendre quelques précautions.
 
- Maladies cardiovasculaires
 
La plupart n'interdisent pas les voyages si elles sont stabilisées par les médicaments. Par prudence, faites un bilan complet (échographie, ECG, voire épreuve d'effort) avant de partir, en particulier en avion. Évitez les pays trop chauds et trop froids. Si vous portez un stimulateur cardiaque, signalez-le aux services de contrôle des aéroports avant de passer sous les portiques détecteurs de métaux.
 
- Diabète insulinodépendant
 
Si vous partez en avion, demandez à votre médecin une ordonnance autorisant
le transport d'insuline, du matériel d'injection et d'autosurveillance en bagage à main. Tenez compte des décalages horaires pour ajuster les doses d'insuline ou d'hypoglycémiant et
les heures d'injection.
Pendant le voyage et le séjour, contrôlez régulièrement votre glycémie.
 
- Asthme, allergie
 
Fuyez les logements humides et poussiéreux, ouverts seulement l'été, ce sont des nids à acariens. Préférez les hôtels et locations modernes aux sols carrelés. Les séjours dans des grandes villes polluées comme Mexico, Pékin ou Athènes ne sont pas recommandés mais pas contre-indiqués, moyennant un renforcement du traitement de fond. En avion, gardez avec vous une trousse contenant les traitements nécessaires en cas de crise, au besoin de l'adrénaline injectable (avec un certificat justifiant son transport, si nécessaire en anglais).
 
-Insuffisance rénale
 
De nombreuses stations balnéaires proposent des séjours dans des hôtels spécialement équipés. Il existe aussi des croisières destinées aux insuffisants rénaux, à bord de bateaux équipés de matériel de dialyse, mais dans les deux cas il faut réserver plusieurs mois à l'avance. En France, il faut également envoyer son dossier bien à l'avance au centre de dialyse le plus proche de son lieu de vacances.
 
 à savoir
 
SUR LE WEB
 
www.pasteur.fr&thinsp ; : les fiches de l'Institut Pasteur sur les maladies infectieuses et tropicales à redouter selon les pays sont très complètes  : causes, transmission, symptômes, traitements ou moyens de prévention.
 
www.diplomatie.gouv.fr&t... le ministère des Affaires étrangères actualise en permanence son site pour donner des conseils pratiques aux voyageurs, pays par pays, et des informations pour préparer un voyage.
 
 
SOYEZ VIGILANT !
 
Qui dit voyage dans un pays lointain et chaud dit souvent coups de soleil et tourista. Quelques précautions permettent d'éviter ces désagréments.
 
Ne partez pas sans une bonne crème solaire adaptée à votre type de peau, toujours d'indice de protection élevé sous les Tropiques, et pensez à l'appliquer plusieurs fois par jour. Sinon gare au coup de soleil et à l'insolation. Évitez de vous exposer trop longtemps et aux heures les plus chaudes. Ne vous croyez pas complètement protégé par un parasol  : le sable, comme la mer, réfléchit les ultraviolets. Soyez particulièrement vigilant avec les enfants. Prévoyez aussi des lunettes de soleil efficaces pour toute la famille et, comme le recommande l'Association nationale pour l'amélioration de la vue, portez-les dès le matin, même par temps couvert.
 
Les kératites, autrement dit les coups de soleil de l'œil, sont fréquentes…
 
Non à la tourista
 
Autre ennemi du voyageur occidental  : la tourista, une infection bactérienne digestive, transmise par l'eau et les aliments contaminés, qui survient en général au début du voyage. Diarrhées à répétition, nausées, douleurs abdominales, fièvre parfois… Les symptômes sont gênants et mettent KO. Pour éviter ce désagrément, lavez-vous souvent les mains, systématiquement après chaque repas et chaque passage aux toilettes.
 
Ne consommez (immédiatement si possible) que des aliments bien cuits, préparés sous vos yeux et servis chauds.
 
Ne buvez que des boissons en bouteilles capsulées ouvertes devant vous, sans glaçons. Pelez les fruits et renoncez aux coquillages, crustacés et glaces.
 
EVELYNE GOGIEN
 
 
 
AU RETOUR
 
- Si vous avez pris un traitement préventif contre le paludisme pendant votre séjour, n'oubliez pas de le poursuivre au retour. Certains doivent se prendre encore 3 ou 4 semaines, un autre pendant 1 semaine. Demandez à votre pharmacien si vous avez un doute.
 
- Une consultation s'impose si vous avez eu un problème de santé inquiétant pendant le voyage  : diarrhée sanglante, glaireuse ou purulente, fièvre et/ou fatigue persistante, problèmes de peau, douleurs au niveau du foie, teint jaune… Ou si vous avez été soigné dans un pays à l'hygiène précaire (points de suture, soins dentaires).
 
- En cas de maladie chronique, mieux vaut faire un bilan chez votre médecin traitant, notamment en cas d'aggravation.
 
 

 BÉBÉ VOYAGEUR
 
Partir en vacances avec un bébé, a fortiori dans un autre pays, exige une bonne préparation. Prévoir une trousse à part contenant  : du paracétamol pédiatrique en suspension buvable (avec seringue pour faciliter la prise) ou en sachets adaptés au poids de l'enfant  ; du sérum physiologique en dosettes pour le nez et les oreilles  ; un thermomètre incassable, auriculaire ou frontal à infrarouges, plus pratique  ; un gel buccal antalgique si bébé fait ses dents  ; des sachets de réhydratation orale (en pharmacie) en cas de diarrhée  ; des boules à la citronnelle à accrocher au berceau ou à la poussette, des stickers ou des bracelets qui diffusent de la citronnelle pendant 2 à 3 jours, un répulsif antimoustiques spécial enfants (à partir de 6 mois), une moustiquaire, une crème ou un gel pour apaiser les piqûres.

Cet article est extrait en exclusivité du magazine Bien-être & Santé - Tous droits réservés

SOURCES

  • www.bienetre-et-sante.fr
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