La restriction de sommeil favorise l’obésité

La quantité optimale de sommeil nécessaire à un individu est influencée par des facteurs génétiques et environnementaux. Les recherches montrent que le facteur héréditaire contrôlant la durée du sommeil joue pour 31% à 55 % dans la détermination de la durée de sommeil, ce qui suggère qu’une quantité substantielle de besoin de sommeil est génétiquement déterminé.
Parallèlement à la durée du sommeil qui diminue, le taux d'obésité, définie comme un indice de masse corporelle (IMC) ≥ 30 kg/m2, a augmenté. En 2009, plus d'un quart de la population américaine est obèse. Si la tendance actuelle se poursuit, en 2030 plus de 50% des adultes aux États-Unis seront considérés comme cliniquement obèses. Les preuves scientifiques s'accumulent en faveur d’une association entre un temps de sommeil réduit et l’obésité. Les études expérimentales chez l'homme montrent qu’une restriction de sommeil influe sur le contrôle neuroendocrinien de l'appétit (http://www.morphee.biz/article-1555...). Les études sur de grandes populations ont trouvé qu’une durée courte de sommeil est associée au développement d’une obésité.
Pour avancer sur la connaissance des facteurs héréditaires et comportementaux qui régulent nos besoins et habitudes, l’étude des jumeaux est source appréciable de données. Ainsi les jumeaux lorsqu’ils sont élevés ensemble, sont identiques en âge, avec des antécédents familiaux communs et une éducation commune. Des travaux antérieurs ont montré que les jumeaux monozygote (du même œuf) qui avaient des différences de durée de sommeil avaient des poids différents avec des indice de masse corporelle différents. L'étude actuelle de Watson et son équipe (Watson et al., 2012) va plus loin. Elle montre que les facteurs génétiques qui contrôlent le poids sont prédominants lorsque les personnes dorment peu, mais que leur rôle est beaucoup moins important si la personne dort plus. Autrement dit, la durée du sommeil modifie les caractéristiques héréditaire de l'IMC, c’est à dire que l'expression de risques génétiques pour le poids corporel est influencé par les habitudes de sommeil que chacun choisit. Dormir peu est donc un comportement qui potentiellement favorise la prise de poids.
Ceci étant, les auteurs sont prudents dans l’interprétation de leurs résultats. Ils soulignent qu’ une durée de sommeil longue n’est pas obligatoirement la panacée, d’autres travaux montrent qu’elle est en effet plus à risque sur le plan cardio-vasculaire, la résistance à l'insuline et la mortalité.
Reste quand même que si vous voulez maigrir il ne faut ni être en restriction de sommeil, ni stressé, ni déprimé (Elder et al., 2012).
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