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La recherche se porte désormais sur le rôle du cerveau dans la perception de l´acouphène
La recherche se porte désormais sur le rôle du cerveau dans la perception de l´acouphène
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5 janvier 2012
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Clément Sanchez, 8 articles (Rédacteur)

Clément Sanchez

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La recherche se porte désormais sur le rôle du cerveau dans la perception de l´acouphène

La recherche se porte désormais sur le rôle du cerveau dans la perception de l´acouphène

Les dernières expérimentations ont mises en lumière des changements fonctionnels dus au bruit qui n´avaient pas été relevés par le passé. Les neuroscientifiques ont recherché si des multiples régions du cerveau pouvaient être responsables de la survenue d’acouphènes, recherche qui rendrait ainsi possibles de nouvelles interventions médicales contre les effets invalidant des acouphènes sévères.

Les bruits intenses entrainent une plasticité dans l´hippocampe, une partie du cerveau qui n´est pas associée à l´audition mais à la fonction d´apprentissage. La neuroplasticité – changements dans la fonction du cerveau en réaction à des expériences sensorielles – peut ouvrir les portes d´un acouphène pérenne.

Cette expérimentation fut rendue possible durant ses trois années d´existence, grâce à une manne financière de 130.000$ fourni pas l´Association Américaine des Acouphéniques (ATA). La prochaine étape de ce programme portera sur les traitements pharmaceutiques dans le but de réduire ou de renverser cette plasticité engendrée par l´exposition aux bruits intenses.

Les neurones de l´hippocampe de rats de laboratoire ont montré une plasticité après seulement 15 minutes d´exposition au bruit intense pouvant ainsi engendrer un acouphène chez l´Homme et le rat. « L´activité de nombreux neurones a complètement changé en réaction à l´exposition au bruit.  » Dr. Tres Thompson.

tres thompason, plasticité, neurones, hippocampe

Dr. Tres Thompson

Professeur à la UT Dallas’ School of Behavioral and Brain Sciences

Au lieu d´envisager un monde normal, les neurones vont transmettre une photographie incorrecte ou altérée du monde environnant, celui qui a rapidement changé.

La signalisation électrique dans le cerveau continue de changer durant les 12 heures suivant l´exposition au bruit. Le monitoring électrique des cellules cérébrales du cerveau des rats ont également indiqué que la plasticité avait commencé dans l´hippocampe bien avant les signes évidents de la présence d´un acouphène, tel le sifflement dans l´oreille. Au états unis les étude épidémiologique ont souligné la surreprésentation des acouphéniques parmi les vétérans et anciens combattants, liée à l´exposition aux bruits intenses des tirs et autres détonations. C´est un handicap majeur chez les soldats revenants des différents théâtres d´opération.

Un changement cérébral tel que celui observé ici (plasticité cérébrale) pourrait aider à expliquer pourquoi les personnes soumis à des bruits intenses ou continus dans leur vie quotidienne peuvent percevoir des acouphènes. Dans le passé les recherches s’étaient en effet principalement concentrées sur les régions du cerveau liées à l´audition, impliquées dans l´acouphène et dans le traitement de l´information acoustique. Le Docteur Thompson qui travaille principalement sur la fonction cérébrale de mémoire et d´apprentissage, s´est penché sur les acouphènes après avoir constater le changement des cellules du cerveau en fonction de l´apprentissage. Et de conclure : « Il semblerait que l´acouphène soit en effet un type d´apprentissage pour le cerveau »

Tiré de www.utdallas.edu/news

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