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La peau dans tous ses états
La peau dans tous ses états
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7 juin 2013
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Bien-être et santé, 172 articles (Magazine Santé)

Bien-être et santé

Magazine Santé
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La peau dans tous ses états

La peau dans tous ses états

La peau est un organe particulier jouant le rôle de barrière protectrice vis-à-vis des agressions extérieures. Fragile, elle peut subir différentes atteintes inesthétiques et pénibles.

La peau, qui enveloppe tout le corps, est un organe remarquable, extensible, résistant et imperméable. Blessée, elle se cicatrise et se reconstitue. Elle régule la température corporelle et accueille les structures nerveuses à l’origine du toucher et permettant de ressentir douleur et température. C’est aussi une barrière protectrice, jusqu’à un certain point, contre les microbes, les poussières, le froid et le soleil. À partir des rayons ultraviolets, elle synthétise la vitamine D, essentielle à la fixation du calcium sur les os. Toutes ces qualités sont dues auxtrois couches tissulaires qui la constituent.
 
L’épiderme, couche externe de la peau, se renouvelle toutes les 4 semaines environ par élimination naturelle des cellules mortes.
 
Le derme, plus épais, contient les vaisseaux sanguins, les follicules pileux, les fibres de collagène et d’élastine, les glandes sudorales et sébacées.
 
L’hypoderme, matelas graisseux, protecteur et isolant, est situé entre les couches supérieures de la peau et les zones mobiles, tendons, muscles. Comme les autres organes, la peau est sujette à des dysfonctionnements et des maladies. Cancers cutanés, bien plus graves, mis à part, petit tour d’horizon des principales affections de la peau et de leurs traitements.
 

Affections cutanées difficiles à vivre…

 
Parce que la peau est exposée aux regards, tout ce qui la modifie, l’abîme ou la colore anormalement prend des proportions catastrophiques, même quand ce n’est pas douloureux.
 

Boutons d’acné

Tous les ados ne sont pas boutonneux et toutes les acnés ne sont pas graves, mais l’acné est fréquente à cet âge et donne des complexes. C’est une dermatose due à la production très abondante d’hormones à l’adolescence. Mais d’autres facteurs, héréditaires, environnementaux, émotionnels, jouent.
  • Bien choisir les produits
Parlez-en à votre pharmacien qui vous conseillera pains dermatologiques sans savon, gels moussants, laits démaquillants pour peaux à problèmes et lotions apaisantes.
  • Consulter si besoin
Si comédons et microkystes sont nombreux et inflammatoires, consultez, car ils peuvent dégénérer en papules, pustules à tête blanche et nodules douloureux. Aujourd’hui, les traitements marchent bien. Après extraction du contenu des comédons, le dermatologue prescrira, selon les cas, un traitement local (gel ou lotion anti-acnéique) ou oral (antibiotique, isotrétinoïne) ou les deux.
 
À PROPOS D’ACNÉ

Le point sur les idées reçues et fausses qui continuent de courir sur l’acné.
- L’acné est contagieuse. Pas du tout. Bien que les boutons d’acné contiennent une petite bactérie, la maladie ne se transmet pas à d’autres personnes. On recommande de ne pas triturer les boutons uniquement pour ne pas augmenter l’étendue de l’acné.
- L’acné est due à une mauvaise hygiène. Faux. Au contraire, certains adolescents décapent trop leurs lésions, ce qui accroît l’inflammation et retarde la cicatrisation.
- L’acné est due à certains aliments. Faux. Chocolat, charcuteries, fromages ne jouent aucun rôle dans la survenue de l’acné, mais une alimentation équilibrée est recommandée.
- L’acné guérit au soleil. Non. Le soleil est un faux ami. Dans un premier temps, il assèche les boutons mais ensuite les lésions flambent à nouveau. Il faut donc se protéger avec un écran total, surtout pas avec une huile à bronzer trop grasse.
-
L’acné interdit le maquillage.
Non. Mais il faut employer les produits non comédogènes dont certains sont teintés (en pharmacie), spécifiquement destinés aux peaux acnéiques, et bien nettoyer sa peau le soir et avant l’application de la crème de jour ou de nuit.
- Gommages et masques sont bannis. Faux. À condition qu’ils ne soient pas irritants, ces soins ont l’avantage de nettoyer la peau, d’aider à éliminer cellules mortes et toxines, et de désobstruer le canal des glandes sébacées.
 

Dermatite atopique

Cette allergie du tout-petit est le plus souvent alimentaire, due au lait, aux œufs, au soja…. Elle siège généralement aux pommettes et, après 2 ans, plutôt
au niveau des plis des coudes et des genoux. Pour ces plaques rouges, épaisses et sèches ou bien au contraire suintantes, qui démangent, on parle également d’eczéma.
  • Évolution avec l’âge
Les enfants nés au sein d’une famille d’allergiques ont plus de risques. En général bénigne, la dermatite atopique disparaît en grandissant sans laisser de cicatrices, mais pas toujours. Quand l’allergène est connu, on peut essayer de le supprimer mais ce n’est guère aisé.
  • Adopter les bons soins
Si l’exclusion est impossible, il faut alors recourir aux crèmes à base de corticoïdes en respectant bien les indications. Des soins d’hygiène doux et hydratants sont cependant nécessaires. À ne pas confondre  : dermatite atopique et eczéma de contact, causé par cosmétiques, produits d’entretien, latex…, plus fréquent à l’âge adulte.
 

Psoriasis et psychisme

Moins connu, le psoriasis touche pourtant 2 % de la population.
  • Difficile à supporter
Les plaques rouges, bien déli­mitées, squameuses et prurigineuses ou à vif, sont le plus souvent visibles et mal vécues. Le mécanisme de la maladie est complexe, mais l’hyperprolifération des cellules cutanées qui la caractérise est la conséquence d’une erreur du système de défense. Toujours sur un terrain prédisposé et souvent après un événement perturbant, abandon, deuil…
  • Adapter le traitement
Les traitements varient selon le degré et l’étendue du psoriasis  : pommades et lotions à
base d’acide salicylique, de calcipotriol  ; séances de puvathérapie B  ; rétinoïdes oraux  ; biothérapies. Mais les récidives sont décourageantes et les arrêts fréquents. Traitement ou pas, il faut hydrater la peau, car la sécheresse cutanée exacerbe les démangeaisons. Dernier produit en date  : un baume riche en urée et en eau thermale de la Roche-Posay, station spécialisée dans le psoriasis.
 
À savoir : Association pour la lutte contre le psoriasis
Cette association (APLCP) est très dynamique.
53 rue Compans, 75019 Paris. N° Indigo 0 820 21 11 30. www.aplcp.org
Demande de renseignements  : information@aplcp.org
 
 
 

Vaisseaux dilatés

 
Parce qu’elles touchent seulement le visage, couperose et rosacée sont également difficiles à supporter. Surtout pour les femmes, du reste les plus touchées. Mais au contraire du psoriasis qui peut évoluer en rhumatisme psoriasique, ces dilatations des petites veines superficielles du visage, ou capillaires, sont d’origine purement vasculaire et sans gravité.
 

Prévenir et soulager la couperose

Au départ, les rougeurs sur le nez, les joues, le front ou le menton sont déclenchées par une boisson chaude ou alcoolisée, même en très petite quantité, ou une atmosphère confinée par exemple, et disparaissent en quelques heures. Au stade suivant, la rougeur est constante et des télangiectasies, capillaires dilatés, sont visibles, c’est la couperose.
  • Facteurs déclenchants
Les personnes aux peaux et aux yeux clairs sont plus touchées et il existe une prédisposition héréditaire. Mieux vaut éviter les situations aggravant les symptômes : variations brutales et importantes de température, bains, boissons et aliments trop chauds, mets épicés, exposition au soleil, efforts physiques intenses, stress, etc. Mais ce n’est pas toujours simple.
  • Quelques solutions
Astuce : sucer un glaçon ou boire un verre d’eau très froide aide à réduire et faire régresser le flush. Pensez aux crèmes adoucissantes aux propriétés hydratantes et décongestionnantes (en pharmacie), elles sont utiles.
 

Rosacée, des crèmes au laser

Le stade supérieur est plus ennuyeux.
  • Évolution pénible à vivre
Aux rougeurs permanentes s’ajoutent des petits boutons rouges, parfois à tête blanche, qui peuvent faire penser à de l’acné, d’où l’intérêt de consulter. Au stade ultime, qui touche principalement les hommes après 50 ans, la peau épaissie forme un gonflement de certaines zones du visage, souvent le nez (rhynophyma), mais aussi le menton et le front. On l’attribue encore souvent, à tort, à l’alcoolisme, ce qui ajoute au désarroi des malades.
  • Masquer et traiter
Pour atténuer les rougeurs, crèmes avec des pigments verts (en pharmacie), à appliquer avant le fond de teint (non gras) ou une poudre libre, permettent d’atténuer les rougeurs. Quand les traitements locaux ou oraux, antibiotiques, isotrétinoïne, ne suffisent pas, quelques séances de laser, malheureusement un peu chères, permettent de coaguler définitivement les vaisseaux sans laisser de marques, mais il ne faut pas trop attendre.
 
 

Allergie au soleil

 
Petits boutons roses disgracieux et démangeaisons, surtout sur le décolleté et les bras, mais pas le visage… c’est la lucite estivale. Rien à voir avec un coup de soleil, c’est une allergie qui touche surtout les jeunes femmes et apparaît quelques heures après une exposition solaire, en général la première de l’année. Elle disparaît en une semaine, mais réapparaît à chaque nouvelle exposition et récidive l’été suivant, souvent en s’aggravant.
 
La solution réside dans un traitement préventif à faire chaque été  : une dizaine de séances de photothérapie en cabine chez un dermatologue équipé. La prise de compléments alimentaires à base d’antioxydants est aussi conseillée et la protection solaire d’indice élevé reste indispensable au moment de l’exposition.
 
PRÉCAUTIONS

- Les produits cosmétiques provoquent des allergies de plus en plus fréquentes. Préférez les produits hypoallergéniques.
- Médicaments et UV. Plusieurs médicaments ne font pas bon ménage avec le soleil et peuvent entraîner des photodermatoses  : antibiotiques, sulfamides, médicaments à visée psychiatrique comme les phénothiazines.
- Médicaments à usage local, antiseptiques, goudrons, crèmes antiacnéiques et anti-inflammatoires.… prudence au soleil  !
- Parfums et soleil. Appliqués avant l’exposition, ils peuvent faire apparaître des pigmentations susceptibles de persister des années. Méfiez-vous également des savonnettes et des cosmétiques parfumés.
- Cicatrices, tatouage, peeling, intervention au laser… pendant 6 mois au moins, restez à l’ombre le plus possible, autrement utilisez une protection d’indice 50+ sous peine d’hyperpigmentation.
 
 
À savoir : THERMALISME
Stations qui traitent les maladies de peau  : Avène, Hérault  ; La Bourboule, Puy-de-Dôme  ;
La Roche-Posay, Vienne  ; Les Fumades, Gard  ; Moligt-les-Bains, Pyrénées-Orientales  ; Neyrac-les-Bains, Rhône-Alpes  ; Rochefort-sur-Mer, Charente-Maritime  ; Uriage-les-Bains, Isère.
 
 
TATOUAGES ÉPHÉMÈRES
Attention, les colorants utilisés pour ces tatouages qui ne durent pas peuvent donner rougeurs, cloques, dépigmentations ou lésions avec cicatrices indélébiles.
 
Sophie Albanel
 

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Cet article est extrait en exclusivité du magazine Bien-être & Santé - Tous droits réservés
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