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La néophobie chez le bébé : pourquoi j’ai toujours eu une dent contre la nourriture ?
La néophobie chez le bébé : pourquoi j'ai toujours eu une dent contre la nourriture?
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2 mai 2013
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Lottie, 7 articles (Rédacteur)

Lottie

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La néophobie chez le bébé : pourquoi j’ai toujours eu une dent contre la nourriture ?

La néophobie chez le bébé : pourquoi j'ai toujours eu une dent contre la nourriture?

La question peut se poser, parce qu’il faut bien l’avouer, depuis ma naissance moi et la bouffe on a jamais été copines… Bon faut dire que c’est elle qui a commencé ! Comment ça c’est mal de balancer ? Laissez moi plutôt vous raconter…

J’ai été un bébé qui a tout de suite fait ses nuits dès son retour à la maternité, qui n’a jamais réclamé un seul biberon la nuit et qui ne finissait d’ailleurs jamais ses biberons la journée. J’ai été un bébé qui ne réclamait pas à manger. Un bébé qui alarmait tous le monde.

J’ai été un bébé qui à 6 mois à fait une grave intoxication alimentaire à la crèche, j’ai été un bébé que la nourriture a essayé de tuer à l’aube de sa vie (vois voyez c’est elle qui à commencé !). J’ai été une enfant qui ne voulait pas manger, rien hormis 3 choses : de la purée, des petits beurre et de la crème à la vanille. Une enfant qui refusait tous les gâteaux, qui avait des haut le cœur quand on lui mettait de la bouffe sous le nez. J’ai du goûter mon 1er carré de chocolat à 4 ans, et encore, du bout des dents.

A 6 ans j’avais déjà connu les hôpitaux durant de long mois pour diverses interventions liées à ma pathologie, et pour moi manger et me rappelait l’odeur de l’hôpital, en particulier les plateaux. C’est d’ailleurs à cette période que j’ai refusé de manger totalement. J’acceptais un yaourt avec du sucre juste avant d’aller dormir, à condition qu’on enlève mes perfusions. Mon poids était vraiment bas, mais étant à l’hôpital pour une importante opération des hanches, suivie d'une période de 3 mois alitée totalement, la surveillance médicale en plus, j’étais bien encadrée.

Ensuite je suis allée chez une dame qui m’a gardée… Oui la fameuse dame, dont le fils m’a totalement détruite et salie, mais bref ceci n’est qu’une ramification au problème qui était déjà présent. Cette dame adorait cuisiner, et nous faire manger… De grosses assiettes, des énormes assiettes qu’on devait finir obligatoirement, des desserts maison… Des repas complets, entrée, plats, fromage et dessert, un cauchemar pour moi. J’en avais mal au bide à 11h30 en rentrant de la matinée d’école. J’allais devoir manger, tout manger. Rien qu'en entrant dans la maison l’odeur de la bouffe me filait la nausée. Une véritable épreuve pour moi. J’étais souvent malade évidemment, toute cette nourriture dans mon ventre avalée contre mon gré, et à 16h30 le goûter : gâteau et verre de lait nous attendaient en rentrant…

Bien évidement il y avait des moments ou je mangeais un peu plus et comme beaucoup d’enfant entre des haricots verts et des frites, je choisissais les frites, mais voila j’en mangeais 5, demandait un dessert et en mangeait la moitié…

J’étais une enfant très très menue, mes jambes et mes bras étaient incroyablement fines, mais je n’avais pas les joues creuses (bon j’étais loin d’être joufflue^^) mais de visage ça allait à peu près. Ensuite est venue l’adolescence, mes copines avaient les hanches qui s’élargissaient, la poitrine qui se pointait, avait tour à tour leur règles et moi je gardais le corps d'une gamine de 10 ans tout en grandissant… Je me moquais des railleries et des moqueries, mais j’ai eu droit aux surnoms de sac d’os ou de squelettor, « attention tu vas perdre un os »….des remarques bêtes et méchantes d’ados bien plus complexés que moi….

Alors vous allez me dire pourquoi l’anorexie à 20 ans, à tout juste 43 kilos pour 1m56 ? Parce que mon anorexie ne viens pas d’un désir de maigrir, ni d’une peur de grossir. Elle a commencé par une perte d’appétit déjà très peu présente et une jubilation d’une prise de contrôle. Ne pas manger ? Rien à battre ! Avoir faim ? Rien à foutre. Les kilos qui s’envolaient à la vitesse du son, je ne les voyais pas. Je n’ai jamais eu l’impression de me priver ou de me restreindre, je n’ai jamais aimé manger, et pour moi avoir faim signifie une galère : manger. 29 kilos et alors ? Je n'ai pas faim bordel !

Heureusement depuis, j’ai pris du recul face à tout cela. Je n’aime toujours pas manger, mais quitte à manger je choisis ce que j’aime. Mais soyons honnête ça me demande toujours un effort. Je sais qu’il le faut pour éviter les carences, les faiblesses, les malaises, pour tenir debout, pour ne pas ruiner mon corps, pour avoir de l’énergie.

Mais une chose est certaine, je ne fantasme toujours pas devant les boulangeries, et manger si je pouvais m’en passer ça serait rudement chouette !

Brisons les silences, délaissons nos armures, pour calmer nos souffrances au fur et à mesure. Maybe the world is blind or just a little unkind...
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