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La maigreur extrême serait génétique
La maigreur extrême serait génétique
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1er septembre 2011 | 2 commentaires
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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La maigreur extrême serait génétique

La maigreur extrême serait génétique

Après la découverte de l’implication d’un chromosome dans l’obésité il y a un an, voici que des chercheurs français, anglais et suisses ont mis en lumière une cause génétique à l’extrême maigreur ou maigreur pathologique. Les gènes impliqués dans les deux pathologiques seraient les mêmes, et se situeraient sur le chromosome 16. Et comme l’a publié la revue scientifique britannique Nature le 31 août dernier, cette cause génétique serait par voie de conséquence associée à un risque de mortalité élevée.

La maigreur pathologique qui frappe certaines personnes trouverait ses origines dans l’excès de certains gènes. C’est ce qui ressort d’une étude portée sur 100 000 personnes et menée par une équipe internationale mise sur pied suite à une collaboration entre le laboratoire dédié à la génomique et aux maladies métaboliques de l’Université de Lille 2, l’Imperial College de Londres et l’équipe suisse de Jacques Beckmann, de l’Université de Lausanne. Côté français-britannique, le professeur Philippe Froguel résume à lui seul la double portée de ces recherches en avouant avoir « toujours rêver de travailler sur la maigreur pour comprendre l’obésité ». En clair, c’est la duplication d’une région du chromosome 16 qui entraînerait une grande maigreur chez les individus porteurs de cette mutation génétique.

Cette région, comme l’expliquent les scientifiques français, anglais et suisses, avait déjà été identifiée comme étant parfois sujette à des fluctuations du nombre de copies. Si la grande majorité des personnes possède deux copies de cette région, l’une transmise par la mère et l’autre par le père, environ 0,04 % des individus n’en ont qu’une seule, et environ 0,05 % sont dotés de trois copies. L’étude menée en 2010 avait établi un lien possible entre des cas d’obésité sévère et le fait de n’avoir qu’une copie de ce fragment du chromosome 16. On en sait désormais davantage sur l’anomalie inverse : Le fait de posséder trois copies de cette région pourrait occasionner une maigreur importante, voire extrême. Et dans ce second cas, les personnes concernées auraient 20 fois plus de risques que l’ensemble de la population générale d’être en sous-poids.

Comme le souligne désormais le CNRS dans l’hexagone, le fait de posséder ces « gènes de l’appétit » en excès occasionnerait chez les enfants une difficulté à s’alimenter, de telle sorte que certains enfants de quatre ans auraient le même poids qu’un enfant "normal" de un an et demi. Et les chercheurs sont catégoriques : Le sous-poids est aussi dangereux que le surpoids. Le fait de peser 40 kilos à l’âge adulte est tout aussi critique que de peser 100 kilos. Interviewé par le quotidien Nord Eclair, Philippe Froguel a par ailleurs indiqué qu’il est impossible à l’heure actuelle de corriger cette anomalie génétique : « La région du chromosome 16 concernée par ce processus de duplication des gènes compte 28 gènes, tous touchés de la même façon par un excès de protéines. On ne sait pas encore lequel doit nécessiter des efforts particuliers de recherches. Ce problème sera au cœur de nos prochains travaux que nous allons mener sur ces 28 gènes ».
 

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Commentaires
3 votes
par astus (IP:xxx.xx2.6.16) le 2 septembre 2011 a 12H13
astus (Visiteur)

Ouf, on a enfin trouvé la cause réelle de l’obésité comme de la maigreur : elle est génétique, et nous voilà définitivement rassurés : nous n’y sommes vraiment pour rien. Non je plaisante : il est vraisemblable en effet qu’il existe un "terrain" physiologique prédisposant à ces états, ce que l’on sait depuis longtemps par la simple observation. Mais alors, si c’est génétique (et seulement génétique), il faudra nous expliquer pourquoi le développement de l’obésité suit dans les pays développés, surtout chez les pauvres, une croissance aussi rapide, et pourquoi les mannequins de haute couture sont-elles toujours squelettiques et déprimées. Le chromosome 16 est-il devenu soudainement fou, mais pourquoi donc maintenant ? J’attends avec impatience une étude sérieuse sur ce thème. De même l’autre jour on nous annonçait que la déficience mentale (et peut-être aussi la connerie humaine ?) était également génétique. Si nous n’avons pas la lumière à tous les étages, c’est encore parce que ces foutus gènes nous gênent. Franchement toutes ces études, dites scientifiques, sont assez suspectes quand on y pense vraiment car elles accréditent toujours une conception mécanisciste et fonctionnelle de l’humain, tout comme ces recherches sur le cerveau illustrées par de si belles images qui veulent nous faire croire, pour des raisons mercantiles, que son fonctionnement est semblable à celui d’un ordinateur (cf. étude Blue Brain).

2 votes
par Blablabla (IP:xxx.xx6.238.108) le 2 septembre 2011 a 15H57
Blablabla (Visiteur)

Je suis un homme âgé de 20 ans, qui pèse 46 kg, j’ai toujours été maigre, mais si cela devait être expliqué ce ne serait pas par de foutus chromosomes, mais par le fait que je pratique très peu d’activité sportive et que je ne m’adonne pas quotidiennement à la gourmandise. Sinon mon métabolisme me vas très bien, bonne journée à vous.

Sinon : je me trouve sur la même longueur qu’Astus.