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La grasse matinée serait génétique
La grasse matinée serait génétique
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6 décembre 2011
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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La grasse matinée serait génétique

La grasse matinée serait génétique

Il vous arrive de venir au bureau avec quelques minutes de retard pour cause de panne d’oreiller ? Vous avez désormais une bonne excuse : Selon des chercheurs britanniques et allemands, la grasse matinée serait inscrite dans les gènes. Leurs travaux effectués dans le cadre d’une étude suggèrent en effet que les variantes d’un gène pourraient être à l’origine d’une différenciation entre les personnes ayant besoin de beaucoup de sommeil et les autres pour qui une nuit plus courte est suffisante. L’étude en question a été publiée dans la version en ligne de Molecular Psychiatry.

On savait qu’il y a des inégalités face au sommeil : Lorsque les uns ont besoin de dormir huit à dix heures pour recharger les batteries, les autres peuvent se contenter d’une poignée d’heures pour être en forme. Ce qui est nouveau, c’est cette découverte révélée par la BBC : Une équipe de scientifiques, dirigée par Karla Allebrandt de l’Université Ludwig Maximilians de Munich, en Allemagne, et Jim Wilson de l’Université d’Edimbourg, en Ecosse, est parvenue à identifier un gène responsable d’une augmentation des besoins en sommeil. C’est en effectuant des observation sur un échantillon de 4 251 personnes dans plusieurs pays d’Europe (originaires pour la plupart d’Estonie, d’Allemagne, d’Italie et des Pays-Bas) que les auteurs de l’étude ont localisé le gène ABCC9, présent chez un cinquième des Européens, et qui occasionne chez les intéressés un besoin de 30 minutes supplémentaires de sommeil par rapport aux autres.

Ce gène, qui est impliqué dans la mesure d’énergie des cellules dans le corps, n’est pas totalement inconnu du monde scientifique. Récemment, des travaux avaient en effet permis de lier l’ABCC9 à certaines maladies, et en premier lieu au diabète ou aux maladies cardiaques. Si les chercheurs restent prudents en ne formulant pas de conclusion précipitée, ces derniers mettent tout de même en avant des résultats similaires obtenus lors d’une étude sur le même gène sur la drosophile. Selon Jim Wilson, les observations effectuées ouvrent la piste à de nouvelles études : « Ces aperçus de la biologie du sommeil serviront probablement à une plus grande exploration des effets sur la santé du sommeil ».
 

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